03 octobre 2009La mystérieuse disparition des abeilles
Dans les urnes ou les écrans de ciné, l’écologie est devenue un sujet de préoccupation majeure. Comme Al Gore avant lui, Nicolas Hulot dénonce le comportement pollueur dans son film « Le syndrome du Titanic » (en salles mercredi). Tout juste sorti en DVD, le film « Phénomènes » de Shyamalan met en scène une nature vengeresse. Avec cette citation, attribuée à Einstein, en préambule : « Si l’abeille venait a disparaître, l’humanité n’en aurait plus que pour quatre ans ».
Les abeilles, symbole du dérèglement de l’environnement. Cela fait 20 ans qu’elles disparaissent mystérieusement. En France, 300.000 colonies « s’évaporeraient » chaque année selon l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). Si on aperçoit parfois des hécatombes d’insectes devant leur ruches, souvent, on ne retrouve jamais leur corps. Et pas la peine d’imaginer qu’elles se sont fait la malle pour se dorer la pilule au soleil : une abeille ne quitte jamais sa reine.
Pas de cadavre, pas d’arme du crime retrouvée…Les scientifiques qui enquêtent sur l’énigme sont cependant parvenus à identifier plusieurs causes possibles. Et notamment un acarien particulièrement antipathique : le « Varroa destructor » (tremblez, bonnes gens). Ce salopard suce l’hémolymphe des abeilles (grosso modo : leur sang) jusqu’à ce que mort s’ensuive. On date son apparition sur le sol français à l’année 1982, ce qui correspond bien au début du massacre. Problème : le gonze ne s’attaque pas aux abeilles sauvages qui, pourtant, tombent aussi comme des mouches. Mais le frelon asiatique l’accompagne sur le banc des accusés. Lui les dévore. Ce qui peut expliquer qu’on ne retrouve pas de corps…
Une autre hypothèse, c’est l’appauvrissement génétique. Depuis des années, les apiculteurs s’alignent, comme les agriculteurs, sur le productivisme capitaliste : travailler plus pour gagner plus. Donc intensification des pratiques. Donc, on importe les meilleures races de reines. Seulement voilà : la diversité s’étiole et leur durée de vie moyenne fond. Aïe.
Last but not least : les pesticides. Nous y voilà. Le Gaucho et le Régent ont bien été interdits en France mais cela n’a pas tout résolu : les abeilles en prennent plein la tête. Et là aussi, les monocultures – qui permettent de « gagner plus » - tuent la biodiversité. D’ailleurs dans cette catastrophe mondiale, les abeilles des villes restent épargnées. Forcément, à Paris, pas de pesticide.
Allons-nous tous mourir alors, au rythme des ouvrières des ruches ? Non. Mais notre alimentation pourrait en être très affectée – comme notre économie. Sans abeille, en effet, plus de pomme, ni de poire, ni de moutarde, ni de colza, tomates, carotte, oignon, poireau…Ca fait beaucoup. Einstein s’est-il trompé pour autant ? Et bien figurez-vous que cette fameuse phrase sur les quatre années, nianiania, il ne l’a probablement jamais dite. On ne trouve sa trace que sur un tract d’apiculteurs français en 1994. Mais jamais avant. De là à penser qu’il y a eu de la manip’ dans l’air…
Sources: France Soir, Telerama, Bacterioblog
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11 juillet 2009Jeux de pouvoirs: un cinéma du complot
Depuis le traumatisme du 11 septembre 2001, le cinéma américain a renoué avec la théorie du complot qui l'inspirait déjà dans les années 70. A l'époque, la guerre du Vietnam, l'assassinat de JFK puis de Martin Luther King, le scandale du Watergate avaient perforé la confiance du peuple U.S. envers sa classe politique, ses dirigeants. D'où des films comme Conversation secrète (Coppola, 74), A cause d'un assassinat (Pakula, 74) ou même Le jour des morts vivants (Romero, 86) où les héros mettent le nez dans des conspirations.
Aujourd'hui, les catastrophes à répétition (l'attentat contre les tours jumelles, donc, mais aussi les bourbiers irakiens et afghans ou le scandale Halliburton) remettent au goût du jour les fantasmes de complot sur le mode "on nous cache tout, on nous dit rien".
Sorti récemment, le film "Jeux de pouvoir" avec Russel Crowe et Ben Affleck est à l'image de ce retour de thématique. L'histoire est celle d'un journaliste qui enquête sur l'assassinat de la maîtresse d'un homme politique. Comme celui-ci luttait contre la privatisation de la sécurité américaine, l'idée d'une tentative de destabilisation remonte vite à la surface. Mais chacun semble cependant bien cacher son jeu...
On retrouve les vieilles figures qui sont à la fois les piliers et les fantômes du pays de l'oncle Sam. Plus exactement, des piliers devenus objets de méfiance: l'armée (les bidasses et leur goût du secret, leur aptitude à assassiner froidement), la classe politique (tous des pourris?) et le libéralisme économique (à travers cette volonté de privatiser la sécurité intérieure, qui revient finalement à donner le contrôle de la vie quotidienne des américains à des sociétés opaques - pour ne pas dire secrètes...).
Dans ce terrain de jeu, le journaliste est vu comme un héros. C'est Russel Crowe, bedonnant pour faire plus vrai, qui le campe. Un as des as, plus fort que la police même: il a mille sources, il échappe aux fusillades, il est incorruptible...A ses côtés, une jeune journaliste bloggueuse qui représente la nouvelle génération. Elle préfère l'instantané à l'info approfondie, elle est en concurrence directe avec les millions de sources de Google et elle est sévèrement tentée par la "pipolisation". Mais au gré de l'intrigue, elle saura s'aligner sur la morale, l'efficacité et la déontologie de son mentor.
Vision optimiste du journalisme? Pas complètement. Quand le scribouilleur découvre le pot-aux-roses, la clé de l'énigme, qu'il s'apprête à écrire l'article qui révèlera la vérité, il a ces mots désespérés: "Personne ne lira cet article". La crise de la presse est passée par là. Sous des aspects spectaculaires, Jeux de pouvoirs colle donc pas mal à la réalité. Bon film.
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10 mai 2009Anges et démons: le mythe des Illuminati
Après Da Vinci Code, une nouvelle adaptation d’un best-seller signé Dan Brown sort au cinéma, mercredi : Anges et démons. Ou comment Robert Langdon, expert en religion, va décrypter un complot de la secte des « Illuminati » contre l’Eglise Catholique.
Dans son livre, Dan Brown restait fidèle à sa thématique de la conspiration. Historiquement, les Illuminati ont véritablement existé. Fondée en mai 1776 par l’allemand Adam Weishaupt, cette société secrète voulait changer le monde et anéantir les régimes monarchiques, qui entravaient, selon elle, les progrès et les libertés. Opposée à l’Eglise Catholique, qui la traqua jusqu’à sa fin, elle disparut au bout de dix ans sans avoir réuni plus de 2.000 membres.
Pourtant, certains la soupçonnent d’avoir survécu – forcément secrètement. Les fantasmes sont nombreux sur son compte : elle serait à la tête d’un complot international visant à gouverner le monde. Ses membres infiltreraient les banques, universités, gouvernements et n’hésiteraient pas user de méthodes comme les chantages et les assassinats. Les Illuminati auraient même été à l’origine de grands évènements comme la Révolution française ou russe.
Incontestablement, ces « fantasmes » sont les traces laissées par le combat acharné que l’Eglise livra à cette confrérie. Des idées propagées par l’extrême droite traditionaliste mais qui se retrouvent aujourd’hui reprises par une frange de la population qu’on classerait plutôt à l’extrême gauche.
Pour cause, les deux « bords » ont quelques ennemis communs : les Etats-Unis et les Juifs. Ces deux « entités » ont précisément toujours été associées aux Illuminati. Notamment parce que la société secrète a été créée la même année que les Etats d’Amérique et que son fondateur était Juif. Si on ajoute que ce sont de richissimes personnalités juives (comme les Rothschild) qui ont été soupçonnées de financer cet ordre mystérieux, la passerelle entre « complot des illuminati » et « complot Juif » est vite franchie.
On ne dira pas que le bouquin de Dan Brown est antisémite. L’auteur vise d’ailleurs plutôt l’Eglise puisque dans son récit, les Illuminati auraient été fondés par Galilée, pour se venger des Catholiques qui l’ont persécuté. Du grand n’importe quoi historique. Mais la haine naît souvent dans l’inculture.
Source: L'internaute
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25 avril 2009Humains: le mythe de l'homme sauvage
Un groupe de chercheurs part dans les Alpes et tombe sur un groupe d'hommes sanguinaires, qui vivent en pleine nature. C’est ainsi que démarre Humains, film d’horreur à la française, sorti en salles mercredi dernier et massacré par la critique.
Le mythe de l’homme sauvage, qui termine souvent en sauvagerie, a déjà inspiré le cinéma de genre, comme The descent en 2005, où des spéléologues découvraient une communauté souterraine. La symbolique est claire : c’est le refoulé de l’espèce humaine, sa violence intrinsèque qui explose à l’écran, débarrassée du vernis fragile de la civilisation et de la culture.
Mais le film de Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin s’intéresse plus précisément au neanderthalensis. Rappelons que cet Homo vivait il y a 250.000 ans et a disparu il y a 40.000 ans. Les scientifiques l’ont d’abord considéré comme notre ancêtre direct avant de le classer dans une autre espèce, même s’il pourrait avoir un parent commun avec nous : l’Homo Erectus.
L’homme de Neandertal reste encore mystérieux à plus d’un titre. On ignore pourquoi et comment il a disparu du globe, même si la coexistence avec Cro-Magnon, plus développé techniquement, lui a peut-être été fatale. En tout cas, cette énigme a nourri les spéculations de quelques chercheurs farfelus. Certains ont ainsi avancé qu’il pourrait être encore en vie…
Boris Porchnev (1905-1972), historien soviétique, a émis l’hypothèse que le Yéti pourrait être un Néandertalien. Ce qui suppose déjà l’existence de l’abominable homme des neiges comme acquise…Pas gagné.
Qu’on considère le Néandertalien comme un Yéti ou comme un monstre, on fait en tout cas perdurer le mythe d’un être dangereux, décérébré et plus proche de l’animal que de l’homme. Une idée fausse, longtemps entretenue par ceux qui refusaient l’idée que d’autres individus aient pu exister à nos côtés. On a d’ailleurs aussi raconté qu’il était cannibale… En vérité, l’homme de Néandertal était doué d’un vrai savoir-faire dans la construction d’outils et inhumait ses morts. Un brave garçon, finalement.
Source: Hommes et faits
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La bande-annonce du film Humains:


18 février 2009Les croquemitaines votent Républicain
Freddy, Jason, Michael Myers ou encore Leatherface… Autant de
croquemitaines devenus des personnages cultes des films d’horreur entre les
années 70 et 80. Avec le remake de Vendredi 13 sorti la semaine dernière,
arrivé après celui de Massacre à la tronçonneuse et de Halloween, les tueurs
gores sont de retour sur grand écran.
Peut-être pas un hasard. L’avènement de ces serial-killer a coïncidé avec une ère politique, celle de Nixon puis de Reagan, marquée par un net virage à droite des USA, notamment sur les questions sociétales et qui a permis au puritanisme le plus outrancier de s’exprimer.
Or, en s’attaquant de préférence aux étudiants fêtards, aux couples qui perdent leur virginité et qui forniquent sous la couette, Jason et compagnie symbolisaient justement le visage - monstrueux – de cette Amérique hypocrite, qui censure le sexe mais s’abreuve de violence, qui verrouille sous la ceinture mais dérouille à coups de ceinturon.
Dans Massacre à la tronçonneuse, le sadique poussait loin la
métaphore en utilisant son instrument de torture comme prolongement phallique
pour pallier sa frustration face aux jolies créatures, notamment dans le second
volet. Les puritains ? Des impuissants, selon le réalisateur Tobe Hooper.
Pas étonnant dès lors que les « méchants » aient fait leur grand come-back sous l’ère Bush, et son retour à l’ordre moral discutable. Même si l’élection d’Obama va peut-être mettre un terme à la résurrection de cette mode.
Le choix Démocrate semble en effet celui des auteurs de ces slasher movies. D’ailleurs, dans Freddy, l’intrigue débutait dans une rue baptisée « Elm Street ». Du nom de celle où JFK fut assassiné en 1963. Un traumatisme horrible. Et à l’arrivée, un film d’horreur traumatisant.
Crédit photo 2: TCM Hitchhicker
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La bande-annonce de Vendredi 13, réalisé par Marcus Nispel


06 février 2009Envoyés très spéciaux: un film pour blogueurs?
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Au box-office, ce n'est pas le carton. Mais peut-être que le téléchargement illégal tourne à plein régime pour le film Envoyés très spéciaux, sorti en salle le 21 janvier dernier. Car le long-métrage, réalisé par Frédéric Auburtin, a de quoi plaire aux internautes, en priorité. |
L'histoire est celle d'un journaliste radio (Lanvin) et d'un technicien son (Jugnot) chargés de partir en Irak pour quelques jours. Mais à la suite d'une bévue, ils perdent les billets d'avion et les 20 000 euros de budget prêtés par leur employeur. Du coup, ils se cachent chez un ami à Barbès et dupent leur rédaction en envoyant de faux reportages. Pris à leur propre piège, ils finissent même par faire croire qu'ils sont retenus en otages.
Difficile de ne pas penser à Ingrid Bétancourt lorsque le film met en scène la vague d'émotion qui traverse la France, émue par le sort de ces deux journalistes prétendument captifs. Et donc aussi aux réactions de doute – douteuses – de ceux qui trouvaient à l'otage des guérilleros une trop bonne mine pour être honnête. Fantasmes de complot qui s'exprimaient sur la scène de leur théâtre favori: Internet.
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Le Web, refuge des sceptiques de tout poil, de ceux qui réfutent les versions officielles. Or, qui est censé délivrer cette version officielle? Les journalistes. Lesquels sont donc souvent la cible des suspicions, accusés de mentir, de bidonner – ce qui est déjà arrivé parfois, effectivement (pensons à PPDA et à sa fausse interview de Castro). Et c'est sur ce doute là que se bâtit l'intrigue d'Envoyés très spéciaux. |
Le discrédit des médias dominants, justifié ou non, a entraîné le développement des médias internautes – réputés plus à la marge, plus courageux alors qu'ils vivent beaucoup de publicité... - et la profusion de blogs. Chacun veut devenir journaliste et pour cela, pas besoin d'aller sur le terrain, il suffit de se documenter sur la toile. Or, c'est justement cette voie-là que choisissent les deux protagonistes du film pour connaître l'actualité de l'Irak sans y être: wikipedia, google earth, la télé par satellite sont appelés en renfort...
Et en plus, leur stratagème fonctionne. De quoi donner raison aux internautes? Pas sûr. Ce n'est qu'un film. Et c'est plutôt marrant.
La bande-annonce du film Envoyés très spéciaux:
Plus d'infos sur ce film

28 janvier 2009Un cinéma post-Internet
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Diary of the dead vient de sortir en DVD. C’est le cinquième volet de la saga horrifique américaine de George A. Romero (après La nuit des morts-vivants, Zombies, Le jour des morts vivants et Land of the dead). |
On y suit les malheurs d’un groupe d’étudiants confrontés à un virus transformant l’humanité en armée de zombies, dans une ambiance de fin du monde. Histoire banale pour le genre mais traitement spécial : beaucoup de scènes sont vues à travers les images tournées au caméscope par l’un des héros.
Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, plusieurs films ont adopté le procédé depuis le culte Projet Blair Witch (1999) jusqu’aux récents Cloverfield, Rec ou dans un autre genre Redacted.
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Aujourd’hui, le concept prend une résonance particulière – encore inexistante à l’époque de Blair Witch – celle de l’ère Internet, de Facebook et Youtube. C'est-à-dire de la banalisation des images dites « amateurs », captées en dehors des « clous », des règles établies (c'est-à-dire des reportages journalistes ou bien des films de cinéma) . |
Mais ces images sans esthétique (ou supposées comme telles) peuvent aussi rappeler les vidéos de surveillance qui abondent dans cette période sécuritaire dont on n’est toujours pas sorti depuis le 11 septembre 2001. Vidéos d’anonymes ou vidéos de flics, c’est toujours la question de l’intime, et plus précisément de sa violation qui fait surface. Or, lorsqu’un pays ne peut plus assurer d’espace privé, de « jardin secret » à ses citoyens, on n’est plus en démocratie mais dans une dictature.
Et c’est justement cette peur de la tyrannie qui obsède tout un pan du cinéma américain depuis l’effondrement des tours jumelles et la politique bushiste qui l’a suivi, à grands coups de « Patriot act ».
Le sujet aura d’ailleurs traversé toute la filmographie de Romero, cinéaste politique. Cependant, d’un point de vue purement cinématographique, cet épisode-là est sans doute le plus mauvais, le plus mou. Mais ça, c’est un autre débat.
La bande-annonce de Diary of the Dead:


11 janvier 2009Vampire, vous avez dit vampire?
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Avec Twilight, qui sort en salles après avoir cartonné dans les librairies, les vampires reviennent à la mode. Toujours avec un sous-texte sexuel : ici, les premiers émois adolescents. Mais avant de devenir des héros pour jeunes filles sentimentales, les créatures avaient surtout le don de ficher la trouille. |
Les premières traces des vampires remontent à la Grèce Antique, au royaume d’Hadès (les enfers) où les ombres, c'est-à-dire les âmes damnées, se nourrissaient du sang des victimes pour revenir à la vie.
Mais c’est bien plus tard que le mot « vampire » est apparu, plus précisément en 1725. C’est dans un rapport que le terme est employé, au sujet d’un certain Peter Plogojowitz. Ce paysan serbe mourut à l’âge de 62 ans dans son village natal de Kisilova. Trois jours après son décès, il apparut sous les yeux de son fils pour demander de la nourriture. Quelques jours plus tard, son rejeton fut retrouvé mort – tout comme plusieurs villageois, épuisés après avoir perdu de grandes quantités de sang. Avant de rendre leur dernier souffle, ils auraient affirmé que Plogojowitz les avait mordu et avait bu leur sang.
On ouvrit alors le cercueil du paysan, on remarqua que le corps n’était pas aussi putréfié qu’il aurait dû l’être et on lui enfonça un pieu dans le cœur avant d’incinérer la dépouille. Rien que ça…
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Plus prosaïquement, il semble que certaines maladies, difficiles à soigner il y a quelques siècles, aient été confondues avec le « vampirisme ». Par exemple, la rage, qui se transmet par la morsure (tiens, tiens), qui suscite un comportement agressif (double tiens, tiens) et qui peut être aussi véhiculée par certains animaux comme la chauve-souris (triple tiens,tiens). |
Mais une autre pathologie évoque le mal de Dracula (le
fictif, pas le vrai qui n’avait pas grand-chose à voir) : la porphyrie.
Les individus qui en sont atteints ne peuvent s’exposer au soleil sous peine de
voir leur peau ravagée par des lésions, ont la peau décharnée et doivent éviter
la consommation d’ail qui libère une enzyme néfaste.
Sinon, il existe aussi des cas de psychose appelés « vampirisme clinique » où les malades ingurgitent du sang humain. Heureusement, le phénomène demeure très rare.


12 décembre 2008Shyamalan écologiquement correct
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Le dernier film du cinéaste M. Night Shyamalan vient de sortir en DVD. Phénomènes rompt avec la niaiserie féérique de La jeune fille de l'eau, son précédent opus, pour filmer une violence sèche et impromptue. |
Aux Etats-Unis, une vague de suicide inexpliqués secoue le pays. Dans les parcs et les rues, des passants se tranchent soudainement la carotide ou foncent en voiture contre un mur. Un professeur de sciences, à Philadelphie, décide de fuir avec sa petite famille pour échapper à cette menace invisible, cette contamination démente qui semble se propager de corps en corps.
A mi-parcours, le film révèlera l'étrange cause de cette épidémie mortelle: c'est la nature qui se venge du mal qu'on lui fait. Les végétaux semblent émettre une force mystérieuse qui contraint les hommes à se supprimer.Comme s'ils étaient des nuisibles.
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Depuis quelques années, l'écologie est devenue un thème très prisé dans les films catastrophes. On se souvient du Jour d'après, de Roland Emmerich (2004) où les bouleversements climatiques entraînaient le début de la fin (du monde). Prétexte à effets spéciaux là, prétexte à suspense et angoisse ici. |
L'époque et les exigences du box-office aboutissent à des métrages très moralisateurs. Mais dans la catégorie "films d'horreur", on connaît d'autres exemples où le thème de la supériorité de la nature sur l'homme a donné un résultat nettement moins politiquement correct.
Le cas le plus parlant est sans doute celui du film Délivrance, de John Boorman, en 1972. Il met en scène quatre jeunes citadins partant en excursion sur une rivière. Mais le week-end vire au cauchemar lorsqu'ils tombent sur une bande de dégénérés qui leur font subir les pires sévices, notamment un viol. Et la nature, cruelle, ne fait rien pour les aider, bien au contraire.


24 novembre 2008Crânes de cristal et légende en toc
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La sortie en DVD du quatrième volet d'Indiana Jones remet au goût du jour la légende qui est au coeur de son intrigue: celle des crânes de cristal. Dans le film, l'aventurier se lance à leur recherche dans la jungle amazonienne. |
Selon le mythe, les crânes seraient au nombre de treize et éparpillées à travers la planète. Leur réunion permettrait à l'humanité de se rassembler et d'éviter la fin du monde. Ils auraient été conçus à l'époque précolombienne par les Aztèques dans des blocs de cristal. Or, leur précision est telle qu'ils n'ont pas pu être élaborés avec les outils de l'époque...à moins d'un renfort d'une autre civilisation, peut-être extra-terrestre! C'est justement la thèse soutenue dans le film de Spielberg.
Plusieurs crânes demeurent visibles aujourd'hui dans diférents musées. L'un se trouve au quai Branly à Paris, un autre au British Museum de Londres, un autre à la Smithsonian Institution de Washington. Certains figureraient aussi au sein de collections privées.
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L'histoire la plus emblématique est celle du "Skull of doom" (le crâne du destin). C'est l'explorateur britannique, Mitchell-Hedges, qui l'aurait découvert avec sa fille en 1924 lors de fouilles dans la cité maya de Lubaantum au Belize. Revenu en Grande-Bretagne en 1950, il lança la fameuse légende en prétendant que l'objet avait 3.600 ans. |
La vérité semble moins romantique. Tous ces crânes proviendraient d'Allemagne où ils auraient été fabriqués entre 1867 et 1886. Ils auraient ensuite atterri dans les mains d'un antiquaire français basé au Mexique et nommé Eugène Boban. Celui-ci approvisionnait beaucoup de musées dans le monde à qui il aurait refilé, sciemment ou non, ces contrefaçons censées provenir des Aztèques. Quant à Mitchell-Hedges, il aurait acquis son exemplaire dans une banale vente aux enchères.
Plusieurs études ont démontré la supercherie, au moins pour certains de ces crânes, dès 1950. Mais quelques rêveurs ésotériques ont fait perdurer la légende, notamment la société Crystal Skulls International, fondée en 1945. Ceux-là ont peut-être apprécié le film de Spielberg, qui a privilégié totalement leur thèse. Mais ce n'est que du cinéma.















