30 octobre 2009Alphonse Courson, le vagabond visionnaire
Les prémonitions, les visions font partie des thèmes récurrents du fantastique. Hier, le film Destination finale sur TF1 mettait en scène un groupe d’amis qui savent qu’ils vont mourir…mais pas comment. Demain, dans sa désormais traditionnelle Soirée de l’étrange, TF1 évoquera le cas d’Adrienne Bolland, première femme à avoir traversé la Cordillère des Andes en avion. La veille de son exploit, une mystérieuse femme lui aurait indiqué le bon parcours pour lui éviter la mort…
Si je vous parle de tous ces cas énigmatiques, ce n’est pas pour embrayer sur Nostradamus – trop fastoche – mais sur Alphonse Courson. Un autre visionnaire, bien moins connu, et pourtant…
Courson est né à Paris en 1846. C’était un vagabond, dont tout le monde se contrefichait, et dont l’errance le mena jusqu’en Auvergne. Il y est d’ailleurs mort, plus précisément à La Ferté-Hauterive, pas loin de Moulins. C’est là qu’on a retrouvé son corps un jour de septembre 1920 dans une grange où il s’était certainement abrité pour la nuit.
Ce jour-là, on n’a pas seulement retrouvé son cadavre: juste à côté, quinze dessins jonchaient le sol. Des dessins pour le moins troublants : on y voyait la campagne française, théâtre d’une invasion de machines volantes, d’hommes volants descendants du ciel, un train blindé accompagnant des soldats, un débarquement…Toute une technologie qui n’existait pas à son époque mais qui sera développée vingt ans plus tard, pour la Seconde guerre mondiale.
Courson était-il vraiment visionnaire ? La correspondance entre ses dessins et ce qui allait arriver ensuite n’est-elle que le fruit du hasard ? L’homme avait en tout cas proposé ses dessins au ministère de la guerre…De quoi leur donner des idées ?
Sources: L'Auvergne insolite, de Pascal Sigoda
Crédit poto 2 (illustration):Guilthib
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26 octobre 2009Don Ernetti et son chronoviseur
Lost, Heroes, Flash forward…Tandis qu’on désespère de voir un Retour vers le futur 4, le thème du voyage dans le temps semble particulièrement à la mode chez les scénaristes de séries américaines.
Dans Lost, on cherche à faire passer la pilule de l’échappée temporelle grâce à des théories hasardeuses sur l’énergie électromagnétique. A moins de réussir à voyager plus vite que la lumière, je ne vous apprendrais rien en écrivant que vous aurez beaucoup de mal à faire un aller-retour 2008 – 2128.
A vrai dire, le seul moyen de faire un tour dans le passé, c’est de regarder les étoiles. Prenez l’exemple d’un astre situé à 400 années lumières de nous…Quand nous l’observons, nous le voyons tel qu’il était en 1600. Marrant, hein ?
Évidemment, il y a eu quelques zigotos pour tenter de faire croire que si, si, eux étaient parvenus à voyager dans le temps. En l’occurrence : le Père Ernetti, un bénédictin de Venise. Dans les années 70, cet homme d’Église aurait affirmé avoir conçu, vingt ans plus tôt, une machine à voir le passé, avec quelques scientifiques émérites, baptisée « chronoviseur ».
Grâce à ce fabuleux engin, une sorte de télévision, il aurait entendu Cicéron prononcer un discours et assisté à l’une des scènes de la Passion de Jésus Christ (la vraie, pas le film…), entre autres choses marquantes.
Les sites Internet qui relaient ce qui est – probablement – un gros mensonge prennent soin de préciser que la machine a disparu mystérieusement, même si certains, très avisés, affirment qu’elle serait dissimulée dans les sous-sols du Vatican. Dan Brown est passé par là…
Une autre fois, je vous parlerais du Jardin de Trianon, une autre histoire de voyage temporel, plus captivante.
Crédit photo 1: Xamad
Sources: Wikipedia


23 octobre 2009Le LHC, objet de tous les fantasmes
C’est à la fin du mois prochain que le LHC – le « grand collisionneur de hadrons » – sera remis en service après une série de pannes et un an de réparations.
L’objectif de ce gigantesque engin est de recréer les conditions qui existaient juste après le Big Bang pour mieux connaître l’origine de l’univers. Carrément. Concrètement, le LHC est constitué de deux faisceaux de particules chargés en électricité qui circuleront en sens inverse à l’intérieur d’un accélérateur circulaire, lequel leur fera gagner en énergie à chaque tour effectué. Jusqu’à les faire entrer en collision frontale alors qu’ils seront lancés à une vitesse proche de celle de la lumière. Le collisionneur est situé à 100 mètres sous terre, à la frontière franco-suisse.
Forcément, ce genre d’expériences semble impressionnant et pour tout dire inquiétant. Et c’est pourquoi les fantasmes sont multiples.
Par exemple: ce fichu LHC va nous mener droit à la fin du monde. Une théorie défendue par l’Américain Walter Wagner et l’Espagnol Luis Sancho. Le premier a fait des études de physique, le second pas du tout. Comme on leur a dit que le LHC risquait de créer des mini trous noirs, ils ont imaginé que notre monde serait englouti dedans.
Mais les chercheurs du CERNont rejeté l’idée, arguant que ces mini trous noirs s’évaporent si vite qu’ils ne peuvent absorber la matière alentour.
Rassurés ? Bon, il y a des thèses plus amusantes. Comme celle du Danois Holger Bech Nielsen et du Japonais Niels Bohr. Ces deux scientifiques estiment que le LHC nous fera carrément voyager dans le temps. L’expérience du CERN pourrait en effet créer une particule nommée « Boson de Higgs » dont la communauté scientifique affirme qu’elle donnerait une masse à toute chose – ce qui expliquerait la création de l’univers, donc. Pour nos deux amis un peu allumés, cette re-création de la particule serait tellement inconcevable que le temps reculerait lui-même pour l’éviter. Une aspirine, s’il vous plait. Et un cachet bleu pour ces messieurs.
Dernier objet de spéculations fantasmagoriques : cette arrestation d’un terroriste islamiste présumé début octobre qui travaillait au CERN…Aussitôt la nouvelle connue, on a vu les forums et blogs s’imaginer que de dangereux secrets liés au LHC seraient entre les possessions de kamikazes en puissance, prêts à faire sauter la planète - au secours maman. Mais très rapidement, le Centre suisse a rassuré tout le monde en précisant que l’homme n’avait « jamais été en contact avec quelque élément qui pourrait être utilisé à des fins terroristes »…On respire.
Sources: Le JDD, Fluctuat, Nouvel Obs
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18 octobre 2009Les photos de fantôme: souriez, vous êtes manipulés!
Regardez-bien cette photo. Elle a été prise en 1997 devant la tombe de Jim Morrison, au cimetière du Père Lachaise. L’homme qui pose devant l’objectif s’appelle Brett Meisner, un historien du rock. Il prétend avoir décelé la silhouette de Jim Morisson, là, dans le cercle rouge, cinq ans après la réalisation du cliché. Comme un spectre.
Oui, c’est vrai, en cherchant bien, on peut voir deux bras en croix, ce qui rappelle la posture de Jim Morrison sur sa photo la plus fameuse. Pas convaincu ? Vous avez raison. Cependant, le thème des « photos de fantômes » comprend des exemples plus troublant, de prime abord, qui pullulent sur la toile.
Comme cette photo (ci-dessous), que l’on trouve sur une multitude de sites Internet. Elle date de novembre 1995. C’est un immeuble qui est en train de brûler à Wem, en Angleterre. Sous la flèche rouge, on dirait bien une jeune femme. Problème : personne ne se souvient l’avoir vue à l’époque. D'autant plus que l’immeuble était censé être déjà vidé de tous ses habitants. Sitôt l’image révélée par son auteur, un riverain du nom de Tony O’Rahilly, la population locale va se souvenir que la ville avait déjà connu des incendies spectaculaires…en 1677. Et, dit-on, c’est une adolescente de quatorze ans, Jane Churm, qui aurait été l’incendiaire. Ne serait-ce d’ailleurs pas elle sur cette photo de 1995 ? Mais bien sûr que si ! C’est du moins la version que l’on raconte sur TOUS les sites qui présentent le cliché.
Évidemment, la thématique « photos de fantôme » profite de l’ère du numérique, où retoucher une image se révèle simple comme bonjour. D’autre part, le média Web se transforme en machine à relayer les légendes urbaines et les rumeurs. Soit on ne cite pas ses sources, soit on cite des sources très discutables (des sites Internet mystiques, ésotériques…). Et ensuite, on est repris par des émissions du genre « Les histoires les plus mystérieuses » sur TF1…
Prenez l’histoire de cette Jane Churm. Qui peut vraiment dire que la jeune fille sur le cliché lui ressemble ? Quelqu’un a-t-il vu une photo d’elle de…1677 ? Mon œil, si j’ose dire. Pour cause, la photographie n’existait pas encore ! Quant à penser qu’elle ait pu faire l’objet d’un portrait, c’est oublier que cela était le privilège des puissants et non pas d’une banale fillette. Et voilà une légende urbaine qui prend du plomb dans l’aile…
Et puis s’il n’y avait cette flèche rouge, aurait-on vraiment vu une jeune fille sur le cliché ? On sait que l’œil voit ce qu’on lui demande, lorsqu’il est conditionné. C’est ce qui s’appelle l’illusion d’optique. Si vous vous pointez sur un site dédié aux « photos qui foutent la trouille » et que l’on vous raconte qu’il y a une jeune fille, là sous la GROSSE flèche rouge, vous aurez beaucoup de chances de la voir. Alors qu’il s’agira peut-être simplement d’un jeu de lumière, d’une fumée ou que sais-je encore.
Quant à la photo de Jim Morisson, pour y revenir, il faut préciser que le fin observateur de fantôme, Brett Meisner, a profité de sa découverte pour publier, ces jours-ci, un ouvrage sur la question: "Ghosts Caught on Film 2: Photographs of the Unexplained". Dans lequel il raconte qu’il est maudit depuis cette « apparition », que sa femme l’a largué, qu’il accumule les poisses et j’en passe. Besoin d’argent pour éponger tes soucis, Brett ?
Sources: Abastrologie, Showbizz
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15 octobre 2009OVNIS: l'héritage de la guerre froide
Les ufologues ont eu de quoi se mettre sous la dent avec cette vidéo troublante.
Elle a été réalisée à Moscou le 6 octobre dernier. A première vue, on dirait franchement une soucoupe volante sortie tout droit d’Independance Day. Les sites spécialisés ont d’ailleurs rapidement récupéré le mystère, certains n’hésitant pas à parler de la fin du monde…Quand d’autres ont pensé à une arme secrète testée par les russes…
Une hypothèse héritée de la guerre froide, c'est-à-dire d’une époque où Etats-Unis et Union Soviétique se livraient à une course secrète à l’armement. Course qui suscitait tant de fantasmes : que fabriquent nos ennemis ? Quelles armes surpuissantes ?
Quand un phénomène aérien énigmatique se produit, la thèse de « l’arme secrète » arrive généralement en deuxième position chez les amateurs de théorie du complot, après celle des extra-terrestres. Souvenons-nous de l’affaire de Roswell. En 1947, un jeune militaire annonce la découverte d’une « soucoupe volante » (« a flying disc »). Terme qui peut être pris dans deux sens : soit un objet circulaire tout con, soit un engin venu de l’espace. L’affaire fait du bruit dans la presse si bien que l’armée corrige rapidement et parle d’un simple ballon météo. Trop tard. Certains pensent qu’on leur cache la présence d’extraterrestres…D’autres qu’on leur dissimule une nouvelle arme dont le test aurait échoué.
La littérature et le cinéma ont aussi renforcé ce lien entre guerre froide, complots et ovnis. Comme le célèbre roman de Jack Finney « L’invasion des profanateurs » qui racontait l’envahissement progressif d’un village américain par des aliens, ayant pris des apparences banalement humaines. Beaucoup ont perçu une métaphore anti-communiste : on craignait alors que les Soviets intègrent sournoisement la société américaine pour l’anéantir de l’intérieur. Dans le bouquin, les « contaminés » faisaient passer leur communauté avant l’individu et plongeaient la ville dans la léthargie, ralentissant son activité économique et donc l’économie de marché. Bouh, vilains communistes !
Aujourd’hui, la guerre froide est terminée mais la Russie poutinienne est toujours suspecte, de l’autre côté de l’Atlantique. Et pour en revenir à cette fameuse vidéo, il ne s’agit, selon les scientifiques, ni d’une nouvelle arme, ni d’une attaque martienne mais d’un phénomène météo combiné à un effet d’optique.
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12 octobre 2009Qui a tué les dinosaures ?
Les plus grandes traces de dinosaures viennent d’être trouvées en France, sur le site de Plagne, en Savoie. Elles seraient celles de sauropodes, des gigantesques herbivores à long cou. Ces derniers auraient mesuré 25 mètres et pesé 30 à 40 tonnes !
On n’a pas fini de s’émerveiller des nouvelles découvertes sur le Crétacé, l’ère des dinosaures. Ne serait-ce que sur sa disparition. Car si une hypothèse tient le haut du pavé chez les scientifiques, elle a récemment été remise en question.
A l’école, on apprend que la fin du Crétacé serait survenue il y a 65 millions d’années. Une immense météorite de 10 km de diamètre aurait alors frappé la Terre, à la vitesse de 50.000 km/h (sans doute à l’endroit du Mexique actuel, sous le village de Chicxulub).Le choc aurait déclenché un long hiver où les particules de poussière auraient privé la terre de soleil. Conséquence : 80% des espèces végétales et animales (dinosaures compris) se seraient éteintes.
Cette théorie, émise dans les années 80, a été remise en question par une micropaléontologue américaine, Gerta Keller, il y a quelques mois. Son équipe a analysé le sous-sol de Chicxulub et déduit que la météorite aurait percuté la planète 300.000 ans avant l’extinction des espèces. Bien trop tôt donc. Selon elle, le vrai tueur de dinosaures s’appellerait « Deccan ». Du nom de ce volcan indien dont l’activité intense aurait provoqué de fortes émanations de gaz toxiques, il y a 65 millions d’années, capables de venir à bout de ces géants de la nature.
Le monde scientifique a accueilli fraîchement cette nouvelle hypothèse. Ainsi, pour le paléontologue hollandais, Jan Smith, si une couche calcaire si importante recouvre les traces du météorite (ce qui permet de les dater), c’est parce qu’elle a été apportée là par le raz-de-marée qui a suivi le crash.
Le débat reste en tout cas ouvert. Les déductions de Gerta Keller restent toujours moins absurdes que d’autres, formulées ces dernières années. Citons celle d’une destruction de nids de dinosaures par des mammifères mangeurs d’œuf. Plus saugrenue, la version des créationnistes, ce courant religieux radical (dont Sarah Palin est proche) qui soutient que dinosaures et hommes ont cohabité il y a 6.000 ans par la grâce de Dieu. Pour beaucoup d’entre eux, si les dinosaures sont morts, c’est parce qu’ils n’ont pas pu monter à bord de l’Arche de Noé. Faut-il vraiment en rire ?
Sources: Sciences et avenir, Nouvel Obs, Cité Sciences
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09 octobre 2009Mystérieuse invasion de mouches en Alsace
C’est un spectacle infernal auquel ont assisté les paroissiens de Triembach-au-Val (Bas Rhin). L’église de ce petit village de 500 habitants a en effet subi une invasion de mouches, début octobre. Comme l’a raconté le maire, Jean-Georges Hirschfell, à l’AFP :
« Il y avait des mouches partout, sur les vitraux, sur les tableaux... C'était comme de grosses boules constituées seulement de milliers de mouches. (…) Les chaînes auxquelles on accroche les luminaires étaient comme vivantes, couvertes de mouches, et quand vous entriez dans l'église, vous étiez tout de suite assaillis par des dizaines de bestioles. »
Appelée en renfort, une entreprise spécialisée a finalement nettoyé les lieux. « Ils ont sorti plus de sept kilos de mouches ! » poursuit le maire. Ragoûtant au possible !
Le mystère plane sur cette invasion. Aucun cadavre d’animal n’a été trouvé. La température, assez chaude en cette saison, a peut-être attiré les nuées d’insectes.
Historiquement, ce n’est pas la première fois qu’une église connaît un tel désordre. En 1121, l’église de Foigny, en Picardie, aurait connu des péripéties identiques. C’est ce qu’à raconté l’abbé de Saint-Théodoric qui a écrit la vie de Saint-Bernard. Des mouches auraient alors colonisé l’édifice, dérangeant au plus haut point les fidèles. Selon la légende, Saint-Bernard aurait crié « Je les excommunie » et dès le lendemain, les bestioles seraient tombés comme…des mouches, en fait . Pas sûr que le curé de Triembach-au-Val réussisse le même exploit…
Symboliques de la mort parce qu’elles sont attirées par les cadavres et la putréfaction, les mouches traînent en tout cas une sale réputation. Lors de grands troubles (tremblement de terre, guerre…), elles véhiculent par exemple le choléra. Et puis le film de Cronenberg, La Mouche, a sans doute renforcé cette dimension. ON y voit un scientifique se changer progressivement en insecte bourdonnant. Mais dans ce scénario, il s’agissait plutôt d’une symbolique du cancer, qui avait eu la peau du père du cinéaste.
Image 1: Jose Reynaldo de Fonseca
Source: AFP
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06 octobre 2009Bum fight: le sale jeu qui prospère sur la crise
C’est une mode sinistre qui se nourrit de la crise économique : le « bumfight » ou « baston de clochard ». Un « jeu » qui prospère aux Etats-Unis sur les ruines des subprimes et favorisée grâce au Web où tout semble permis.
La plupart du temps, ce sont des jeunes blancs qui s’y livrent un soir de beuverie. Contre un pactole dérisoire (cinq euros ou un pack de bières), ils proposent aux SDF de se battre entre eux ou de devenir les cobayes de leurs sales expériences. S’arracher une dent avec une pince, dévaler un escalier à bord d’un caddie…86.000 vidéos de ces humiliations circulent sur Youtube, dont 15.000 postées l’an dernier. Certaines sont éditées sur des DVD clandestins.
Le jeu peut aller très loin. En 2008, 27 SDF auraient été assassinés. Pour ces prédateurs vidéastes, ils sont une proie facile : vulnérables, solitaires, ils n’iront pas porter plainte et pour certains d’entre eux, fragilisés par l’alcool ou des problèmes psychiatriques, ils diront Oui sans hésitation à leurs bourreaux.
Lorsqu’on voit les réactions hostiles que suscite la réforme de l’assurance maladie en faveur des plus démunis, proposée par Obama, (on le traite de communiste !), on peut douter de la mobilisation de l’opinion américaine en faveur de ces victimes marginales. Mais des Etats ont heureusement décidé de réagir : le Maryland ou le Maine punissent désormais les agressions contre les SDF comme des « crimes racistes ou discriminatoires ». Washington, la Floride et la Californie devraient bientôt faire de même.
La mode ne semble pas avoir franchi l’Atlantique même si le nouveau jeu en ligne clodogame en ajoute une louche sur la stigmatisation des sans abri. Venu d’Allemagne, il propose d’entrer dans la peau d’un clodo et de s’en sortir en commettant des pick-pockets ou en se battant avec d’autres démunis…
La crise économique n’est cependant pas la seule explication à ce « phénomène ». Les « bumfights » évoquent inévitablement Jackass, du nom de ce programme américain où une bande d’abrutis jouaient les têtes brûlées pour amuser la galerie sans peur de se faire très mal (Mickael Youn et sa bande s’en inspireront dans Les Onze commandements). L’émission est née en 1999 et a été propulsée par la chaîne MTV. C’est donc la télé-poubelle qu’on trouve à l’origine du système. Sans surprise.
Sources: France Info, 20 minutes
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03 octobre 2009La mystérieuse disparition des abeilles
Dans les urnes ou les écrans de ciné, l’écologie est devenue un sujet de préoccupation majeure. Comme Al Gore avant lui, Nicolas Hulot dénonce le comportement pollueur dans son film « Le syndrome du Titanic » (en salles mercredi). Tout juste sorti en DVD, le film « Phénomènes » de Shyamalan met en scène une nature vengeresse. Avec cette citation, attribuée à Einstein, en préambule : « Si l’abeille venait a disparaître, l’humanité n’en aurait plus que pour quatre ans ».
Les abeilles, symbole du dérèglement de l’environnement. Cela fait 20 ans qu’elles disparaissent mystérieusement. En France, 300.000 colonies « s’évaporeraient » chaque année selon l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). Si on aperçoit parfois des hécatombes d’insectes devant leur ruches, souvent, on ne retrouve jamais leur corps. Et pas la peine d’imaginer qu’elles se sont fait la malle pour se dorer la pilule au soleil : une abeille ne quitte jamais sa reine.
Pas de cadavre, pas d’arme du crime retrouvée…Les scientifiques qui enquêtent sur l’énigme sont cependant parvenus à identifier plusieurs causes possibles. Et notamment un acarien particulièrement antipathique : le « Varroa destructor » (tremblez, bonnes gens). Ce salopard suce l’hémolymphe des abeilles (grosso modo : leur sang) jusqu’à ce que mort s’ensuive. On date son apparition sur le sol français à l’année 1982, ce qui correspond bien au début du massacre. Problème : le gonze ne s’attaque pas aux abeilles sauvages qui, pourtant, tombent aussi comme des mouches. Mais le frelon asiatique l’accompagne sur le banc des accusés. Lui les dévore. Ce qui peut expliquer qu’on ne retrouve pas de corps…
Une autre hypothèse, c’est l’appauvrissement génétique. Depuis des années, les apiculteurs s’alignent, comme les agriculteurs, sur le productivisme capitaliste : travailler plus pour gagner plus. Donc intensification des pratiques. Donc, on importe les meilleures races de reines. Seulement voilà : la diversité s’étiole et leur durée de vie moyenne fond. Aïe.
Last but not least : les pesticides. Nous y voilà. Le Gaucho et le Régent ont bien été interdits en France mais cela n’a pas tout résolu : les abeilles en prennent plein la tête. Et là aussi, les monocultures – qui permettent de « gagner plus » - tuent la biodiversité. D’ailleurs dans cette catastrophe mondiale, les abeilles des villes restent épargnées. Forcément, à Paris, pas de pesticide.
Allons-nous tous mourir alors, au rythme des ouvrières des ruches ? Non. Mais notre alimentation pourrait en être très affectée – comme notre économie. Sans abeille, en effet, plus de pomme, ni de poire, ni de moutarde, ni de colza, tomates, carotte, oignon, poireau…Ca fait beaucoup. Einstein s’est-il trompé pour autant ? Et bien figurez-vous que cette fameuse phrase sur les quatre années, nianiania, il ne l’a probablement jamais dite. On ne trouve sa trace que sur un tract d’apiculteurs français en 1994. Mais jamais avant. De là à penser qu’il y a eu de la manip’ dans l’air…
Sources: France Soir, Telerama, Bacterioblog
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