Montauk

Toutes les infos "à la marge" trouvées sur Internet et mises en débat: théorie du complot, cryptozoologie, insolite... Parce que tout est politique.

23 novembre 2009
Poltergeist (1/2): le cas de la maison d'Enfield

para Carton aux USA, le film Paranormal Activity sort en France le 2 décembre. Si le traitement lorgne vers Le Projet Blair Witch, avec fausses images amateurs pour faire plus « vrai », donc plus peur, le sujet est archi-classique : une maison devient le théâtre de poltergeist. C’est à dire d’ « esprits frappeurs ».

L’un des cas (dit authentique) de poltergeist les plus connus est celui d’Enfield. Nous sommes en 1977. Dans cette maison de la banlieue nord de Londres vit la famille Hodgson: mère divorcée, deux garçons, deux filles – dont Janet. A l'époque, pour respecter leur anonymat, dans les journaux, on les appelle les Harper.

Du 31 août 1977 jusqu'à l’été 1978, plusieurs phénomènes inquiétants secouent la demeure : bruits venus de nulle part, meubles qui bougent tout seuls, draps qui se soulèvent, départs de feux dans les tiroirs… Aujourd’hui encore, beaucoup s’interrogent sur la nature de ces évènements, ne serait-ce que sur Internet.

polter Les différents parapsychologues qui se sont rendus sur les lieux ne parlent pas de maison hantée. Mais ils attribuent l’origine de ces mystères à la force mentale de Janet Hodgson, 11 ans. Les poltergeists seraient ainsi l’expression d’un trop plein d’énergie psychique qui se déchargerait en influant sur les objets environnants. Dans la plupart des cas, ce sont les adolescentes, perturbées par la puberté, qui sont – inconsciemment – responsables de ces « hantises ». C’est en tout cas ce que pensait le psychiatre Jung (1875-1961), en substance. Une théorie voisine affirme que ces jeunes femmes seraient victimes d’hallucinations, qui « contamineraient » leur entourage dans ce cadre isolé qu’est la maison, le foyer familial.

On peut aussi essayer d’expliquer l’énigme d’Enfield
par des voies plus terre-à-terre. Un  journaliste a un jour surpris Janet en train d’éteindre un caméscope qui filmait une pièce de la maison pour faire croire à une manifestation surnaturelle…Prise la main dans le sac, la jeune fille a avoué être à l’origine de certains des évènements…Mais pas de tous. D’ailleurs, elle fut hospitalisée quelques jours et les éléments surnaturels perdurèrent dans ce laps de temps même s’ils connurent un fort ralentissement. Mais elle avait une sœur et deux frères qui auraient pu être ses complices.

Enfin, quelques descriptions de « phénomènes angoissants » laissent un petit goût de déjà vu…Ainsi, Janet prenait parfois une voix grave et masculine pour crier qu’elle était possédée par un esprit…Et de temps en temps, des inscriptions obscènes étaient retrouvées sur les murs de la maison. Tout cela rappelle fortement L’exorciste, de William Friedkin, sorti au cinéma trois ans plus tôt…Les enfants Hodgson l’avaient-ils vu ? Je l’ignore. Mais la question – comme d’autres – méritait d’être posée.

Photo 2 : Janet Hodgson photographiée en "lévitation"

Sources: Mystere tv, Ma vie, souvenirs, rêves et pensés, de Jung


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16 novembre 2009
Ces tournages de films maudits

crow  Le 11 novembre dernier est sorti en salles le documentaire sur le film jamais terminé de Henri-Georges Clouzot, « L’enfer ». Un film qu’on a dit « maudit » parce que son tournage a été interrompu par une série d’aléas(dépression de l’acteur Serge Reggiani, infarctus du réalisateur, dépassement de budget…). Rien de surnaturel, cependant. D’autres tournages fameux ont connu des déboires plus troublants…

Comme le film The Crow, sorti en 1994, qui raconte la vengeance d’un homme, revenant du royaume des morts. Le 1er avril 1993, le jeune acteur principal Brandon Lee tourne une scène où il se fait tirer dessus. Le revolver est chargé à blanc. Aucun risque à priori. Le coup part. Lee s’écroule comme prévu…Mais ne se relève pas. Il est touché au ventre. Il meurt quelques heures plus tard à l’hôpital.

On a beaucoup fantasmé sur cette mort accidentelle, on a parlé de complot en se souvenant que le père de l’acteur, Bruce Lee, avait aussi péri sur un tournage vingt ans plus tôt… Une question lancinante revenait : le père et le fils ont-ils été assassinés ? En vérité, il n’en est rien. Si Brandon Lee est mort, c’est parce qu’une coquille de balle, utilisée lors d’une précédente manipulation, s’était coincée dans le barillet. Et ce jour-là, elle a été projetée en même temps que la balle à blanc. Quant à Bruce Lee, il n’a pas non plus été supprimé par la mafia chinoise : il a succombé à un œdème cérébral après une allergie médicamenteuse.

ring2 Autre tournage, autres soupçons… L’exorciste (sorti en 1973) demeure déjà l’un des films les plus terrifiants de l’histoire du cinéma. Il l’est encore plus si l’on en croit les rumeurs qui entourent sa conception. Neuf personnes sont mortes durant son tournage, dont l’un des acteurs – Jack MacGowran qui joue le réalisateur Burke Dennings… qui meurt d’ailleurs dans l’histoire ! Mais ce n’est pas tout : un incendie à l’origine inconnue ravagea le plateau et retarda de six semaines le tournage.

Film maudit ? Et mon crucifix, c’est du poulet ? L’écrivain William Blatty, auteur du roman dont le film a été tiré, a toujours rigolé en écoutant ces histoires. Non pas qu’il ait remis en cause leur véracité. Simplement : « Le réalisateur avait pris un retard considérable et dans un entretien à Newsweek, il l’attribua à des puissances maléfiques. Et puis les histoires se mirent à circuler. Mais enfin, lorsque le tournage d’un film dure un an, il est inévitable que des gens meurent » assurait-il. Selon lui, le cinéaste (William Friedkin) encourageait même ses acteurs à amplifier la rumeur d’une malédiction pour produire ce qu’on n’appelait pas encore, à l’époque…le buzz !

En revanche, je n’ai aucune explication concernant les « mystères » qui ont entouré le tournage du film Ring 2, de Hideo Nakata, en 2003. Un autre film d’horreur. Au septième jour du tournage, une canalisation se brisa et provoqua l’inondation des bureaux de la régie. Nakata fit alors procéder à une cérémonie de purification shintoïste…Hélas pour lui, les problèmes continuèrent ; un autre jour, le camion des accessoires fut attaqué par des milliers d’abeilles, un conteneur d’eau potable explosa et un habilleur fut attaqué par un cerf très énervé sur un parking, pendant le tournage…Or, l’héroïne du film est justement assaillie par un troupeau de cerfs dans une scène du film. J’ignore si le cervidé s’est pointé là par hasard ou s’il s’agissait précisément de l’un des « figurants » du long-métrage. Nakata n’a pas du être traumatisé en tout cas puisqu’un Ring 3 est sur les rails… 

Sources: L'internaute, Allociné, Wikipedia

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03 octobre 2009
La mystérieuse disparition des abeilles

abei Dans les urnes ou les écrans de ciné, l’écologie est devenue un sujet de préoccupation majeure. Comme Al Gore avant lui, Nicolas Hulot dénonce le comportement pollueur dans son film « Le syndrome du Titanic » (en salles mercredi). Tout juste sorti en DVD, le film « Phénomènes » de Shyamalan met en scène une nature vengeresse. Avec cette citation, attribuée à Einstein, en préambule : « Si l’abeille venait a disparaître, l’humanité n’en aurait plus que pour quatre ans ».

Les abeilles, symbole du dérèglement de l’environnement. Cela fait 20 ans qu’elles disparaissent mystérieusement. En France, 300.000 colonies « s’évaporeraient » chaque année selon l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). Si on aperçoit parfois des hécatombes d’insectes devant leur ruches, souvent, on ne retrouve jamais leur corps. Et pas la peine d’imaginer qu’elles se sont fait la malle pour se dorer la pilule au soleil : une abeille ne quitte jamais sa reine.

Pas de cadavre, pas d’arme du crime retrouvée…Les scientifiques qui enquêtent sur l’énigme sont cependant parvenus à identifier plusieurs causes possibles. Et notamment un acarien particulièrement antipathique : le « Varroa destructor » (tremblez, bonnes gens). Ce salopard suce l’hémolymphe des abeilles (grosso modo : leur sang) jusqu’à ce que mort s’ensuive. On date son apparition sur le sol français à l’année 1982, ce qui correspond bien au début du massacre. Problème : le gonze ne s’attaque pas aux abeilles sauvages qui, pourtant, tombent aussi comme des mouches. Mais le frelon asiatique l’accompagne sur le banc des accusés. Lui les dévore. Ce qui peut expliquer qu’on ne retrouve pas de corps…

Varroa Une autre hypothèse, c’est l’appauvrissement génétique. Depuis des années, les apiculteurs s’alignent, comme les agriculteurs, sur le productivisme capitaliste : travailler plus pour gagner plus. Donc intensification des pratiques. Donc, on importe les meilleures races de reines. Seulement voilà : la diversité s’étiole et leur durée de vie moyenne fond. Aïe.

Last but not least : les pesticides. Nous y voilà. Le Gaucho et le Régent ont bien été interdits en France mais cela n’a pas tout résolu : les abeilles en prennent plein la tête. Et là aussi, les monocultures – qui permettent de « gagner plus » - tuent la biodiversité. D’ailleurs dans cette catastrophe mondiale, les abeilles des villes restent épargnées. Forcément, à Paris, pas de pesticide.

Allons-nous tous mourir alors, au rythme des ouvrières des ruches ? Non. Mais notre alimentation pourrait en être très affectée – comme notre économie. Sans abeille, en effet, plus de pomme, ni de poire, ni de moutarde, ni de colza, tomates, carotte, oignon, poireau…Ca fait beaucoup. Einstein s’est-il trompé pour autant ? Et bien figurez-vous que cette fameuse phrase sur les quatre années, nianiania, il ne l’a probablement jamais dite. On ne trouve sa trace que sur un tract d’apiculteurs français en 1994. Mais jamais avant. De là à penser qu’il y a eu de la manip’ dans l’air…

Sources: France Soir, Telerama, Bacterioblog


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11 juillet 2009
Jeux de pouvoirs: un cinéma du complot

jeux Depuis le traumatisme du 11 septembre 2001, le cinéma américain a renoué avec la théorie du complot qui l'inspirait déjà dans les années 70. A l'époque, la guerre du Vietnam, l'assassinat de JFK puis de Martin Luther King, le scandale du Watergate avaient perforé la confiance du peuple U.S. envers sa classe politique, ses dirigeants. D'où des films comme Conversation secrète (Coppola, 74), A cause d'un assassinat (Pakula, 74) ou même Le jour des morts vivants (Romero, 86) où les héros mettent le nez dans des conspirations.

Aujourd'hui, les catastrophes à répétition (l'attentat contre les tours jumelles, donc, mais aussi les bourbiers irakiens et afghans ou le scandale Halliburton) remettent au goût du jour les fantasmes de complot sur le mode "on nous cache tout, on nous dit rien".

Sorti récemment, le film "Jeux de pouvoir"
avec Russel Crowe et Ben Affleck est à l'image de ce retour de thématique. L'histoire est celle d'un journaliste qui enquête sur l'assassinat de la maîtresse d'un homme politique. Comme celui-ci luttait contre la privatisation de la sécurité américaine, l'idée d'une tentative de destabilisation remonte vite à la surface. Mais chacun semble cependant bien cacher son jeu...

convers On retrouve les vieilles figures qui sont à la fois les piliers et les fantômes du pays de l'oncle Sam. Plus exactement, des piliers devenus objets de méfiance: l'armée (les bidasses et leur goût du secret, leur aptitude à assassiner froidement), la classe politique (tous des pourris?) et le libéralisme économique (à travers cette volonté de privatiser la sécurité intérieure, qui revient finalement à donner le contrôle de la vie quotidienne des américains à des sociétés opaques - pour ne pas dire secrètes...).

Dans ce terrain de jeu, le journaliste est vu comme un héros. C'est Russel Crowe, bedonnant pour faire plus vrai, qui le campe. Un as des as, plus fort que la police même: il a mille sources, il échappe aux fusillades, il est incorruptible...A ses côtés, une jeune journaliste bloggueuse qui représente la nouvelle génération. Elle préfère l'instantané à l'info approfondie, elle est en concurrence directe avec les millions de sources de Google et elle est sévèrement tentée par la "pipolisation". Mais au gré de l'intrigue, elle saura s'aligner sur la morale, l'efficacité et la déontologie de son mentor.

Vision optimiste du journalisme? Pas complètement. Quand le scribouilleur découvre le pot-aux-roses, la clé de l'énigme, qu'il s'apprête à écrire l'article qui révèlera la vérité, il a ces mots désespérés: "Personne ne lira cet article". La crise de la presse est passée par là. Sous des aspects spectaculaires, Jeux de pouvoirs colle donc pas mal à la réalité. Bon film.

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10 mai 2009
Anges et démons: le mythe des Illuminati

anges Après Da Vinci Code, une nouvelle adaptation d’un best-seller signé Dan Brown sort au cinéma, mercredi : Anges et démons. Ou comment Robert Langdon, expert en religion, va décrypter un complot de la secte des « Illuminati » contre l’Eglise Catholique.

Dans son livre, Dan Brown restait fidèle à sa thématique de la conspiration. Historiquement, les Illuminati ont véritablement existé. Fondée en mai 1776 par l’allemand Adam Weishaupt, cette société secrète voulait changer le monde  et anéantir les régimes monarchiques, qui entravaient, selon elle, les progrès et les libertés. Opposée à l’Eglise Catholique, qui la traqua jusqu’à sa fin, elle disparut au bout de dix ans sans avoir réuni plus de 2.000 membres.

Pourtant, certains la soupçonnent d’avoir survécu – forcément secrètement. Les fantasmes sont nombreux sur son compte : elle serait à la tête d’un complot international visant à gouverner le monde. Ses membres infiltreraient les banques, universités, gouvernements et n’hésiteraient pas user de méthodes comme les chantages et les assassinats. Les Illuminati auraient même été à l’origine de grands évènements comme la Révolution française ou russe.

anges2 Incontestablement, ces « fantasmes » sont les traces laissées par le combat acharné que l’Eglise livra à cette confrérie. Des idées propagées par l’extrême droite traditionaliste mais qui se retrouvent aujourd’hui reprises par une frange de la population qu’on classerait plutôt à l’extrême gauche.

Pour cause, les deux « bords » ont quelques ennemis communs : les Etats-Unis et les Juifs. Ces deux « entités » ont précisément toujours été associées aux Illuminati. Notamment parce que la société secrète a été créée la même année que les Etats d’Amérique et que son fondateur était Juif. Si on ajoute que ce sont de richissimes personnalités juives (comme les Rothschild) qui ont été soupçonnées de financer cet ordre mystérieux, la passerelle entre « complot des illuminati » et « complot Juif » est vite franchie.

On ne dira pas que le bouquin de Dan Brown est antisémite. L’auteur vise d’ailleurs plutôt l’Eglise puisque dans son récit, les Illuminati auraient été fondés par Galilée, pour se venger des  Catholiques qui l’ont persécuté. Du grand n’importe quoi historique. Mais la haine naît souvent dans l’inculture.

Source: L'internaute


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25 avril 2009
Humains: le mythe de l'homme sauvage

humains Un groupe de chercheurs part dans les Alpes et tombe sur un groupe d'hommes sanguinaires, qui vivent en pleine nature. C’est ainsi que démarre Humains, film d’horreur à la française, sorti en salles mercredi dernier et massacré par la critique.

Le mythe de l’homme sauvage, qui termine souvent en sauvagerie, a déjà inspiré le cinéma de genre, comme The descent en 2005, où des spéléologues découvraient une communauté souterraine. La symbolique est claire : c’est le refoulé de l’espèce humaine, sa violence intrinsèque qui explose à l’écran, débarrassée du vernis fragile de la civilisation et de la culture.

Mais le film de Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin s’intéresse plus précisément au neanderthalensis. Rappelons que cet Homo vivait il y a 250.000 ans et a disparu il y a 40.000 ans. Les scientifiques l’ont d’abord considéré comme notre ancêtre direct avant de le classer dans une autre espèce, même s’il pourrait avoir un parent commun avec nous : l’Homo Erectus.

humains2 L’homme de Neandertal reste encore mystérieux à plus d’un titre. On ignore pourquoi et comment il a disparu du globe, même si la coexistence avec Cro-Magnon, plus développé techniquement, lui a peut-être été fatale. En tout cas, cette énigme a nourri les spéculations de quelques chercheurs farfelus. Certains ont ainsi avancé qu’il pourrait être encore en vie…

Boris Porchnev (1905-1972), historien soviétique, a émis l’hypothèse que le Yéti pourrait être un Néandertalien. Ce qui suppose déjà l’existence de l’abominable homme des neiges comme acquise…Pas gagné.

Qu’on considère le Néandertalien comme un Yéti ou comme un monstre, on fait en tout cas perdurer le mythe d’un être dangereux, décérébré et plus proche de l’animal que de l’homme. Une idée fausse, longtemps entretenue par ceux qui refusaient l’idée que d’autres individus aient pu exister à nos côtés. On a d’ailleurs aussi raconté qu’il était cannibale… En vérité, l’homme de Néandertal était doué d’un vrai savoir-faire dans la construction d’outils et inhumait ses morts. Un brave garçon, finalement.

Source: Hommes et faits


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18 février 2009
Les croquemitaines votent Républicain

vendredi Freddy, Jason, Michael Myers ou encore LeatherfaceAutant de croquemitaines devenus des personnages cultes des films d’horreur entre les années 70 et 80. Avec le remake de Vendredi 13 sorti la semaine dernière, arrivé après celui de Massacre à la tronçonneuse et de Halloween, les tueurs gores sont de retour sur grand écran.

Peut-être pas un hasard. L’avènement de ces serial-killer a coïncidé avec une ère politique, celle de Nixon puis de Reagan, marquée par un net virage à droite des USA, notamment sur les questions sociétales et qui a permis au puritanisme le plus outrancier de s’exprimer.

Or, en s’attaquant de préférence aux étudiants fêtards, aux couples qui perdent leur virginité et qui forniquent sous la couette, Jason et compagnie symbolisaient justement le visage - monstrueux – de cette Amérique hypocrite, qui censure le sexe mais s’abreuve de violence, qui verrouille sous la ceinture mais dérouille à coups de ceinturon.

vendredi2 Dans Massacre à la tronçonneuse, le sadique poussait loin la métaphore en utilisant son instrument de torture comme prolongement phallique pour pallier sa frustration face aux jolies créatures, notamment dans le second volet. Les puritains ? Des impuissants, selon le réalisateur Tobe Hooper.

Pas étonnant dès lors que les « méchants » aient fait leur grand come-back sous l’ère Bush, et son retour à l’ordre moral discutable. Même si l’élection d’Obama va peut-être mettre un terme à la résurrection de cette mode.

Le choix Démocrate semble en effet celui des auteurs de ces slasher movies. D’ailleurs, dans Freddy, l’intrigue débutait dans une rue baptisée « Elm Street ». Du nom de celle où JFK fut assassiné en 1963. Un traumatisme horrible. Et à l’arrivée, un film d’horreur traumatisant.

Crédit photo 2: TCM Hitchhicker


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La bande-annonce de Vendredi 13, réalisé par Marcus Nispel

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06 février 2009
Envoyés très spéciaux: un film pour blogueurs?

envoyes

Au box-office, ce n'est pas le carton. Mais peut-être que le téléchargement illégal tourne à plein régime pour le film Envoyés très spéciaux, sorti en salle le 21 janvier dernier. Car le long-métrage, réalisé par Frédéric Auburtin, a de quoi plaire aux internautes, en priorité.

L'histoire est celle d'un journaliste radio (Lanvin) et d'un technicien son (Jugnot) chargés de partir en Irak pour quelques jours. Mais à la suite d'une bévue, ils perdent les billets d'avion et les 20 000 euros de budget prêtés par leur employeur. Du coup, ils se cachent chez un ami à Barbès et dupent leur rédaction en envoyant de faux reportages. Pris à leur propre piège, ils finissent même par faire croire qu'ils sont retenus en otages.

Difficile de ne pas penser à Ingrid Bétancourt lorsque le film met en scène la vague d'émotion qui traverse la France, émue par le sort de ces deux journalistes prétendument captifs. Et donc aussi aux réactions de doute – douteuses – de ceux qui trouvaient à l'otage des guérilleros une trop bonne mine pour être honnête. Fantasmes de complot qui s'exprimaient sur la scène de leur théâtre favori: Internet.

envoyes2

Le Web, refuge des sceptiques de tout poil, de ceux qui réfutent les versions officielles. Or, qui est censé délivrer cette version officielle? Les journalistes. Lesquels sont donc souvent la cible des suspicions, accusés de mentir, de bidonner – ce qui est déjà arrivé parfois, effectivement (pensons à PPDA et à sa fausse interview de Castro). Et c'est sur ce doute là que se bâtit l'intrigue d'Envoyés très spéciaux.

Le discrédit des  médias dominants, justifié ou non, a entraîné le développement des médias internautes – réputés plus à la marge, plus courageux alors qu'ils vivent beaucoup de publicité... - et la profusion de blogs. Chacun veut devenir journaliste et pour cela, pas besoin d'aller sur le terrain, il suffit de se documenter sur la toile. Or, c'est justement cette voie-là que choisissent les deux protagonistes du film pour connaître l'actualité de l'Irak sans y être: wikipedia, google earth, la télé par satellite sont appelés en renfort...

Et en plus, leur stratagème fonctionne. De quoi donner raison aux internautes? Pas sûr. Ce n'est qu'un film. Et c'est plutôt marrant.

La bande-annonce du film Envoyés très spéciaux:

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28 janvier 2009
Un cinéma post-Internet

diary

Diary of the dead vient de sortir en DVD. C’est le cinquième volet de la saga horrifique américaine de George A. Romero (après La nuit des morts-vivants, Zombies, Le jour des morts vivants et Land of the dead).

On y suit les malheurs d’un groupe d’étudiants confrontés à un virus transformant l’humanité en armée de zombies, dans une ambiance de fin du monde. Histoire banale pour le genre mais traitement spécial : beaucoup de scènes sont vues à travers les images tournées au caméscope par l’un des héros.

Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, plusieurs films ont adopté le procédé depuis le culte Projet Blair Witch (1999) jusqu’aux récents Cloverfield, Rec ou dans un autre genre Redacted.

rec

Aujourd’hui, le concept prend une résonance particulière – encore inexistante à l’époque de Blair Witch – celle de l’ère Internet, de Facebook et Youtube. C'est-à-dire de la banalisation des images dites « amateurs », captées en dehors des « clous », des règles établies (c'est-à-dire des reportages journalistes ou bien des films de cinéma) .

Mais ces images sans esthétique (ou supposées comme telles) peuvent aussi rappeler les vidéos de surveillance qui abondent dans cette période sécuritaire dont on n’est toujours pas sorti depuis le 11 septembre 2001. Vidéos d’anonymes ou vidéos de flics, c’est toujours la question de l’intime, et plus précisément de sa violation qui fait surface.  Or, lorsqu’un pays ne peut plus assurer d’espace privé, de « jardin secret » à ses citoyens, on n’est plus en démocratie mais dans une dictature.

Et c’est justement cette peur de la tyrannie qui obsède tout un pan du cinéma américain depuis l’effondrement des tours jumelles et la politique bushiste qui l’a suivi, à grands coups de « Patriot act ».
Le sujet aura d’ailleurs traversé toute la filmographie de Romero, cinéaste politique. Cependant, d’un point de vue purement cinématographique, cet épisode-là est sans doute le plus mauvais, le plus mou. Mais ça, c’est un autre débat.

La bande-annonce de Diary of the Dead:

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11 janvier 2009
Vampire, vous avez dit vampire?

twilight

Avec Twilight, qui sort en salles après avoir cartonné dans les librairies, les vampires reviennent à la mode. Toujours avec un sous-texte sexuel : ici, les premiers émois adolescents. Mais avant de devenir des héros pour jeunes filles sentimentales, les créatures avaient surtout le don de ficher la trouille.

Les premières traces des vampires remontent à la Grèce Antique, au royaume d’Hadès (les enfers) où les ombres, c'est-à-dire les âmes damnées, se nourrissaient du sang des victimes pour revenir à la vie.

Mais c’est bien plus tard que le mot « vampire » est apparu, plus précisément en 1725. C’est dans un rapport que le terme est employé, au sujet d’un certain Peter Plogojowitz. Ce paysan serbe mourut à l’âge de 62 ans dans son village natal de Kisilova. Trois jours après son décès, il apparut sous les yeux de son fils pour demander de la nourriture. Quelques jours plus tard, son rejeton fut retrouvé mort – tout comme plusieurs villageois, épuisés après avoir perdu de grandes quantités de sang. Avant de rendre leur dernier souffle, ils auraient affirmé que Plogojowitz les avait mordu et avait bu leur sang.

On ouvrit alors le cercueil du paysan, on remarqua que le corps n’était pas aussi putréfié qu’il aurait dû l’être et on lui enfonça un pieu dans le cœur avant d’incinérer la dépouille. Rien que ça…

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Plus prosaïquement, il semble que certaines maladies, difficiles à soigner il y a quelques siècles, aient été confondues avec le « vampirisme ». Par exemple, la rage, qui se transmet par la morsure (tiens, tiens), qui suscite un comportement agressif (double tiens, tiens) et qui peut être aussi véhiculée par certains animaux comme la chauve-souris (triple tiens,tiens).

Mais une autre pathologie évoque le mal de Dracula (le fictif, pas le vrai qui n’avait pas grand-chose à voir) : la porphyrie. Les individus qui en sont atteints ne peuvent s’exposer au soleil sous peine de voir leur peau ravagée par des lésions, ont la peau décharnée et doivent éviter la consommation d’ail qui libère une enzyme néfaste. 

Sinon, il existe aussi des cas de psychose appelés « vampirisme clinique » où les malades ingurgitent du sang humain. Heureusement, le phénomène demeure très rare.

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