Montauk

Toutes les infos "à la marge" trouvées sur Internet et mises en débat: théorie du complot, cryptozoologie, insolite... Parce que tout est politique.

29 août 2009
L'étrange incident de Rendelsham

xfiles Le 4 mai 1995, au milieu d'un champ, dans la campagne britannique, deux garçons voient atterrir, à dix mètres d'eux, un étrange objet haut comme environ quatre maisons. De ce vaisseau sort une créature à la tête en forme de citron qui leur balance: "Nous vous voulons, venez avec nous". Prévenus quelques minutes plus tard, les policiers trouveront les deux enfants "agités et perturbés".

Ce récit à dormir debout figure dans les archives du ministère britannique de la Défense et vient d'être rendu public comme d'autres affaires d'ovnis. Faute d'avoir pu trouver une explication à ces témoignages ou d'avoir pu démont(r)er l'éventuel mensonge, cette histoire de martien à tête de citron n'a pas été rangée dans la catégorie des mystères résolus.

A l'époque, en tout cas, la série X. Files cartonnait sur les écrans de télévision occidentaux. Et les experts qui ont traité ces dossiers ont bien noté la corrélation entre le succès du feuilleton et l'augmentation du nombre d'observations d' "ovnis". Jugez plutôt: 117 témoignages en 1995 contre 609 l'année suivante, après le boum de la série mais aussi du film Independance Day. Tiens, tiens.

rendel Cependant, une affaire vraiment troublante vient également d'être mise en ligne par le ministère britannique. Celle de la forêt de Rendelsham. Les faits se passent en décembre 1980. Cette nuit-là, aux alentours de 3 heures du matin, deux militaires en service remarquent des "lumières inhabituelles" dans les bois. Envoyée sur place, une patrouille va découvrir un "étrange objet brillant", rectangulaire et métallique, qui inonde toute la forêt de sa lueur blanche. Le lendemain, les enquêteurs remarquent des cratères dans le sol et un taux de radiation anormalement élevé.

Qu'était-ce cet objet? Les radars n'avaient rien enregistré de particulier cette nuit-là. Des tentatives d'explication ont été apportées, plus ou moins laborieusement. On a ainsi parlé d'un mélange entre des étoiles brillantes et le faisceau du phare d'Orford Ness, situé à proximité. Mais que dire alors du taux de radiation et des cratères ?

Cinq ans plus tard, un ancien chef des forces armées britanniques, Lord Hill-Norton s'était plaint auprès du secrétaire d'État à la Défense du silence gouvernemental autour de cette énigme. " Si cette observation est bien réelle, l'espace aérien britannique, tout comme son territoire, sont à la merci d'une intrusion" écrivait-il. En 2009, le mystère n'a toujours pas été éclairci...Mais les extra-terrestres ne nous ont toujours pas envahi...

Sources: AP, 20 minutes


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26 août 2009
Des preuves d'une vie extra-terrestre ?

comete C’est une découverte qui a fait étonnamment peu de bruit et pourtant elle marque un tournant dans l’Histoire scientifique : des traces de glycine ont été découvertes sur la queue d’une comète.

Dit comme cela, à moins de s’y connaître un peu en biologie, la nouvelle peut vous laisser de marbre. Tâchons d’éclaircir cette information.

La glycine est contenue dans les protéines qui, elles-mêmes constituent les organes et cellules des espèces vivantes. Autrement dit, la glycine est à la base de la vie.

alien Donc, le simple fait d’avoir découvert de la glycine dans l’espace  (plus précisément sur la queue de la comète Wild 2, analysée grâce à une sonde de la NASA) prouve que la vie vient de l’espace. Et renforce l’hypothèse selon laquelle une pluie de comètes (transportant donc de la glycine)  sur notre planète serait à l’origine de l’espèce humaine.

Mais il y a une autre déduction – plus impressionnante encore – à faire. C’est le directeur de l’institut d’astrobiologie de la Nasa, Carl Pilcher, qui la résume : « Cette découverte renforce l’idée selon laquelle les briques fondamentales de la vie (les glycines, nda) sont répandues dans l’espace et étaie l’argument selon lequel la vie pourrait être bien plus répandue dans l’univers qu’on ne le pense. »

Si les météorites ont répandu des glycines sur Terre, elles ont pu le faire ailleurs. Et c’est toute la théorie d’une vie extra-terrestre qui reprend alors vigueur. Même s’il ne suffit pas que de glycine pour faire naître une espèce.

Sources: L'express


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23 août 2009
Le mythe raciste de l'arbre mangeur d'hommes

plante2 A plus de 1.600 mètres d’altitude, sur une montagne des Philippines, pas loin de fougères roses  et de champignons bleus, une nouvelle plante carnivore vient d’être découverte. La Nephentes atteboroughii, c’est son nom, est capable de dévorer des rats !

Une rareté car la plupart des végétaux dits carnivores ne se nourrissent en fait que d’insectes. On les trouve surtout dans les zones tropicales même si la France compte aussi quelques spécimens. La plupart d’entre eux piègent les bestioles en les emprisonnant dans leurs feuilles et les broient grâce à leurs sucs.

Seulement les insectes ? A vrai dire, il y a bien cette légende… On dit qu’à Madagascar, au fin fond de la jungle, un arbre pourrait aussi dévorer les hommes ! Il mesurerait trois mètres et suinterait d’un liquide gluant à l’odeur nauséabonde. Ses branches seraient comme des tentacules qui s’enrouleraient autour d’un imprudent s’approchant un peu trop près. On dit même que les « peuplades » de Madagascar lui vouaient un culte et lui offraient elles-mêmes des victimes…

plante C’est un explorateur allemand – un certain Carl Liche – qui en aurait fait le premier récit dans un journal australien. Il aurait débarqué dans l’île en 1878 et suivi la tribu des Mkod jusqu’au cœur de la forêt. En passant devant un arbre curieux, les indigènes auraient été pris d’une excitation soudaine. Brusquement, l’arbre se serait animé et aurait dévoré une femme présente sur les lieux !

Le récit de l’explorateur est ensuite passé de revue en revue, bientôt renforcé par d’autres histoires provenant d’Amérique du Sud. Quelques cryptozoologues (ceux qui recherchent les espèces inconnues…) se seraient mis en quête de l’arbre « cannibale ». Mais ils n’ont jamais rien trouvé…

Et pour cause ! Carl Liche n’a probablement jamais existé ! Tout comme sa plante vorace ! Mais la fable a été reprise à toutes les sauces par d’autres écrivains, soucieux d’assimiler le peuple de Madagascar à une bande de sauvages pratiquant le sacrifice humain. C’est à la fin du XIX e siècle que cette légende est née – au moment où l’île était au centre des ambitions colonisatrices de l’Angleterre et de la France. Un certain Benedict-Henry Revoil publia ainsi en 1878 le livre « Souvenir de Madagascar, l’arbre anthropophage » qui reprenait l’affabulation en ajoutant que cette tribu vivait dans des cavernes. Or, il n’y a pas de montagne dans cette partie de Madagascar. Mais ça faisait plus spectaculaire…

Sources: France 3, Congopage, Geo

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20 août 2009
La traque de la sirène en Israël

sir_ne En période estivale, la petite ville de Kirvat-Yam, 40.000 habitants, située sur les bords de la méditerranée, a du potentiel pour attirer les touristes. Plus encore depuis que le porte-parole de la municipalité, Natti Zilberman, a déclaré que des dizaines de locaux auraient aperçu une sirène au large de la plage ! La ville se dit même prête à offrir 1,2 millions de dollars à qui rapportera une photo de la créature. Selon les descriptions qui figurent dans la presse, elle aurait un beau visage et sauterait comme un dauphin.

Il y a bien longtemps qu’on avait osé déclarer telle chose. On peut remonter jusqu’à l’année 1850 au cours de laquelle les marins d’un navire américain qui voguait au large d’Hawaï, crurent voir une sirène « d’une grande beauté qui ne cédait en rien aux plus belles femmes »…

Plus tôt encore, en 1493, l’équipage de Christophe Colomb aurait également aperçu une telle créature. C’est en tout cas ce qu’écrivait l’évêque Bartholomé de Las Casas dans sa Relation des voyages de Christophe Colomb. « Le mercredi 9 janvier 1493, côtoyant l’île de Saint-Domingue, il vit trois sirènes. Elles s’élevaient beaucoup au-dessus de la mer… Mais elles ne lui parurent nullement belles ».

lamantin Qu’a pu voir le découvreur de l’Amérique ? Il existe bien une maladie, nommée la sirénomélie, qui se caractérise par une fusion des jambes et des pieds. A tel point qu’on appelle « bébés sirènes » les nourrissons qui viennent au monde avec cette pathologie. Mais celle-ci est très rare (un fœtus sur 100.000) et les enfants en meurent presque à chaque fois dès la naissance. Surtout, qu’iraient faire ces bébés sirènes au beau milieu de la mer ?

Il reste l’hypothèse d’un animal. Le dugong, par exemple, ou le lamantin (photo) – qui appartiennent tous deux à l’ordre des « siréniens » justement parce que leurs corps se terminent par une queue semblable à celle des sirènes. De plus, la lamentation des lamantins peut évoquer un chant – pareil à celui qu’on prête aux créatures légendaires. Si c’est cela que Christophe Colomb a vu, on comprend qu’il soit resté insensible à leur physique…

Est-ce aussi cet animal qu’ont vu les baigneurs de Kirvat-Yam ? Impossible : ils ne vivent pas dans la méditerranée. Au contraire des dauphins. Cela dit, qui sait si les dizaines de témoins évoqués par la municipalité existent vraiment ? Après tout, les coups de pub, ça marche aussi et dans toutes les mers du globe.

Crédit Image 1: Oeuvre de John William Waterhouse

Sources: Come4news, CHU Clermont-Ferrand


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17 août 2009
353 nouvelles espèces dans l'Himalaya

himalaya Trois cent cinquante-trois. C’est le nombre de nouvelles espèces découvertes dans l’Himalaya oriental au cours des dix dernières années, selon l’organisation écologiste WWF. Soit 242 plantes, 16 amphibiens, 116 reptiles, 14 poissons, 2 oiseaux, 61 invertébrés et 2 mammifères. Le premier de ceux-ci est un rongeur répondant au doux nom de Golunda Dulamensis…

Et le second est le plus petit et le plus ancien daim au monde : le muntjac miniature. Au garrot, il ne mesure que 40 à 60 cm. On le surnomme le « cerf aboyeur » tant ses cris ressemblent à ceux du chien. Les explorateurs qui l’ont découvert, en 1997 dans la zone de Naug Mung, ont d’abord cru qu’il s’agissait d’un cervidé déjà connu avant que les tests ADN ne viennent le démentir.

Autre découverte: un nouveau spécimen de pomatohrin. Derrière ce nom se cache un oiseau de taille moyenne à queue rigide avec un plumage soyeux. Il a été repéré en 2004, également dans la zone de Naug Mung grâce au raffut qu’il faisait : monsieur chante fort!

gekko On peut citer également une grenouille verte qui utilise ses longues pattes palmées rouges comme un parapente et le poisson-chat du Népal, couleur chocolat, qui s’accroche aux roches grâce à ses ventouses.

Enfin, les scientifiques ont eu le privilège de rencontrer un Gekko. Jusque là, rien d’étonnant puisque ce lézard vit à peu près partout dans le monde, excepté dans les zones polaires. Oui mais celui-ci était à l’état de fossile et vieux de 100 millions d’années ! Une première, dégotée dans une mine d’ambre.

L’isolement de la région explique la richesse de ces découvertes. Mais selon Bittu Sahgal, éditeur de Sanctuary Asia, un magazine indien, si les études étaient réalisées avec constance, on pourrait trouver entre 3.000 et 5.000 nouvelles espèces dans les cinq années à venir au fin fond de l’Himalaya ! Ceux qui attendent patiemment le Yéti ont donc encore leurs chances…

Sources: WWF, Nouvel Obs, Futura Sciences, AP


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Un okapi photographié en Afrique
Le plus grand serpent du monde découvert en Colombie
Un Solenodon en vidéo

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14 août 2009
La mystérieuse origine du SIDA (2/2)

hilary Une autre théorie du complot prétend que le SIDA aurait été transmis à l’homme à la suite d’une erreur scientifique. Le virologue polonais, Hilary Koprowski, fut accusé d’avoir utilisé des reins de chimpanzé malade pour fabriquer des vaccins contre la polio, dans les années 50 au cœur du Congo Belge.

Si le recours aux reins des singes a effectivement existé au sein de la communauté de chercheurs, des vaccins incriminés ont ensuite été retrouvés et lavés de tout soupçon : ils ne contenaient pas le virus. Certains continuent cependant à suspecter Koprowski, à l’image du journaliste anglais Edward Hooper, qui affirme que le virologue est protégé à cause de son pouvoir dans le monde scientifique. Reste le risque d'une calomnie infâme.

Pour autant, cette localisation de la naissance du virus en Afrique Centrale fait l’unanimité chez les chercheurs. C’est un singe du Cameroun – le Mangabey – qui l’aurait transmis à l’homme dans les années 50 (certains, plus minoritaires, font même remonter ce passage au début du XXe siècle).

mangabey Un chasseur aurait pu alors le contracter, soit à la suite d’une morsure, soit en consommant de la viande contaminée, et serait ensuite remonté jusqu’au Congo Belge où il aurait transmis le mal à d’autres personnes. Le développement de la prostitution et des voies de transport auraient fait le reste. Ce qui est certain, c’est que la première trace du VIH dans le sang d’un homme date de 1959, à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), au Congo.

Chef de l’unité de biologie à l’institut Pasteur, Françoise Barré-Sinoussi suggère cependant  qu’il soit « possible qu’il manque un maillon entre le chimpanzé et l’homme ».

Aujourd’hui, 33 millions de personnes dans le monde seraient porteuses du VIH et 25 millions en seraient mortes.

Sources: Nouvel Obs, Cité sciences, L'humanité, Rfi

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12 août 2009
La mystérieuse origine du SIDA (1/2)

vhi Tandis qu’une équipe de virologues français vient d’identifier un nouveau variant du VIH, l’origine du SIDA suscite toujours autant d’interrogations et de théories, souvent très politiques.

Ceux qui ont été accusés d’en être les « créateurs » sont forcément à trouver chez le peuple qui suscite sans doute le plus de fantasme : les américains. Militaires cherchant à se débarrasser de l’ennemi ? Groupes pharmaceutiques en quête de profit ? Et vous avez peut-être, vous aussi, découvert un mail mystérieux vous affirmant qu’un vaccin contre le virus existait déjà mais qu’on le gardait secret pour continuer à se faire de l’oseille sur le dos des malades… C’est peu dire qu’Internet favorise la transmission…des rumeurs.

Si le Sida était destiné à éliminer un groupe de personnes, quel était-il ? On a parlé des homosexuels en se référant à une sombre campagne de vaccination contre l’hépatite B, pratiquée sur des gays en 1978 à Manathan. Le Sida est apparu l’année suivante dans le quartier et quinze ans plus tard, 93% des vaccinés étaient morts du virus. Ce qui ne signifie pas que la maladie ait été créée à cette occasion mais peut-être quelques seringues étaient-elles infectées…

Tuskegee Comme 67% des personnes malades vivent en Afrique subsharienne, on a également dit que la pathologie était destinée aux Noirs. La prix Nobel de la Paix et militante écolo kényane, Wangari Maathai, affirmait même que le Sida avait été créé pour stopper la surpopulation africaine. Depuis elle a retiré ses propos mais le doute subsiste chez les « complotistes ».

A leur décharge, un précédent atroce a jeté le soupçon sur les USA : celui de Tuskegee. Cette petite ville d’Alabama fut utilisée comme un laboratoire par le gouvernement américain dans les années 30. L’US public health service voulut alors observer la progression de la syphilis chez les malades : pour cela, elle empêcha à quelques patients noirs d’être soignés pendant six mois, en échange d’avantages foireux (50 dollars pour les frais d’obsèques par exemple…). Même lorsque les concernés partirent à la guerre en 1941, l’Armée avait reçu pour ordre de ne pas les soigner.

Résultat : 28 patients trépassèrent de la syphilis et 100 autres de complications liées à la maladie. L’affaire fut finalement rendue publique  en 1972, quand un homme de l’US Publix Health, Peter Buxton, lâcha le morceau, écrasé par le remord. Les "cobayes" survivants furent retrouvés et soignés.

(La suite: vendredi)

Crédit photo 2: Optikal

Sources: Nouvel Obs, Cité sciences, L'humanité, Rfi

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09 août 2009
Les loups-garous savaient pleurer

loup2 Le meilleur film sur les lycanthropes, c’est peut-être celui-ci : Le loup-garou de Londres (John Landis, 1981) passe ce lundi sur Ciné FX, à 22h35. Il raconte l’histoire d’un étudiant américain devenu homme-loup après s’être fait mordre dans la campagne écossaise.

C’est le cinéma qui, inspiré par le mythe des vampires, a imaginé la morsure comme mode de transmission. Car auparavant, on devenait loup-garou parce qu’on était ensorcelé ou possédé par le diable. Ou alors si on avait commis un acte de cannibalisme.

Car, même si les légendes, qui existent depuis l’Antiquité à ce sujet, ne le disent pas vraiment, si on était accusé d’être un loup-garou c’est souvent parce qu’on avait enfreint un tabou. Au Moyen-âge, sous le poids de l’Église, nombreux furent ceux qui subirent l’inculpation : plus de 30.000 procès eurent lieu en France ! Principalement des marginaux et beaucoup d’assassins d’enfants.

loup1 En clair, c’était une manière de mieux les « bannir » de l’humanité avant de les brûler sur le bûcher. On inventait, on fabulait, on imaginait que les coupables se transformaient en loup, on s’affolait de leur pilosités suspecte : en 1574, par exemple, à Dole (Jura), on raconta de Gilles Garnier, cannibale, qu’il avait des « mains semblant pattes »…

On en voyait partout des loups-garous. Au début du XVII e siècle, le juge à la Cour Suprême, Henri Boguer, certifia que ces créatures-là ne savaient pas pleurer. Dès lors, chaque fois qu’un suspect ne pleurait pas assez, à son goût, pendant les séances de torture auxquelles il était soumis, ce charmant Boguer le déclarait « loup-garou ». Et hop, au bûcher !

Cependant, d’autres maladies méconnues à l’époque ont pu faire croire à la population qu’un tel était un homme-loup. Comme l’hypertrichose qui se caractérise par un sur-développement du système pileux. Ou même la lycanthropie, une forme de psychose où le patient se croit justement loup-garou. Rappelons aussi qu’au Moyen-âge, le blé était parfois infecté par un sale champignon, l’ergot de seigle, qui donne des hallucinations. Et qui peut éventuellement donner l’impression qu’un loup-garou est en train de se balader sous nos yeux…Mais avouons-le tout de même, ces monstres avaient bon dos.

Crédit photo 1: DandyGuarjol

Sources: Dinosoria, Le loup, Croyances et mystères en France


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06 août 2009
Thomas Cream était-il Jack l'éventreur ?

jack2 Londres, 1892. Tandis qu’il était sur le point d’être pendu pour avoir empoisonné plusieurs personnes, le docteur Thomas Neill Cream tint ces propos étonnants : « I am Jack the… ». Et tout le monde pensa à… « Jack the Ripper » (Jack l’éventreur). On trouve depuis peu le compte-rendu du procès de cet homme étonnant sur le site ancestry.co.uk.

Cream était-il vraiment le premier tueur en série anglais ? Il partageait en tout cas la même monstruosité. Il avait commis plusieurs meurtres au Canada, aux USA et en Grande-Bretagne – dont celui de cinq prostituées, au moins.

Comme Jack l’éventreur qui oeuvra au cours de l’année 1988 à Whitechapel. Dans ce quartier misérable, même les flics avaient peur de se promener la nuit. Des travailleuses pauvres vendaient leur corps dans des impasses sordides pour arrondir leurs fins de mois. Au moins cinq d’entre elles ont croisé la route de Jack l’éventreur. Toutes ont été égorgées et la plupart éventrées.

jack On n’arrêta jamais le coupable même si plusieurs indices continuent d’alimenter les hypothèses aujourd’hui. Ainsi, en 2006, un groupe d’experts (criminologues, historiens, psychologues…) a dressé un portrait robot (voir photo ci-contre) en se basant sur la foi de plusieurs témoignages : Jack l’éventreur était blanc, mesurait environ 1,70 m, vivait certainement dans le quartier de Whitechapel et son âge oscillait entre 25 et 35 ans. En outre, il a pu exercer une profession médicale tant ses connaissances en anatomie l’ont « servi » pendant son carnage : l’une des victimes eut ainsi l’utérus prélevé.

Ce portrait robot s’oppose en tout cas à quelques théories du complot qui circulent depuis des dizaines d’années. La légende veut ainsi que Jack l’éventreur ait été proche du pouvoir, c'est-à-dire de la famille royale et que c’est pour cette raison que l’assassin était « protégé ». Le chirurgien de la reine a déjà été pointé du doigt – mais il avait 72 ans au moment des meurtres – tout comme le prince Edward, petit-fils de la reine Victoria– mais bien sûr, il ne vivait pas à Whitechapel et n’avait que 24 ans.

A l’époque, on a surtout accusé les Juifs – c’est fou comme ils sont souvent ciblés par les « conspirationnistes »…Parce qu’un tablier de cuir avait été retrouvé près d’une victime et que l’objet était généralement associé aux artisans juifs. Mais il a été prouvé par la suite que le propriétaire du tablier l’avait seulement oublié là auparavant et qu’il était innocent.

Il reste donc l’hypothèse Cream. Médecin, il jouissait des connaissances anatomiques appropriées. Du reste, il avait 38 ans au moment des faits, ce qui n’est pas si éloigné du portrait robot. Oui mais voilà, en 1888, il était en prison, aux Etats-Unis, pour avoir commis un empoisonnement. « I am Jack the… » signifiait peut-être autre chose. Ou n'était-ce qu'une petite blague avant de se faire pendre?

Crédit photo 2: Atlantic Productions

Sources: L'internaute, Canadian encyclopedia


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03 août 2009
L'étrange histoire de Clairvius Narcisse, zombi

zombi Le musée du London Bridge, en Angleterre, recherche des candidats pour tenir le rôle de « zombi » dans des visites guidées. Unique exigence: savoir « effrayer » les gens.

Les motivés pourront toujours s'inspirer des dizaines de films d'horreur qui prennent la figure du mort-vivant comme croquemitaine, de la saga de Romero jusqu'à Shaun of the dead plus récemment. Ou encore L'emprise des ténèbres de Wes Craven qui s'inspirait d'une histoire vraie. Car les zombies ne sont pas issus de l'imagination des scénaristes mais d'un folklore vaudou, que l'on trouve en Haïti.

Dans ce pays, on raconte que les bokors (des prêtres vaudou) peuvent plonger des hommes dans une sorte de léthargie en leur faisant ingérer des drogues à la composition secrète. La substance pénètre à travers la peau (elle peut être dissimulée au fond des chaussures, par exemple). Une fois qu'elle est absorbée, le rythme cardiaque ralentit tellement que le drogué passe pour mort. Il est alors enterré puis déterré 24 heures plus tard. Au sortir de sa tombe, le zombi se réveille mais n'est plus maître de ses faits et gestes. Donc totalement servile. C'est pourquoi cette technique de « zombification » servirait en fait à fabriquer des esclaves.

clairvius De la légende à la réalité, il y a un cas réellement connu: celui de Clairvius Narcisse. Cet haïtien aurait été déclaré mort en 1962, à la suite d'une étrange et brutale maladie. Dix-huit ans plus tard, sa soeur a reçu la visite d'un homme assurant être Clairvius Narcisse. Physiquement ressemblant, le revenant affirmait avoir été drogué par son propre frère, pour une sombre histoire d'héritage et réduit à l'état d'esclavage durant tout ce temps. Chaque matin, à la plantation où il travaillait, un bourreau lui administrait de la drogue pour le maintenir dans cet état second. Mais un jour, l'homme de main aurait oublié une dose, provoquant sans le savoir le « réveil » de Narcisse. L'Haïtien aurait alors « jouer les zombies » quelques années, avant de s'enfuir, après la mort de son frère qu'il craignait terriblement.

Découvrant cette histoire abracadabrantesque, un anthropologue canadien, Wade Davis, a rencontré le supposé zombi et étudié le mythe vaudou. Contre toute attente, il a confirmé la légende, décrivant même la recette de la drogue: au milieu d'ingrédients exotiques figurerait un puissant paralysant, la tetrodotoxine. Davis en tirera un livre « Le serpent et l'arc en ciel » qui est justement à l'origine du film de Wes Craven.

La communauté scientifique a cependant récusé l'étude de Davis, avançant une autre hypothèse: les bourreaux de Clairvus Narcisse lui auraient fait croire qu'ils l'avaient transformé en zombi et lui, pétri de cette culture-là, aurait fini par le croire. A moins qu'il n'ait été tout simplement schizophrène. Il faut également préciser que les histoires de «zombification » servent aussi à dénigrer la religion vaudou en l'assimilant à une sorte de magie noire dangereuse. Un dénigrement qui a ses raisons historiques: à la colonisation d'Haïti, l'Église fit tout – et donc raconta tout - pour que les habitants abandonnent cette croyance et la remplacent par le catholicisme. Ce qui n'a pas complètement été réussi.

Sources: Le serpent et l'arc en ciel, Science (15 avril 1988)

Crédit photo 1: WoMooMow


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