Montauk

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13 novembre 2009
Vendredi 13, jour de cannibale

cordillere Donc nous sommes le vendredi 13. Une date qui porte bonheur, malheur ou reste simplement insignifiante selon les superstitions et les cultures. Pour certains Uruguayens, ce jour-là porte la poisse…

Et pour cause : l’un des faits divers les plus troublants du XX e siècle se produisit un vendredi 13, du mois d’octobre 1972. Ce jour-là, un avion de l’Uruguyan Air Force survole la cordillère des Andes en direction du Chili. A son bord, des étudiants et une équipe de rugby originaires de Montevideo.

La tempête fait rage et trompe les estimations du pilote. Si bien que l’avion descend trop tôt, percute un glacier et s’écrase dans une zone coupée du monde. Douze personnes meurent dans le crash, cinq sont portées disparues. Et jour après jour, dans un froid qui descend jusqu’à -40°, les victimes se multiplient.

surviv Un matin, des passagers apprennent par la radio que les recherches pour les retrouver ont été abandonnées. Les autorités uruguayenne et chilienne pensent en effet qu’il sera impossible de détecter le blanc de la carcasse d’avion dans le blanc de la neige. Le désespoir gagne les survivants…

Pour ne pas mourir, ils décident alors d’outrepasser l’un des tabous de nos sociétés occidentales : le cannibalisme. Ils vont en effet se nourrir avec les corps des morts, piochant surtout au niveau des fesses. C’est ainsi que seize d’entre eux (sur 45 au départ de l’avion) vont se maintenir en vie jusqu’à ce que les secours arrivent, le 21 décembre, alertés par deux passagers qui ont réussi à marcher jusqu’à la frontière chilienne.

A ceux qui s’interrogent sur les conséquences d’une telle transgression, deux réponses ont depuis été apportées. L’Église a absous les « cannibales occasionnels », constatant qu’ils n’avaient pas le choix. Et en 2007, Fernando Parrado, l’un de ceux qui avaient héroïquement trouvé les secours, a raconté comment il avait vécu cela dans un livre : « Miracle dans les Andes ». « Je n’ai jamais éprouve de culpabilité », d’une part. Et d’autre part, « depuis, je fais toutes mes nuits, sans rêve ni cauchemar. Je pose ma tête sur l’oreiller, je m’endors aussitôt ». On peut donc s’en remettre.

Crédits:

Photo 1: Romanceor

Photo 2: Affiche du film "Les survivants", adapté du fait divers.

Sources: Le Soir, DH Net


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Posté par Thibaut Solano à 19:24 - Faits divers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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