23 novembre 2009Poltergeist (1/2): le cas de la maison d'Enfield
Carton aux USA, le film Paranormal Activity sort en France le 2 décembre. Si le traitement lorgne vers Le Projet Blair Witch, avec fausses images amateurs pour faire plus « vrai », donc plus peur, le sujet est archi-classique : une maison devient le théâtre de poltergeist. C’est à dire d’ « esprits frappeurs ».
L’un des cas (dit authentique) de poltergeist les plus connus est celui d’Enfield. Nous sommes en 1977. Dans cette maison de la banlieue nord de Londres vit la famille Hodgson: mère divorcée, deux garçons, deux filles – dont Janet. A l'époque, pour respecter leur anonymat, dans les journaux, on les appelle les Harper.
Du 31 août 1977 jusqu'à l’été 1978, plusieurs phénomènes inquiétants secouent la demeure : bruits venus de nulle part, meubles qui bougent tout seuls, draps qui se soulèvent, départs de feux dans les tiroirs… Aujourd’hui encore, beaucoup s’interrogent sur la nature de ces évènements, ne serait-ce que sur Internet.
Les différents parapsychologues qui se sont rendus sur les lieux ne parlent pas de maison hantée. Mais ils attribuent l’origine de ces mystères à la force mentale de Janet Hodgson, 11 ans. Les poltergeists seraient ainsi l’expression d’un trop plein d’énergie psychique qui se déchargerait en influant sur les objets environnants. Dans la plupart des cas, ce sont les adolescentes, perturbées par la puberté, qui sont – inconsciemment – responsables de ces « hantises ». C’est en tout cas ce que pensait le psychiatre Jung (1875-1961), en substance. Une théorie voisine affirme que ces jeunes femmes seraient victimes d’hallucinations, qui « contamineraient » leur entourage dans ce cadre isolé qu’est la maison, le foyer familial.
On peut aussi essayer d’expliquer l’énigme d’Enfield par des voies plus terre-à-terre. Un journaliste a un jour surpris Janet en train d’éteindre un caméscope qui filmait une pièce de la maison pour faire croire à une manifestation surnaturelle…Prise la main dans le sac, la jeune fille a avoué être à l’origine de certains des évènements…Mais pas de tous. D’ailleurs, elle fut hospitalisée quelques jours et les éléments surnaturels perdurèrent dans ce laps de temps même s’ils connurent un fort ralentissement. Mais elle avait une sœur et deux frères qui auraient pu être ses complices.
Enfin, quelques descriptions de « phénomènes angoissants » laissent un petit goût de déjà vu…Ainsi, Janet prenait parfois une voix grave et masculine pour crier qu’elle était possédée par un esprit…Et de temps en temps, des inscriptions obscènes étaient retrouvées sur les murs de la maison. Tout cela rappelle fortement L’exorciste, de William Friedkin, sorti au cinéma trois ans plus tôt…Les enfants Hodgson l’avaient-ils vu ? Je l’ignore. Mais la question – comme d’autres – méritait d’être posée.
Photo 2 : Janet Hodgson photographiée en "lévitation"
Sources: Mystere tv, Ma vie, souvenirs, rêves et pensés, de Jung
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19 novembre 2009Le kebab, héros de légende urbaine...et de faits divers
C’est un fait divers particulièrement « salé » qui vient de frapper la Russie. A 1.400 km de Moscou, dans la forêt de Perm, deux SDF ont sauvagement assassiné un homme de 25 ans, à coups de couteau et de marteau. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Ils ont mangé une partie de sa chair et ont revendu le reste à un marchand de kebab !
Ca paraît incroyable mais c’est une histoire sortie par l’AFP, donc pas par le premier rigolo du coin. Encore un récit de cannibalisme, me direz-vous, et qui touche des SDF (la faim a justifié les moyens). Mais figurez-vous que c’est surtout le motif du kebab qui m’intéresse pour le coup.
C’est fou ce qu’il a mauvaise réputation, ce kebab. Début octobre, une autre dépêche nous annonçait que des policiers allemands enquêtaient sur une étrange sauce après une dispute rocambolesque. Dans une enseigne d’Outre Rhin, un client se serait essuyé les mains sur le stand de kebab parce que le vendeur refusait de lui donner une serviette en papier. En réponse, le commerçant lui aurait balancé de la sauce en pleine face, lui abîmant sévèrement les yeux. C’est la force agressive de cette sauce qui préoccupe les forces de l’ordre.

Beaucoup d’entre vous (si tant est que vous êtes beaucoup…) pensent déjà à la fameuse légende urbaine sur la sauce des kebabs. Selon celle-ci, on aurait retrouvé sept spermes différents dans certaines sauces blanches…Comme publicité négative, on ne fait guère pire.
Un groupe Facebook a même été créé sur le sujet. Les internautes assurent que si si, c’est déjà arrivé en vrai et citent deux villes : Marseille et Toulon. Or, on sait que les légendes urbaines sont non seulement des fables mais qu’elles véhiculent souvent un message – et pas toujours des plus tolérants (voir mon article à ce sujet). Ici, il s’agit quand même de faire passer les « arabes » vendeurs de kebab pour une bande de tarés qui se tripotent dans votre nourriture… Une légende raciste, donc. Et si Marseille et Toulon sont cités comme villes exemples, n’oublions pas que le FN y réalise des scores élevés (de 1995 à 2001, le maire de Toulon était issu du Front National).
En revanche, il existe bien un cas (au moins) de « pollution » de la nourriture dans la restauration rapide. Au printemps dernier, des employés de la chaîne Domino’s pizza, aux USA, se sont en effet filmés en train de s'enfiler du fromage dans les narines et du jambon ailleurs...Ils ont balancés les images sur Internet. Quelques jours plus tard, ils étaient virés.
Sources: Ouest France, Zigonet, Le Post
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16 novembre 2009Ces tournages de films maudits
Le 11 novembre dernier est sorti en salles le documentaire sur le film jamais terminé de Henri-Georges Clouzot, « L’enfer ». Un film qu’on a dit « maudit » parce que son tournage a été interrompu par une série d’aléas(dépression de l’acteur Serge Reggiani, infarctus du réalisateur, dépassement de budget…). Rien de surnaturel, cependant. D’autres tournages fameux ont connu des déboires plus troublants…
Comme le film The Crow, sorti en 1994, qui raconte la vengeance d’un homme, revenant du royaume des morts. Le 1er avril 1993, le jeune acteur principal Brandon Lee tourne une scène où il se fait tirer dessus. Le revolver est chargé à blanc. Aucun risque à priori. Le coup part. Lee s’écroule comme prévu…Mais ne se relève pas. Il est touché au ventre. Il meurt quelques heures plus tard à l’hôpital.
On a beaucoup fantasmé sur cette mort accidentelle, on a parlé de complot en se souvenant que le père de l’acteur, Bruce Lee, avait aussi péri sur un tournage vingt ans plus tôt… Une question lancinante revenait : le père et le fils ont-ils été assassinés ? En vérité, il n’en est rien. Si Brandon Lee est mort, c’est parce qu’une coquille de balle, utilisée lors d’une précédente manipulation, s’était coincée dans le barillet. Et ce jour-là, elle a été projetée en même temps que la balle à blanc. Quant à Bruce Lee, il n’a pas non plus été supprimé par la mafia chinoise : il a succombé à un œdème cérébral après une allergie médicamenteuse.
Autre tournage, autres soupçons… L’exorciste (sorti en 1973) demeure déjà l’un des films les plus terrifiants de l’histoire du cinéma. Il l’est encore plus si l’on en croit les rumeurs qui entourent sa conception. Neuf personnes sont mortes durant son tournage, dont l’un des acteurs – Jack MacGowran qui joue le réalisateur Burke Dennings… qui meurt d’ailleurs dans l’histoire ! Mais ce n’est pas tout : un incendie à l’origine inconnue ravagea le plateau et retarda de six semaines le tournage.
Film maudit ? Et mon crucifix, c’est du poulet ? L’écrivain William Blatty, auteur du roman dont le film a été tiré, a toujours rigolé en écoutant ces histoires. Non pas qu’il ait remis en cause leur véracité. Simplement : « Le réalisateur avait pris un retard considérable et dans un entretien à Newsweek, il l’attribua à des puissances maléfiques. Et puis les histoires se mirent à circuler. Mais enfin, lorsque le tournage d’un film dure un an, il est inévitable que des gens meurent » assurait-il. Selon lui, le cinéaste (William Friedkin) encourageait même ses acteurs à amplifier la rumeur d’une malédiction pour produire ce qu’on n’appelait pas encore, à l’époque…le buzz !
En revanche, je n’ai aucune explication concernant les « mystères » qui ont entouré le tournage du film Ring 2, de Hideo Nakata, en 2003. Un autre film d’horreur. Au septième jour du tournage, une canalisation se brisa et provoqua l’inondation des bureaux de la régie. Nakata fit alors procéder à une cérémonie de purification shintoïste…Hélas pour lui, les problèmes continuèrent ; un autre jour, le camion des accessoires fut attaqué par des milliers d’abeilles, un conteneur d’eau potable explosa et un habilleur fut attaqué par un cerf très énervé sur un parking, pendant le tournage…Or, l’héroïne du film est justement assaillie par un troupeau de cerfs dans une scène du film. J’ignore si le cervidé s’est pointé là par hasard ou s’il s’agissait précisément de l’un des « figurants » du long-métrage. Nakata n’a pas du être traumatisé en tout cas puisqu’un Ring 3 est sur les rails…
Sources: L'internaute, Allociné, Wikipedia


13 novembre 2009Vendredi 13, jour de cannibale
Donc nous sommes le vendredi 13. Une date qui porte bonheur, malheur ou reste simplement insignifiante selon les superstitions et les cultures. Pour certains Uruguayens, ce jour-là porte la poisse…
Et pour cause : l’un des faits divers les plus troublants du XX e siècle se produisit un vendredi 13, du mois d’octobre 1972. Ce jour-là, un avion de l’Uruguyan Air Force survole la cordillère des Andes en direction du Chili. A son bord, des étudiants et une équipe de rugby originaires de Montevideo.
La tempête fait rage et trompe les estimations du pilote. Si bien que l’avion descend trop tôt, percute un glacier et s’écrase dans une zone coupée du monde. Douze personnes meurent dans le crash, cinq sont portées disparues. Et jour après jour, dans un froid qui descend jusqu’à -40°, les victimes se multiplient.
Un matin, des passagers apprennent par la radio que les recherches pour les retrouver ont été abandonnées. Les autorités uruguayenne et chilienne pensent en effet qu’il sera impossible de détecter le blanc de la carcasse d’avion dans le blanc de la neige. Le désespoir gagne les survivants…
Pour ne pas mourir, ils décident alors d’outrepasser l’un des tabous de nos sociétés occidentales : le cannibalisme. Ils vont en effet se nourrir avec les corps des morts, piochant surtout au niveau des fesses. C’est ainsi que seize d’entre eux (sur 45 au départ de l’avion) vont se maintenir en vie jusqu’à ce que les secours arrivent, le 21 décembre, alertés par deux passagers qui ont réussi à marcher jusqu’à la frontière chilienne.
A ceux qui s’interrogent sur les conséquences d’une telle transgression, deux réponses ont depuis été apportées. L’Église a absous les « cannibales occasionnels », constatant qu’ils n’avaient pas le choix. Et en 2007, Fernando Parrado, l’un de ceux qui avaient héroïquement trouvé les secours, a raconté comment il avait vécu cela dans un livre : « Miracle dans les Andes ». « Je n’ai jamais éprouve de culpabilité », d’une part. Et d’autre part, « depuis, je fais toutes mes nuits, sans rêve ni cauchemar. Je pose ma tête sur l’oreiller, je m’endors aussitôt ». On peut donc s’en remettre.
Crédits:
Photo 1: Romanceor
Photo 2: Affiche du film "Les survivants", adapté du fait divers.
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11 novembre 2009Des animaux "inconnus": une question de perception
Les cryptozoologues ont en commun avec les ufologues la conviction que des espèces inconnues (et si possible, impressionnantes) restent à découvrir. Pour les premiers, il s’agit d’animaux. Pour les seconds, d’extra-terrestres.
Une photo insolite a pu donner de l’espoir aux deux catégories, très récemment (voir-ci contre). Le cliché a été pris sur une plage de Nouvelle-Zélande, à Temuka, où une passante, Rose Fraser, a pris peur devant un spectacle inhabituel. Sur le sable, reposait cette masse monstrueuse, blanchâtre, un peu puante, avec des protubérances sur les côtés qui auraient pu être aussi bien des os que des tentacules.
Rose Fraser avoue avoir rapidement pensé à un « alien »… Mais les images ont depuis voyagé chez les spécialistes zoologiques. Et ceux-ci ont conclu qu’il s’agissait de la tête d’un cachalot mort. Rien d’inconnu, donc.
L’épisode rappelle en tout cas le mystère de Montauk, autre carcasse bizarre, trouvée sur une plage américaine (voir mon article). Cette fois-là, aucune théorie n’a été privilégiée même si on a finalement évoqué le cadavre putréfié et déformé par l’eau d’un chien.
Télescopage du calendrier : une autre série de photos est sortie ces jours-ci (voir ci-contre). Sans information, à la vue de ces étranges mammifères, on hésiterait franchement à déterminer leur nature… On peut même imaginer sans mal que des cryptozoologues un peu rapides puissent se réjouir de percevoir la trombine d’un animal inconnu. Et bien figurez-vous qu’il s’agit de deux ourses. Elles vivent dans un zoo allemand. Ont commencé à perdre leurs poils à l’été et se retrouvent à présent quasiment imberbes. Elles souffriraient d’une maladie cutanée même si le stress et le changement climatique pourraient aussi être en cause.
D’autres ourses connaîssent le même problème à travers le monde… Et tout cela me fait penser…La bête du Gévaudan avait-elle aussi une maladie de peau ? Une malformation ? Ceux qui disent l’avoir aperçu à l’époque ont-ils exagéré ? Mal vu ? Ou rencontré une bête malade ? La perspective des possibles se trouve soudain élargie...
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08 novembre 2009Du cannibalisme à Hautefaye: Jean Teulé persiste et signe (vidéo)
Pour clore le chapitre "Hautefaye" (voir mes articles ici et ici), une petite interview vidéo que j'ai réalisée à la foire du livre de Brive (Corrèze) pour le journal La Montagne, le 7 novembre dernier. Jean Teulé revient sur le fait divers historique qui lui a inspiré son livre "Mangez-le si vous voulez".
J'ai pu discuter avec lui des doutes de certaines personnalités, comme Georges Marbec, sur la véracité du cannibalisme à Hautefaye, en 1870. ll m'a confirmé sa version et sous-entendu que si Marbec démentait, c'était pour ne pas se fâcher avec ses voisins périgourdins (Marbec est de Nontron, à quelques petits kilomètres de Hautefaye).
A noter que son livre a des chances d'être adapté au cinéma...Un film "gorissime" en perspective.
La vidéo:
Jean Teulé raconte Hautefaye "village de cannibales" -
Video de la-montagne


07 novembre 2009Hautefaye: le village cannibalisé (2/2)
Du cannibalisme à Hautefaye ? « Je n’y crois pas une seconde » assène Francis Donnary, maire du village depuis 1977. C’est à l’adolescence qu’il a pris connaissance de la tragique destinée d’Alain de Moneys. Mais il n’a jamais donné de crédit aux tartines de graisse nourrissant une population affamée. Il n’est pas le seul d’ailleurs. Même Alain Corbin remettait finalement en cause les faits de cannibalisme dans une interview au Monde le 2 juillet dernier: « Le mot cannibalisme était parfois utilisé, à l'époque, dans un sens plus large que l'ingestion, stricto sensu, de chair humaine. Que l'on ait recueilli sa graisse, c'est possible. Qu'on l'ait dévoré, c'est moins sûr. ».
Il n’empêche, le village ne s’est jamais vraiment remis de la tragédie. Gambetta avait menacé de le frapper d’infamie. Il l’a presque été. Aujourd’hui, il ne compte plus que 113 habitants. La dernière école a fermé en 1980, la dernière entreprise – une maçonnerie tenue par le maire lui-même et le dernier commerce – un bar tabac géré par sa femme – en 2002. Ne reste qu’une piste ULM à côté du bourg.
En 1970, une « messe du pardon » a réuni, cent ans après, les descendants de la victime et des coupables à Hautefaye. Dès son élection, Francis Donnary avait proposé l’érection d’une stèle en hommage au supplicié : « mais j’ai bien senti que ça ne déclenchait pas d’adhésion » regrette-t-il.
Malgré tout, depuis une dizaine d’années, la population s’est stabilisée et diversifiée – surtout grâce aux britanniques qui viennent acheter en Dordogne comme dans la Corrèze voisine. Et « l’an dernier, on a eu cinq naissances » se réjouit Francis Donnary.
Le fantôme d’Alain de Moneys revient pourtant sans cesse : dans l’œil des touristes, curieux et craintifs, qui font le déplacement. Et dans les médias, donc, à travers le livre passionnant de Teulé. Un peu cruel, l’écrivain en a d’ailleurs un peu rajouté en affirmant sur les plateaux de télé que si les habitants du village le rencontraient, ils le « mangeraient peut-être aussi ». « Il dit qu’il est venu enquêter ici mais je ne l’ai jamais vu » affirme Francis Donnary.
Teulé n’y serait sans doute pas brûlé vif mais glacé par la rancœur des habitants. Au 14 juillet dernier, la femme du maire a découvert un kleenex abandonné sur un banc de l’église. Dessus, il était écrit : « Une pensée pour De Moneys massacré le 16 août 1870 et dévoré par vos grands parents ».
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05 novembre 2009Hautefaye: le village cannibalisé (1/2)
Du cannibalisme en veux-tu, en voilà...Du cinéma à la littérature, le mythe perdure. Tandis que Jean Teulé présentera son livre "Mangez-le si vous voulez" à la foire du livre de Brive ce week-end, je vous propose une petite enquête sur Hautefaye, ce village en Dordogne que l'on a dit "cannibale".
Il y a des routes départementales sinueuses à parcourir avant de l’atteindre mais le village de Hautefaye n’est pas si perdu, à moins d’une heure de Limoges et une demie heure d’Angoulême. Et pas si triste, avec ses bâtisses orangées, son église romane et ses prés verts. On ne dirait pas qu’un homme s’y est fait massacrer par des centaines de personnes, crever les yeux, ferrer comme un cheval, brûler vif et peut-être même… manger.
C’était il y a 139 ans, au cœur d’un été de canicule et de sécheresse. A l’époque, la France compte ses morts, dans la guerre contre la Prusse. Les habitants du village, acquis comme un seul homme à Napoléon III, envoient leur foin et leur fils au front sans les voir revenir.
Dans ce triste contexte, Hautefaye accueille sa foire traditionnelle où s’amassent six cent personnes. Ce jour-là, un jeune noble du village voisin, Alain de Moneys, vient quérir une génisse pour sa voisine et un carreleur pour son voisin, sans le sou. Ce n’est pas Amélie Poulain mais presque. Dans les venelles périgourdines, on le salue, on lui sourit.
Le problème, c’est que quelques minutes plus tôt, son cousin a déclenché la colère paysanne en annonçant une raclée pour la France. Et comme il est parti sans demander son reste, c’est De Moneys qui va prendre. Très chèrement. On l’accuse, lui aussi, d’être à la solde des prussiens, d’être un Républicain. Une fois les premiers coups de poings partis, des centaines de personnes – souvent alcoolisées - vont s’en donner à cœur joie, y compris des amis du jeune noble. Accusés plus tard au tribunal – où quatre personnes seront condamnées à mort - ils se défendront mollement : « On m’avait dit que c’était un espion prussien, je ne l’avais pas reconnu, je n’ai vu qu’une boule de sang à la place de sa tête. ».
Ce calvaire insensé, l’écrivain Jean Teulé le raconte dans son roman « Mangez-le si vous voulez », sorti au printemps dernier et couronné d’un double succès critique et public.
L’auteur du « Montespan » adopte une thèse déjà abordée dans quelques livres, dont celui de l’historien Alain Corbin « Le village des cannibales » (1990). Selon eux, des mères de famille auraient ramassé la graisse sur les coudes d’Alain de Moneys, finalement brûlé dans un champ de Hautefaye, pour beurrer les tartines de leurs enfants. Ce qui en aurait fait l’un des rares cas de cannibalisme connus en France.
La suite de l'article à lire: samedi.
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02 novembre 2009Les Beatles: Paul McCartney est-il mort en 1966 ?
Un collectionneur américain a eu la chance de tomber sur une version rarissime de la pochette d’un album des Beatles : « Sergent pepper ». On y voit le personnel de la maison de disque à la place des musiciens anglais : il n’en existe que deux exemplaires au monde.
La vraie pochette, la plus courante, demeure cependant encore plus intéressante. Selon les amateurs de théorie du complot, elle renfermerait en effet les preuves irréfutables d’un secret de l’histoire du rock : Paul McCartney est mort en 1966 et c’est un sosie qui a pris sa place depuis !
La rumeur naît en 1969, à la sortie de l’album « Abbey Road ». C’est un disc-jockey américain, Russ Gibb, qui parvient à la conclusion effrayante que le bassiste du groupe n’est plus de ce monde. Il serait mort dans un accident de voiture, trois ans plus tôt, mais la maison de disque et les Beatles restants l’auraient caché au public pour des raisons bassement commerciales.
Qu’a-t-elle de si troublant, cette pochette d’ « Abbey Road » ? Beaucoup de choses : McCartney est le seul à marcher pieds nus – et on sait que les morts sont enterrés panards sans chaussette en Inde. Pays où c’est le blanc qui symbolise la mort – et c’est justement cette couleur qu’a revêtue John Lennon. Tandis que Ringo Starr est habillé de noir – le deuil occidental. Autrement dit, McCartney est précédé par deux croque-morts. Ce n’est pas tout : la voiture blanche, garée à gauche, arbore une plaque d’immatriculation qui en dit long : « LMW 28 IF »…Ce que certains ont traduit par : « Living McCartney Would be 28 IF » (McCartney aurait eu 28 ans si…). Tiens, donc. Et enfin, le bassiste tient sa cigarette de la main droite…alors qu’il est gaucher ! C’est donc un vulgaire imposteur que nous avons sous les yeux !
Pas convaincus ? Passons donc à cette fameuse pochette de « Sergent Pepper », sortie deux ans plus tôt (soit un an avant la supposée mort de McCartney). Les musiciens y portent la moustache…Ben voyons ! Pour mieux déguiser le sosie de Paul ! D’ailleurs, la disposition des personnages au-dessus d’un parterre fleuri peut évoquer un enterrement…Celui de qui ? C’est indiqué par l’inscription « Lonely hearts » sur la grosse caisse. Si vous placez cette pochette face à un miroir, ces mots deviennent alors : « 1 ONE 1 X HE () DIE ». A traduire par : un un un (ça fait trois, pour trois beatles) et « IL » meurt. Qui ? Le quatrième désigné par le symbole () qui forme une flèche pointant…Paulo. Et en plus, si vous zieutez l'autre face de la pochette, vous verrez les quatre membres côte à côté - un seul pose de dos : le mort !
Toujours pas convaincus ? D’autres indices existeraient dans les paroles de leurs chansons. Par exemple dans « Strawberry fields forever » (1967). A la fin, n’entend-on pas John Lennon marmonner « I burried Paul » (j’ai enterré Paul) ? Une autre composition irait dans le même sens : « I’m so tired » (1968). Si on écoute la chanson à l’envers, on percevrait « Paul is a dead man, miss him, miss him, miss him ».
Alors ? Bon, ok... C’est du flanc. La plaque d’immatriculation « « LMW 28 IF » ? Tu parles, au moment de la photo, McCartney avait 27 ans, pas 28. Les paroles « I burried Paul » ? Non, non, Lennon affirmera plus tard qu’il disait plutôt : « cranberry sauce ». Les mots à l’envers « Paul is a dead man, miss him » ? Et non. Le biographe Mark Lewisohn démentira en “traduisant” plutôt: “How about another one, monsieur ? ». Tsss. Mais McCartney a bien eu un accident en 1966. En cyclomoteur. Qui lui cassera une dent et lui fendra la lèvre, ce qui lui causera une opération un peu ratée pour réparer ça. Tellement ratée qu’il se laissera pousser la moustache pour la dissimuler le temps de la cicatrisation…Ah, c’était pour ça, la moustache…
Source: Fluctuat.net









