29 juin 2009Michael Jackson est mort mais...Elvis Presley est-il encore vivant?
On entendra sans doute des théories fumeuses sur la mort de Michael Jackson dans un futur proche ou lointain. Pour le moment, les circonstances de sa disparition restent un peu obscures mais sa dépendance aux médicaments, dérivés de morphine, semble avoir joué un rôle dans sa crise cardiaque.
Quand on pense au « King of pop », difficile de ne pas penser au King, tout court, c'est-à-dire Elvis Presley. Lui aussi a succombé à une crise cardiaque (sur le « trône » de sa salle de bains, dit-on…), en 1977, lui aussi était accroc aux médocs.
Et pourtant, plusieurs de ses fans pensent qu’il n’est pas mort, que tout cela n’était qu’une mise en scène. Plusieurs films ont épousé l’idée, dont Bubba-Ho-Tep (Don Coscarelli, 2006) qui imaginait le crooner en papy planqué dans une maison de retraite. Et au milieu des années 90, 17% des américains avouaient ne pas croire non plus à son décès !
Sur le Net, les « preuves » s’accumulent : on aurait enterré un mannequin de cire et non son cadavre, d’ailleurs l’un de ses favoris était mal collé. Un pompier qui aurait transporté son corps l’aurait vu « respirer » Quelques heures après l’annonce de sa mort, on l’aurait vu embarquer à l’aéroport pour Buenos Aires, sous le pseudonyme de John Burrows (qu’il utilisait parfois).
Difficile cependant de retrouver des sources crédibles pour valider ces éléments. Le journaliste William Reymond s’en fait l’écho sans trop de recul sur son site Web. Mais il semble un peu trop adepte de la théorie du complot…
Parmi les hypothèses qui circulent chez les « disbelievers » (ceux qui ne croient pas à la mort de Presley), l’une prétend que le King, d’abord lassé de sa vie de star, aurait finalement renoué avec la scène sous une autre identité, celle du chanteur américain Orion. Effectivement, le type lui ressemblait beaucoup : on peut même dire qu’il cultivait la ressemblance. Mais il est mort en 1998, victime d’un braquage à main armée alors qu’il faisait ses courses dans une épicerie...Donc, finalement, l’un dans l’autre…Presley a bien dû mourir à un moment donné.
Crédit photo 1: Sjors Provoost
Sources:Elvis est vivant, de Gabriel Segré, L'internaute
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26 juin 2009Psychose: et ta mère ?
Pendant six ans, un New-Yorkais nommé Thomas Parkin s'est fait passer pour sa mère, morte. Il avait truqué sa déclaration de décès et se rendait régulièrement dans les bureaux administratifs pour toucher ses allocations, déguisé comme elle (voir photo ci-contre). Lunettes, perruques, fausse poitrine, écharpe pour cacher sa pomme d'adam...Même quand les policiers l'ont arrêté, il avait gardé son accoutrement, croyant peut-être réussir à les duper! M'est avis qu'il a dû avoir l'air con une seconde. Au moment d'être incarcéré, il a déclaré: « Je suis ma mère »...
Impossible de ne pas penser à Psychose (1960), ce film culte d'Alfred Hitchcock dans lequel un gérant d'hôtel se faisait passer pour sa mère décédée afin d'assassiner les clientes de son établissement. Une vision de la schizophrénie, bien plus terrifiante que cette affaire de fraude aux allocs, mais qui s'inspirait justement d'une histoire vraie.
Celle d'un certain Ed Gein, un américain originaire du Wisconsin, reconnu coupable du meurtre de deux femmes, en 1957, même s'il a été suspecté d'être impliqué dans d'autres disparitions mystérieuses. Schizophrène, il l'était assurément. Et même fétichiste et nécrophile...
Il vécut longtemps sous la domination de sa mère, une religieuse intégriste qui lui répétait inlassablement que les femmes représentaient le « mal ». Lorsqu'elle décéda, alors qu'il avait 39 ans, il se retrouva seul et perdu.
Une nuit, il se prosterna devant sa tombe et prononça des incantations pour la faire ressusciter. Bizarrement, ça n'a pas marché. Il déterra alors des cadavres de femmes et se construit, avec leur peau, des costumes de femmes qu'il revêtait en pensant à sa mère. Puis il se mit à assassiner pour arriver aux mêmes fins.
On aurait totalement tort cependant d'associer systématiquement la schizophrénie aux pires criminels. Une infirmière psychiatrique avec qui je conversais récemment me rappelait ainsi que seuls 0,02 % des schizophrènes commettent des meurtres.
Crédit photo 1: Thomas Parkin (à gauche) saisi par la vidéosurveillance lors d'un renouvellement de permis de conduire
Sources: AFP, Tueurs en série
Le reportage de 7 News sur Thomas Parkin:
Sujets proches:
- Un autre film d'Hitchcock, inspiré d'une histoire vraie
- Schizophrénie ou possession démoniaque?
- Un autre serial killer: le tueur du Zodiaque


23 juin 2009Jusqu'en enfer: la malédiction tzigane
Les gitans, jeteurs de sort. Le cliché reste tenace dans les fictions occidentales et la sortie récente du film d'horreur « Jusqu'en enfer » le prouve une fois de plus. Le scénario décrit le cauchemar d'une employée de banque, victime d'une malédiction après avoir refusé un prêt à une vieille bohémienne.
Le réalisateur Sam Raimi dit s'être inspiré d'une histoire vraie qui se sérait déroulée dans l'Oregon (Etats-Unis) en 1996... En fait, seul le point départ est authentique. Une tzigane a effectivement menacé une employée de banque mais celle-ci n'en est pas morte pour autant.
Avant, Stephen King avait lui aussi creusé une idée similaire dans son roman « La peau sur les os » où un avocat obèse devenait progressivement squelettique après avoir tué accidentellement une gitane. Les séries télévisées Buffy contre les vampires puis Angel mettaient également en scène un vampire frappé par une malédiction gitane. Et en France, c'est l'éphémère série David Nolande (avec Frédéric Diefenthal) qui suivait le destin d'un publicitaire obligé de sauver des vies pour racheter la mort accidentelle (décidément) d'une cartomancienne.
Ce parfum de mystère qui entoure la communauté gitane, à qui l'ont prête plus de pouvoirs qu'elle n'en a, correspond à la méconnaissance que l'on a d'elle. On lui suppose ainsi diverses origines: descendants de Caïn, ou des Egyptiens ou même des Atlantes...Certains d'entre eux disent même être les enfants de divinités hindoues.
En vérité, beaucoup d'historiens pensent plutôt qu'ils viennent d'Inde, où ils exerçaient des métiers aussi pénibles qu'utiles, jugés impurs: éboueurs, tanneurs, chiffonniers...Vivant à l'écart des castes (comme les « Intouchables » aujourd'hui), ils ne pouvaient donc se sédentariser. Leur diaspora aurait débuté autour de 1000 après J.C. Et se serait étendue jusqu'en Europe mais aussi aux USA, au moment de la colonisation.
Toujours mal aimés, donc. Et c'est au cours de la seconde guerre mondiale qu'ils payèrent le plus lourd tribut puisque 220.000 Tziganes ont alors péri sous les persécutions nazies. Aujourd'hui encore, la haine anti-roms secoue de temps en temps l'actualité, comme en 2008, en Italie. Après plusieurs faits divers où les coupables étaient gitans (le viol d'une femme et la tentative d'enlèvement d'un bébé), le gouvernement de Romano Prodi vota des lois pour mieux les expulser et des campements d'innocents furent incendiés. S'il y a malédiction, elle s'est donc plutôt abattue sur eux...
Sources: Universalis, Ldh Toulon
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20 juin 2009Kodinhi, le village des jumeaux
Dans ce village indien, nommé Kodinhi, on voit double. Pour cause : sur 2000 familles, 300 ont donné naissance à des jumeaux. Ce qui donne un taux de naissance de jumeaux de 46 pour 1000 contre 12,5 pour 1000 dans le reste du monde.
Un chiffre si impressionnant que des chercheurs ont décidé d’aller enquêter sur le terrain pour étudier différentes causes potentielles : l’alimentation, l’environnement, le style de vie… Pour le moment, aucun résultat concluant n’en est sorti.
Il y a cependant un cas encore plus impressionnant que le village de Kodinhi et pour lequel une explication sidérante a été apportée. Cela se passe à Candido Godoi, une petite ville à l’extrême sud du Brésil. Là-bas, une naissance sur cinq est celle de jumeaux !
Pour l’historien argentin, Jorge Camarasa, l’explication porte un nom : Josef Mengele. Un médecin SS qui officiait au camp d’Auschwitz-Birkenau, où il menait des expériences scientifiques sur des enfants juifs et tziganes – souvent des jumeaux – pour accroître la fertilité de la « race aryenne ». A la fin de la guerre, Mengele aurait fui en Amérique du Sud et se serait noyé en 1979, à l’âge de 68 ans, sur une plage du Brésil.
Or, en 1963, un certain docteur Rudolph Weiss, médecin et vétérinaire itinérant, rendait visite aux femmes enceintes du village et leur administrait des potions inconnues, affirmant pouvoir réaliser des inséminations artificielles. Pour Camarasa, ce docteur Weiss, c’est Mengele, d’ailleurs surnommé l’angle blond de la mort (« der weisse angel »)…
L’eugénisme pour expliquer ces naissances de jumeaux ? Si c’est le cas, peut-être faudrait-il alors se renseigner sur les médecins du village de Kodinhi…
Crédit photo 1: Les chicos


17 juin 2009Le Yéti de Bourganeuf
Le 19 juin sur Arte, vous pourrez découvrir le téléfilm « Almasty, la dernière expédition ». Une comédie avec Robin Rennucci et Isabelle Gelinas qui jouent deux cryptozoologues (des spécialistes des animaux inconnus) à la recherche du Yéti...dans les Pyrénées.
Je ne sais pas s'ils le trouvent à la fin de l'intrigue: aucune histoire d'abominable homme des neiges n'est vraiment connue en France. Sauf une: celle du Yéti de Bourganeuf.
En 1997, un forain proposait une exhibition particulière aux habitants de cette petite ville de la Creuse: un homme velu montré dans un congélateur et présenté comme un spécimen des hommes sauvages (que certains conçoivent comme des Néandertaliens encore vivants).
Le cryptozoologue Emmanuel Janssens Casteels a rapidement démontré qu'il s'agissait d'une supercherie. La chose était en fait constituée de mousse souple, sur laquelle des poils de queue de cheval avaient été collés. Quant aux yeux, il avaient été fournis par un taxidermiste. Le forain s'était visiblement inspiré de l'histoire d'Iceman, un autre « yéti » exhibé dans les foires américaines dans les années 60.
Le propriétaire d'Iceman, Frank Hansen, livrait plusieurs versions pour expliquer son origine: un coup, il l'avait capturé au Vietnam, un autre, il l'avait abattu lors d'une partie de chasse dans le Minnesota. L'éminent cryptozoologue Bernard Heuvelmans, qui n'a jamais pu l'extirper de son congélateur, pensait plutôt que ce yéti était authentique...On en doute. Les canulars n'ont pas de frontière.
Crédit photo 2: Chiceaux
Sources: Cryptozoo
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14 juin 2009Enfants sauvages (3/3): l'incroyable histoire de Rochom P'ngieng
Janvier 2007, au fin fond du Cambodge. Dans la province reculée du Rattanakiri, dès que la nuit tombe, les villageois se barricadent. Ils craignent qu’un démon ne vienne les étrangler. C’est que, depuis quelques temps, il se passe des choses bizarres. Dans une scierie, les ouvriers ont remarqué, par exemple, que des objets disparaissaient mystérieusement, à la faveur de l’obscurité.
Le 13 janvier, ils se décident à sévir…et surprennent le coupable en flagrant délit. A vrai dire, ils n’en croient pas leurs yeux : c’est un être mi-femme, mi-animal. Couvert de boue séchée, extrêmement maigre, les yeux rouges. Furtivement, ils aperçoivent en même temps, un homme hirsute, lui aussi couvert de boue et de tatouage, qui fuit dans la forêt.
Le lendemain, tout le village n’a d’yeux que pour cette femme étrange. Mais Sal Lou, un policier du coin, croit la reconnaître. « C’est Rochom P’ngieng, ma fille ». Celle-ci avait disparu dix-neuf ans plus tôt, alors qu’elle gardait un buffle. D’ailleurs, sur son poignet, il y a une cicatrice. Et sa fille, avant de s’évaporer, s’était justement blessée là.
Dès lors, Sal Lou décide de l’héberger. Mais la jeune femme, qui pourrait alors avoir 27 ans, garde des réactions inquiétantes. Elle dort à peine, recule d’effroi devant une tasse d’eau chaude, semble malheureuse, ne prononce que quelques mots (« papa », « maman », « mal à l’estomac »…). Des villageois demandent même l’aide de moines bouddhistes, persuadé que Rochom est possédée par des démons.
Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’on découvre des « hommes sauvages » dans la jungle. Ainsi, en novembre 2004, six familles avaient surgi après 24 ans d’errance. Il s’agissait de déserteurs khmers rouges qui avaient fui la guerre et ne maîtrisaient plus qu’un langage rudimentaire.
Il y a cependant une autre piste à creuser au sujet de cette femme sortie de nulle part. La marque sur son poignet…Et si ce n’était pas la trace d’une quelconque blessure d’enfance mais plutôt celle laissée par des liens ? Dans la campagne cambodgienne, il n’est pas rare qu’on ligote les handicapés mentaux. A-t-elle échappé à des ravisseurs, des sadiques ? D’ailleurs, pourquoi avait-elle les cheveux courts si elle n’avait vécu qu’avec des animaux ? Et surtout, qui était cet « homme hirsute » aperçu dans la jungle ? Deux ans plus tard, le mystère reste entier.
Crédits - Photo 1: Immu
Photo 2: Anduze traveller (hutte traditionnelle dans le Rattanakiri)
Sources: Le figaro, AP
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- Enfants sauvages (1/3)
- Enfants sauvages (2/3)


12 juin 2009L'interview du Docteur Vander, du bioblog
Une fois n'est pas coutume, petite pub pour le bioblog, le site incontournable du Docteur Vander. Vous rêvez de télécharger des documentaires sur les poignées de porte? Vous êtes fan de David Hasselhoff ? Vous gardez un oeil méfiant sur le monde de l'entreprise ? Alors, ce site est pour vous.
Question - Docteur V, bonsoir. Vous êtes l'auteur du bioblog. Je ne résiste pas à vous poser cette première question: Si vous deviez donner envie aux internautes d’aller voir le bioblog, que diriez-vous, comme ça, en moins de dix secondes de réflexion ?
Docteur Vander - Bonsoir Thibaut. Le seul argument vraiment valable pour aller voir le bioblog c'est l'affectif. Les visiteurs du blog sont tous des gens à qui j'ai dit : va voir mon blog sinon je ne te cause plus.
Effectivement
Après, pour faire les choses bien, je pourrais aussi dire que c'est un blog BD d'avant-garde, de jeux cocasses et surtout, j'aime mettre ce point en avant, c'est le seul blog lu et approuvé par David Hasselhoff en slip.
Ce qui nous amène à la deuxième question. Qui est vraiment Michel ?
Michel est un prénom à tout faire, et par extension un homme à tout faire. La littérature classique nous fournit de nombreux exemples de personnages possédant un double maléfique, comme par exemple Mario Bros et Wario Bros. Michel est un peu cela sauf qu'il s'agit un double hyper con.
C'était donc cela. Un mot me semble résumer l’esprit général de votre blog. Cocasse. En quel honneur ?
Bravo. Vous avez mis le doigt sur le terme exact. La cocasserie réunit plusieurs notions qui habitent ce blog : une belle part de stupidité et un côté doucement désuet. La cocasserie vous fait sourire en coin et plisser l'oeil droit. Contrairement à la blagounette qui vous fait postillonner. Pour résumer, la cocasserie est nettement plus hygiénique.
Comme vous y allez. Une autre question que l'on peut se poser: Si le bioblog était un homme politique français (voire péruvien), qui serait-il ? Et surtout : pourquoi ?
Un homme politique... Le bioblog serait... Henri IV avec un tee shirt Iron Maiden. Ca passe?
Mais bien entendu.
Vous faîtes régulièrement la promotion de la musique métal et pourtant, vous ne vous habillez guère en noir et ne revêtez qu’ occasionnellement des croix satanistes autour du cou. Est-ce pour ne pas choquer les internautes ?
J'essaie au contraire de les choquer autant que je peux. Mais honnêtement, qui aujourd'hui n'a pas égorgé un porc sur son canapé, qui n'a pas bu le sang de corbeaux morts ou violé des hamster en écoutant du Motorhead? Tout ceci est galvaudé, la culture métal ne fait plus rêver comme au temps jadis. Alors j'ai opté pour la BD car c'est un support qui permet vraiment distiller un critique vive de
la société dans laquelle nous vivons. Comme cette fois où j'ai raconté que j'étais allé chez le coiffeur, par exemple.
(http://www.lebioblog.fr/index.php/2009/03/14/75-drame-capilaire)
Une question sans concession à présent. Êtes-vous prêt à risquer de tomber sous le coup de la loi Hadopi pour un documentaire sur les poignées de porte ?
Comme nous le disions précédemment : C'est pas moi, c'est Michel.
Soit.
Vous voyez qu'il sert à tout. A parer les lois débiles et les questions compliquées! Michel, si tu lis cette interview, merci.
Pour autant...Sur votre blog, vous avez l’habitude de publier des photos de personnes au physique inhabituel. T’en as pas marre de foutre du physique des gens, sale con?
Enfin! Je préfère voir cela comme autant de cadeaux que la nature nous offre. On entend parler de plus en plus autour de nous de "sauvegarde de la biodiversité". En publiant des photos de personnes aux physique varié, c'est cette biodiversité que nous préservons. En publiant des photos de gens super moches je ne me moque pas, sachez-le. Je dis simplement merci à la vie.
Nous voilà rassurés.
Si vous rigolez en voyant le faciès de ces gens c'est VOUS qui êtes déviant et vous devrez vivre avec cela. Tôt ou tard, vous le paierez et mourrez rongé par le remord dans d'atroces souffrances. Je m'égare, pardon.
Neuvième question, soit dit en passant. A choisir, tu préfères faire une crise d’épilepsie qui te rendra handicapé des deux mains jusqu’à la fin de ta vie ou perdre ton emploi, ta copine et ton ordinateur pour toujours et devenir vendeur de poignées de portes ?
Dure cette question.. Je préfère tout perdre plutôt que mes deux mains car : si je suis paralysé : - je perdrais mon emploi car je ne pourrais plus tenir ma tasse de café - je perdrais ma copine car je ne pourrais plus lui faire coucou depuis la fenêtre lorsqu'elle prend le train (ce qui est un motif de rupture imparable) - je perdrais également mon ordinateur car il aime être caressé régulièrement. La dernière fois que j'ai oublié de lui faire des papouilles en rentrant, il a refusé de s'allumer pendant 8 jours.
On le comprend. Une dernière question pour finir. Fort Boyard revient le 27 juin en prime time. Et vous ?
Non moi ce sera le 28 pour une durée d'un mois au Mammouth de Nogent sur Oise.
Docteur Vander, je crois que nous avons fait le tour de la question. Je vous remercie.
Merci à vous pour votre patience et n'oubliez pas d'aller jeter un oeil de temps en temps sur www.lebioblog.fr (paf!)
- Vous pouvez aussi retrouver mon interview sur le site du Docteur Vander


10 juin 2009Enfants sauvages (2/3): des cas en France
Les histoires d’enfants sauvages s’avèrent le plus souvent des canulars. Tous, plus ou moins inspirés par le mythe fondateur, celui de Remus et Romulus, ces deux frères de la mythologie romaine, qui auraient été élevés par une louve avant de bâtir Rome. Ceci dit, « lupa » (louve) peut aussi signifier « prostituée ». Donc, même le récit originel pourrait avoir été un malentendu.
Parmi les cas bidons, on peut citer celui de l’enfant-mouton d’Irlande en 1640, qui n’aurait été en fait qu’un enfant très handicapé, exhibé dans des foires par des escrocs. Ou, plus proche de nous, celui de Misha Defonseca, une fillette qui aurait grandi avec les loups pendant la seconde guerre mondiale. Le film de Vera Belmont, « Survivre avec les loups » est adapté de ce récit, qui n’était qu’un mensonge proféré par son héroïne, à tendance mythomane.
Le chirurgien Serges Aroles, auteur du livre « L’énigme des enfants loups » (photo 1) a débusqué un seul cas fondé, en France. Celui de Marie-Angélique, une petite amérindienne, issue de la tribu des Renards du Wisconcin, Etat américain alors sous emprise française (nous sommes au XVIII e siècle).
En 1721, la fillette est conduite en Provence. Un an plus tard, elle s’enfuit, profitant du trouble semé par la Grande Peste. Pendant dix ans, elle va survivre seule dans les forêts du royaume, profitant sans doute des savoirs acquis au sein de sa tribu. Elle sera retrouvée en 1731 à Songy (en Champagne), alors âgée de 19 ans. Contre toute attente, elle parviendra à se re-socialiser et mourra à l’âge de 63 ans, pensionnée par la reine de France.
Le cas de Victor de l’Aveyron, autre enfant dit sauvage, est plus brumeux. Découvert dans la forêt en 1800, à l’âge de 10 ans, il est confié au docteur Jean Itard, qui échouera à le réintégrer dans la vie sociale. On ne sait pas ce que le garçon avait connu au cours des huit années précédentes, dans la nature, mais il avait des marques de maltraitance, ne semblait pas avoir développé d’agilité particulière et aurait même été handicapé mental dès la naissance.
D’une manière générale, beaucoup de ces enfants n’ont pas réellement vécu à l’état sauvage, avec les animaux. C’est un mythe destiné à cacher qu’ils sont handicapés mentaux et qu’ils ont été maltraités. Un mythe qui en arrange certains, donc.
Crédit photo 2: affiche du film l'Enfant sauvage, de François Truffaut, adapté de l'histoire de Victor de l'Aveyron
Source: L'énigme des enfants loups, de Serge Aroles
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07 juin 2009Elections européennes: les listes les plus insolites
C'est aujourd'hui que l'on vote pour élire les députés européens. En France, quelques listes se disputent les programmes les plus insolites. Palmarès.
La plus à droite
Le Parti Antisioniste de Dieudonné (une seule liste, en île de France) prend les accents les plus brutaux. Plus la campagne avance, moins les membres de sa liste prennent la peine de remplacer le mot « Juif » par le mot « sioniste » (juridiquement plus sûr). Ainsi, le 1er juin dernier, le colistier Ahmed Malek clamait sa colère devant l’auditoire réuni au théâtre à la main d’or : « Le lobby juif-sioniste, le lobby juifiste me pourrit la vie ».
La plus romanesque
Dans le Sud Ouest, une petite liste gagne la palme du nom le plus long : « Pouvoir d’achat – chômage – Immigration – Insécurité – Patrons voyous – casse du service public. Où est la rupture ? Stop ». Pensez à racheter une cartouche d’encre pour imprimer les bulletins de vote...
La tête de liste, Jean-Jacques Fanchtein, semble d’ailleurs habituée à écrire des romans : sur son blog, il se fait lyrique, oubliant dans son élan quelques règles orthographiques : « « Trouvez-vous normale que des étrangé brûle nos voitures, agressent la population dans les bus, qu’un sans papier qui est sorti de prisons après le viol de ses enfants, il n’a pas été expulsé ».
C'est un ancien du FN, ce qui explique sans doute cela.
La plus paranoïaque
Les écolos-mystiques de « La Terre sinon rien » dressent un tableau du monde terrifiant dans leur programme. Pour eux, les accidents de voiture et les catastrophes sanitaires sont calculées pour faire gagner de l’argent : « A supposer que nous n’ayons ni morts ni blessés sur les routes de France l’année prochaine, notre PIB baisserait significativement, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement des puissances économiques »…Brrr, vite, un carambolage !
Mais le pompon est décroché par les chrétiens de « Solidarité et Paix » qui n’y vont pas avec le dos du crucifix : « Sans vouloir tomber dans le sensationnalisme facile, si vous preniez conscience de la réalité de la menace contre la Vie qui se profile à notre horizon proche, vous frémiriez. Et c’est pourquoi nous n’en parlerons pas ». Sage décision.
Crédit photo 1: JaHovil
Source: Nouvel Obs
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05 juin 2009L'airbus disparu réveille la légende du triangle des Bermudes
La disparition du vol AF447 réveille des fantasmes, reflets de notre époque. Certains, encore traumatisés par le 11 septembre, imaginent un attentat. D’autres, nourris à la culture télévisée, rêvent que les passagers aient atterri sur une île déserte, tels les personnages de Lost.
Mais sur les forums et blogs Internet, c’est un autre mythe qui revient dans les discussions : celui du Triangle des Bermudes. Du nom de cette zone dans l’océan atlantique, délimitée par l’archipel des Bermudes, la côte floridienne et l’île de Porto Rico, où une centaine de bateaux et d’avions auraient disparu au cours du XXe siècle.
La légende remonterait même à 1515, date de la découverte des Bermudes, que les marins disaient « hantée par les démons ». Aujourd’hui encore, certains le surnomment « le triangle du diable ». On a tout imaginé pour expliquer ces étranges disparitions : des extra-terrestres, des trous noirs et même une communauté rescapée de l’Atlantide vivant sous les eaux, qui dévorerait nos matelots…
En vérité, le mythe semble avoir été monté en épingle par un écrivain, Charles Berlitz, qui a inventé ou déformé plusieurs cas dans son ouvrage « Le triangle des Bermudes ». Comme cette histoire du cargo japonais « Raifuku Maru », en 1925, qui aurait envoyé l’inquiétant message « Danger comme poignard maintenant ! Venez vite ! » avant de s’évaporer. En fait, des interférences ont déformé le message original qui disait plutôt : « Danger imminent ! » (je traduis). Les sauveteurs ont d’ailleurs vu l’embarcation périr sous leurs yeux…
Les explications à ces volatilisations sont plus scientifiques. D’abord, la zone du « triangle des Bermudes » est très fréquentée et immense : quatre millions de kilomètres carrés. Cent disparitions, ce n’est donc pas si impressionnant. Les profondeurs de l’océan peuvent descendre jusqu’à 1500 mètres, ce qui peut expliquer pourquoi on n’a jamais retrouvé quelques-uns des appareils naufragés.
Ensuite, la zone regorge de méthane, un gaz hautement inflammable, qui peut se libérer par l’activité tectonique, atténuer la flottabilité des bateaux et entrer en contact, une fois sorti de l’eau, avec le moteur des avions pour les faire exploser. Il existe aussi le « grain blanc », un phénomène météo où le vent s’accélère brusquement et change de direction tandis que le ciel semble dégagé. Un vrai piège.
Source: Dinosoria
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