08 novembre 2009Du cannibalisme à Hautefaye: Jean Teulé persiste et signe (vidéo)
Pour clore le chapitre "Hautefaye" (voir mes articles ici et ici), une petite interview vidéo que j'ai réalisée à la foire du livre de Brive (Corrèze) pour le journal La Montagne, le 7 novembre dernier. Jean Teulé revient sur le fait divers historique qui lui a inspiré son livre "Mangez-le si vous voulez".
J'ai pu discuter avec lui des doutes de certaines personnalités, comme Georges Marbec, sur la véracité du cannibalisme à Hautefaye, en 1870. ll m'a confirmé sa version et sous-entendu que si Marbec démentait, c'était pour ne pas se fâcher avec ses voisins périgourdins (Marbec est de Nontron, à quelques petits kilomètres de Hautefaye).
A noter que son livre a des chances d'être adapté au cinéma...Un film "gorissime" en perspective.
La vidéo:
Jean Teulé raconte Hautefaye "village de cannibales" -
Video de la-montagne


07 novembre 2009Hautefaye: le village cannibalisé (2/2)
Du cannibalisme à Hautefaye ? « Je n’y crois pas une seconde » assène Francis Donnary, maire du village depuis 1977. C’est à l’adolescence qu’il a pris connaissance de la tragique destinée d’Alain de Moneys. Mais il n’a jamais donné de crédit aux tartines de graisse nourrissant une population affamée. Il n’est pas le seul d’ailleurs. Même Alain Corbin remettait finalement en cause les faits de cannibalisme dans une interview au Monde le 2 juillet dernier: « Le mot cannibalisme était parfois utilisé, à l'époque, dans un sens plus large que l'ingestion, stricto sensu, de chair humaine. Que l'on ait recueilli sa graisse, c'est possible. Qu'on l'ait dévoré, c'est moins sûr. ».
Il n’empêche, le village ne s’est jamais vraiment remis de la tragédie. Gambetta avait menacé de le frapper d’infamie. Il l’a presque été. Aujourd’hui, il ne compte plus que 113 habitants. La dernière école a fermé en 1980, la dernière entreprise – une maçonnerie tenue par le maire lui-même et le dernier commerce – un bar tabac géré par sa femme – en 2002. Ne reste qu’une piste ULM à côté du bourg.
En 1970, une « messe du pardon » a réuni, cent ans après, les descendants de la victime et des coupables à Hautefaye. Dès son élection, Francis Donnary avait proposé l’érection d’une stèle en hommage au supplicié : « mais j’ai bien senti que ça ne déclenchait pas d’adhésion » regrette-t-il.
Malgré tout, depuis une dizaine d’années, la population s’est stabilisée et diversifiée – surtout grâce aux britanniques qui viennent acheter en Dordogne comme dans la Corrèze voisine. Et « l’an dernier, on a eu cinq naissances » se réjouit Francis Donnary.
Le fantôme d’Alain de Moneys revient pourtant sans cesse : dans l’œil des touristes, curieux et craintifs, qui font le déplacement. Et dans les médias, donc, à travers le livre passionnant de Teulé. Un peu cruel, l’écrivain en a d’ailleurs un peu rajouté en affirmant sur les plateaux de télé que si les habitants du village le rencontraient, ils le « mangeraient peut-être aussi ». « Il dit qu’il est venu enquêter ici mais je ne l’ai jamais vu » affirme Francis Donnary.
Teulé n’y serait sans doute pas brûlé vif mais glacé par la rancœur des habitants. Au 14 juillet dernier, la femme du maire a découvert un kleenex abandonné sur un banc de l’église. Dessus, il était écrit : « Une pensée pour De Moneys massacré le 16 août 1870 et dévoré par vos grands parents ».
Sujet proche:


05 novembre 2009Hautefaye: le village cannibalisé (1/2)
Du cannibalisme en veux-tu, en voilà...Du cinéma à la littérature, le mythe perdure. Tandis que Jean Teulé présentera son livre "Mangez-le si vous voulez" à la foire du livre de Brive ce week-end, je vous propose une petite enquête sur Hautefaye, ce village en Dordogne que l'on a dit "cannibale".
Il y a des routes départementales sinueuses à parcourir avant de l’atteindre mais le village de Hautefaye n’est pas si perdu, à moins d’une heure de Limoges et une demie heure d’Angoulême. Et pas si triste, avec ses bâtisses orangées, son église romane et ses prés verts. On ne dirait pas qu’un homme s’y est fait massacrer par des centaines de personnes, crever les yeux, ferrer comme un cheval, brûler vif et peut-être même… manger.
C’était il y a 139 ans, au cœur d’un été de canicule et de sécheresse. A l’époque, la France compte ses morts, dans la guerre contre la Prusse. Les habitants du village, acquis comme un seul homme à Napoléon III, envoient leur foin et leur fils au front sans les voir revenir.
Dans ce triste contexte, Hautefaye accueille sa foire traditionnelle où s’amassent six cent personnes. Ce jour-là, un jeune noble du village voisin, Alain de Moneys, vient quérir une génisse pour sa voisine et un carreleur pour son voisin, sans le sou. Ce n’est pas Amélie Poulain mais presque. Dans les venelles périgourdines, on le salue, on lui sourit.
Le problème, c’est que quelques minutes plus tôt, son cousin a déclenché la colère paysanne en annonçant une raclée pour la France. Et comme il est parti sans demander son reste, c’est De Moneys qui va prendre. Très chèrement. On l’accuse, lui aussi, d’être à la solde des prussiens, d’être un Républicain. Une fois les premiers coups de poings partis, des centaines de personnes – souvent alcoolisées - vont s’en donner à cœur joie, y compris des amis du jeune noble. Accusés plus tard au tribunal – où quatre personnes seront condamnées à mort - ils se défendront mollement : « On m’avait dit que c’était un espion prussien, je ne l’avais pas reconnu, je n’ai vu qu’une boule de sang à la place de sa tête. ».
Ce calvaire insensé, l’écrivain Jean Teulé le raconte dans son roman « Mangez-le si vous voulez », sorti au printemps dernier et couronné d’un double succès critique et public.
L’auteur du « Montespan » adopte une thèse déjà abordée dans quelques livres, dont celui de l’historien Alain Corbin « Le village des cannibales » (1990). Selon eux, des mères de famille auraient ramassé la graisse sur les coudes d’Alain de Moneys, finalement brûlé dans un champ de Hautefaye, pour beurrer les tartines de leurs enfants. Ce qui en aurait fait l’un des rares cas de cannibalisme connus en France.
La suite de l'article à lire: samedi.
Sujet proche:


02 novembre 2009Les Beatles: Paul McCartney est-il mort en 1966 ?
Un collectionneur américain a eu la chance de tomber sur une version rarissime de la pochette d’un album des Beatles : « Sergent pepper ». On y voit le personnel de la maison de disque à la place des musiciens anglais : il n’en existe que deux exemplaires au monde.
La vraie pochette, la plus courante, demeure cependant encore plus intéressante. Selon les amateurs de théorie du complot, elle renfermerait en effet les preuves irréfutables d’un secret de l’histoire du rock : Paul McCartney est mort en 1966 et c’est un sosie qui a pris sa place depuis !
La rumeur naît en 1969, à la sortie de l’album « Abbey Road ». C’est un disc-jockey américain, Russ Gibb, qui parvient à la conclusion effrayante que le bassiste du groupe n’est plus de ce monde. Il serait mort dans un accident de voiture, trois ans plus tôt, mais la maison de disque et les Beatles restants l’auraient caché au public pour des raisons bassement commerciales.
Qu’a-t-elle de si troublant, cette pochette d’ « Abbey Road » ? Beaucoup de choses : McCartney est le seul à marcher pieds nus – et on sait que les morts sont enterrés panards sans chaussette en Inde. Pays où c’est le blanc qui symbolise la mort – et c’est justement cette couleur qu’a revêtue John Lennon. Tandis que Ringo Starr est habillé de noir – le deuil occidental. Autrement dit, McCartney est précédé par deux croque-morts. Ce n’est pas tout : la voiture blanche, garée à gauche, arbore une plaque d’immatriculation qui en dit long : « LMW 28 IF »…Ce que certains ont traduit par : « Living McCartney Would be 28 IF » (McCartney aurait eu 28 ans si…). Tiens, donc. Et enfin, le bassiste tient sa cigarette de la main droite…alors qu’il est gaucher ! C’est donc un vulgaire imposteur que nous avons sous les yeux !
Pas convaincus ? Passons donc à cette fameuse pochette de « Sergent Pepper », sortie deux ans plus tôt (soit un an avant la supposée mort de McCartney). Les musiciens y portent la moustache…Ben voyons ! Pour mieux déguiser le sosie de Paul ! D’ailleurs, la disposition des personnages au-dessus d’un parterre fleuri peut évoquer un enterrement…Celui de qui ? C’est indiqué par l’inscription « Lonely hearts » sur la grosse caisse. Si vous placez cette pochette face à un miroir, ces mots deviennent alors : « 1 ONE 1 X HE () DIE ». A traduire par : un un un (ça fait trois, pour trois beatles) et « IL » meurt. Qui ? Le quatrième désigné par le symbole () qui forme une flèche pointant…Paulo. Et en plus, si vous zieutez l'autre face de la pochette, vous verrez les quatre membres côte à côté - un seul pose de dos : le mort !
Toujours pas convaincus ? D’autres indices existeraient dans les paroles de leurs chansons. Par exemple dans « Strawberry fields forever » (1967). A la fin, n’entend-on pas John Lennon marmonner « I burried Paul » (j’ai enterré Paul) ? Une autre composition irait dans le même sens : « I’m so tired » (1968). Si on écoute la chanson à l’envers, on percevrait « Paul is a dead man, miss him, miss him, miss him ».
Alors ? Bon, ok... C’est du flanc. La plaque d’immatriculation « « LMW 28 IF » ? Tu parles, au moment de la photo, McCartney avait 27 ans, pas 28. Les paroles « I burried Paul » ? Non, non, Lennon affirmera plus tard qu’il disait plutôt : « cranberry sauce ». Les mots à l’envers « Paul is a dead man, miss him » ? Et non. Le biographe Mark Lewisohn démentira en “traduisant” plutôt: “How about another one, monsieur ? ». Tsss. Mais McCartney a bien eu un accident en 1966. En cyclomoteur. Qui lui cassera une dent et lui fendra la lèvre, ce qui lui causera une opération un peu ratée pour réparer ça. Tellement ratée qu’il se laissera pousser la moustache pour la dissimuler le temps de la cicatrisation…Ah, c’était pour ça, la moustache…
Source: Fluctuat.net


12 octobre 2009Qui a tué les dinosaures ?
Les plus grandes traces de dinosaures viennent d’être trouvées en France, sur le site de Plagne, en Savoie. Elles seraient celles de sauropodes, des gigantesques herbivores à long cou. Ces derniers auraient mesuré 25 mètres et pesé 30 à 40 tonnes !
On n’a pas fini de s’émerveiller des nouvelles découvertes sur le Crétacé, l’ère des dinosaures. Ne serait-ce que sur sa disparition. Car si une hypothèse tient le haut du pavé chez les scientifiques, elle a récemment été remise en question.
A l’école, on apprend que la fin du Crétacé serait survenue il y a 65 millions d’années. Une immense météorite de 10 km de diamètre aurait alors frappé la Terre, à la vitesse de 50.000 km/h (sans doute à l’endroit du Mexique actuel, sous le village de Chicxulub).Le choc aurait déclenché un long hiver où les particules de poussière auraient privé la terre de soleil. Conséquence : 80% des espèces végétales et animales (dinosaures compris) se seraient éteintes.
Cette théorie, émise dans les années 80, a été remise en question par une micropaléontologue américaine, Gerta Keller, il y a quelques mois. Son équipe a analysé le sous-sol de Chicxulub et déduit que la météorite aurait percuté la planète 300.000 ans avant l’extinction des espèces. Bien trop tôt donc. Selon elle, le vrai tueur de dinosaures s’appellerait « Deccan ». Du nom de ce volcan indien dont l’activité intense aurait provoqué de fortes émanations de gaz toxiques, il y a 65 millions d’années, capables de venir à bout de ces géants de la nature.
Le monde scientifique a accueilli fraîchement cette nouvelle hypothèse. Ainsi, pour le paléontologue hollandais, Jan Smith, si une couche calcaire si importante recouvre les traces du météorite (ce qui permet de les dater), c’est parce qu’elle a été apportée là par le raz-de-marée qui a suivi le crash.
Le débat reste en tout cas ouvert. Les déductions de Gerta Keller restent toujours moins absurdes que d’autres, formulées ces dernières années. Citons celle d’une destruction de nids de dinosaures par des mammifères mangeurs d’œuf. Plus saugrenue, la version des créationnistes, ce courant religieux radical (dont Sarah Palin est proche) qui soutient que dinosaures et hommes ont cohabité il y a 6.000 ans par la grâce de Dieu. Pour beaucoup d’entre eux, si les dinosaures sont morts, c’est parce qu’ils n’ont pas pu monter à bord de l’Arche de Noé. Faut-il vraiment en rire ?
Sources: Sciences et avenir, Nouvel Obs, Cité Sciences
Sujets proches:


14 août 2009La mystérieuse origine du SIDA (2/2)
Une autre théorie du complot prétend que le SIDA aurait été transmis à l’homme à la suite d’une erreur scientifique. Le virologue polonais, Hilary Koprowski, fut accusé d’avoir utilisé des reins de chimpanzé malade pour fabriquer des vaccins contre la polio, dans les années 50 au cœur du Congo Belge.
Si le recours aux reins des singes a effectivement existé au sein de la communauté de chercheurs, des vaccins incriminés ont ensuite été retrouvés et lavés de tout soupçon : ils ne contenaient pas le virus. Certains continuent cependant à suspecter Koprowski, à l’image du journaliste anglais Edward Hooper, qui affirme que le virologue est protégé à cause de son pouvoir dans le monde scientifique. Reste le risque d'une calomnie infâme.
Pour autant, cette localisation de la naissance du virus en Afrique Centrale fait l’unanimité chez les chercheurs. C’est un singe du Cameroun – le Mangabey – qui l’aurait transmis à l’homme dans les années 50 (certains, plus minoritaires, font même remonter ce passage au début du XXe siècle).
Un chasseur aurait pu alors le contracter, soit à la suite d’une morsure, soit en consommant de la viande contaminée, et serait ensuite remonté jusqu’au Congo Belge où il aurait transmis le mal à d’autres personnes. Le développement de la prostitution et des voies de transport auraient fait le reste. Ce qui est certain, c’est que la première trace du VIH dans le sang d’un homme date de 1959, à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), au Congo.
Chef de l’unité de biologie à l’institut Pasteur, Françoise Barré-Sinoussi suggère cependant qu’il soit « possible qu’il manque un maillon entre le chimpanzé et l’homme ».
Aujourd’hui, 33 millions de personnes dans le monde seraient porteuses du VIH et 25 millions en seraient mortes.
Sources: Nouvel Obs, Cité sciences, L'humanité, Rfi


12 août 2009La mystérieuse origine du SIDA (1/2)
Tandis qu’une équipe de virologues français vient d’identifier un nouveau variant du VIH, l’origine du SIDA suscite toujours autant d’interrogations et de théories, souvent très politiques.
Ceux qui ont été accusés d’en être les « créateurs » sont forcément à trouver chez le peuple qui suscite sans doute le plus de fantasme : les américains. Militaires cherchant à se débarrasser de l’ennemi ? Groupes pharmaceutiques en quête de profit ? Et vous avez peut-être, vous aussi, découvert un mail mystérieux vous affirmant qu’un vaccin contre le virus existait déjà mais qu’on le gardait secret pour continuer à se faire de l’oseille sur le dos des malades… C’est peu dire qu’Internet favorise la transmission…des rumeurs.
Si le Sida était destiné à éliminer un groupe de personnes, quel était-il ? On a parlé des homosexuels en se référant à une sombre campagne de vaccination contre l’hépatite B, pratiquée sur des gays en 1978 à Manathan. Le Sida est apparu l’année suivante dans le quartier et quinze ans plus tard, 93% des vaccinés étaient morts du virus. Ce qui ne signifie pas que la maladie ait été créée à cette occasion mais peut-être quelques seringues étaient-elles infectées…
Comme 67% des personnes malades vivent en Afrique subsharienne, on a également dit que la pathologie était destinée aux Noirs. La prix Nobel de la Paix et militante écolo kényane, Wangari Maathai, affirmait même que le Sida avait été créé pour stopper la surpopulation africaine. Depuis elle a retiré ses propos mais le doute subsiste chez les « complotistes ».
A leur décharge, un précédent atroce a jeté le soupçon sur les USA : celui de Tuskegee. Cette petite ville d’Alabama fut utilisée comme un laboratoire par le gouvernement américain dans les années 30. L’US public health service voulut alors observer la progression de la syphilis chez les malades : pour cela, elle empêcha à quelques patients noirs d’être soignés pendant six mois, en échange d’avantages foireux (50 dollars pour les frais d’obsèques par exemple…). Même lorsque les concernés partirent à la guerre en 1941, l’Armée avait reçu pour ordre de ne pas les soigner.
Résultat : 28 patients trépassèrent de la syphilis et 100 autres de complications liées à la maladie. L’affaire fut finalement rendue publique en 1972, quand un homme de l’US Publix Health, Peter Buxton, lâcha le morceau, écrasé par le remord. Les "cobayes" survivants furent retrouvés et soignés.
(La suite: vendredi)
Crédit photo 2: Optikal
Sources: Nouvel Obs, Cité sciences, L'humanité, Rfi


09 août 2009Les loups-garous savaient pleurer
Le meilleur film sur les lycanthropes, c’est peut-être celui-ci : Le loup-garou de Londres (John Landis, 1981) passe ce lundi sur Ciné FX, à 22h35. Il raconte l’histoire d’un étudiant américain devenu homme-loup après s’être fait mordre dans la campagne écossaise.
C’est le cinéma qui, inspiré par le mythe des vampires, a imaginé la morsure comme mode de transmission. Car auparavant, on devenait loup-garou parce qu’on était ensorcelé ou possédé par le diable. Ou alors si on avait commis un acte de cannibalisme.
Car, même si les légendes, qui existent depuis l’Antiquité à ce sujet, ne le disent pas vraiment, si on était accusé d’être un loup-garou c’est souvent parce qu’on avait enfreint un tabou. Au Moyen-âge, sous le poids de l’Église, nombreux furent ceux qui subirent l’inculpation : plus de 30.000 procès eurent lieu en France ! Principalement des marginaux et beaucoup d’assassins d’enfants.
En clair, c’était une manière de mieux les « bannir » de l’humanité avant de les brûler sur le bûcher. On inventait, on fabulait, on imaginait que les coupables se transformaient en loup, on s’affolait de leur pilosités suspecte : en 1574, par exemple, à Dole (Jura), on raconta de Gilles Garnier, cannibale, qu’il avait des « mains semblant pattes »…
On en voyait partout des loups-garous. Au début du XVII e siècle, le juge à la Cour Suprême, Henri Boguer, certifia que ces créatures-là ne savaient pas pleurer. Dès lors, chaque fois qu’un suspect ne pleurait pas assez, à son goût, pendant les séances de torture auxquelles il était soumis, ce charmant Boguer le déclarait « loup-garou ». Et hop, au bûcher !
Cependant, d’autres maladies méconnues à l’époque ont pu faire croire à la population qu’un tel était un homme-loup. Comme l’hypertrichose qui se caractérise par un sur-développement du système pileux. Ou même la lycanthropie, une forme de psychose où le patient se croit justement loup-garou. Rappelons aussi qu’au Moyen-âge, le blé était parfois infecté par un sale champignon, l’ergot de seigle, qui donne des hallucinations. Et qui peut éventuellement donner l’impression qu’un loup-garou est en train de se balader sous nos yeux…Mais avouons-le tout de même, ces monstres avaient bon dos.
Crédit photo 1: DandyGuarjol
Sources: Dinosoria, Le loup, Croyances et mystères en France
Sujets proches:


06 août 2009Thomas Cream était-il Jack l'éventreur ?
Londres, 1892. Tandis qu’il était sur le point d’être pendu pour avoir empoisonné plusieurs personnes, le docteur Thomas Neill Cream tint ces propos étonnants : « I am Jack the… ». Et tout le monde pensa à… « Jack the Ripper » (Jack l’éventreur). On trouve depuis peu le compte-rendu du procès de cet homme étonnant sur le site ancestry.co.uk.
Cream était-il vraiment le premier tueur en série anglais ? Il partageait en tout cas la même monstruosité. Il avait commis plusieurs meurtres au Canada, aux USA et en Grande-Bretagne – dont celui de cinq prostituées, au moins.
Comme Jack l’éventreur qui oeuvra au cours de l’année 1988 à Whitechapel. Dans ce quartier misérable, même les flics avaient peur de se promener la nuit. Des travailleuses pauvres vendaient leur corps dans des impasses sordides pour arrondir leurs fins de mois. Au moins cinq d’entre elles ont croisé la route de Jack l’éventreur. Toutes ont été égorgées et la plupart éventrées.
On n’arrêta jamais le coupable même si plusieurs indices continuent d’alimenter les hypothèses aujourd’hui. Ainsi, en 2006, un groupe d’experts (criminologues, historiens, psychologues…) a dressé un portrait robot (voir photo ci-contre) en se basant sur la foi de plusieurs témoignages : Jack l’éventreur était blanc, mesurait environ 1,70 m, vivait certainement dans le quartier de Whitechapel et son âge oscillait entre 25 et 35 ans. En outre, il a pu exercer une profession médicale tant ses connaissances en anatomie l’ont « servi » pendant son carnage : l’une des victimes eut ainsi l’utérus prélevé.
Ce portrait robot s’oppose en tout cas à quelques théories du complot qui circulent depuis des dizaines d’années. La légende veut ainsi que Jack l’éventreur ait été proche du pouvoir, c'est-à-dire de la famille royale et que c’est pour cette raison que l’assassin était « protégé ». Le chirurgien de la reine a déjà été pointé du doigt – mais il avait 72 ans au moment des meurtres – tout comme le prince Edward, petit-fils de la reine Victoria– mais bien sûr, il ne vivait pas à Whitechapel et n’avait que 24 ans.
A l’époque, on a surtout accusé les Juifs – c’est fou comme ils sont souvent ciblés par les « conspirationnistes »…Parce qu’un tablier de cuir avait été retrouvé près d’une victime et que l’objet était généralement associé aux artisans juifs. Mais il a été prouvé par la suite que le propriétaire du tablier l’avait seulement oublié là auparavant et qu’il était innocent.
Il reste donc l’hypothèse Cream. Médecin, il jouissait des connaissances anatomiques appropriées. Du reste, il avait 38 ans au moment des faits, ce qui n’est pas si éloigné du portrait robot. Oui mais voilà, en 1888, il était en prison, aux Etats-Unis, pour avoir commis un empoisonnement. « I am Jack the… » signifiait peut-être autre chose. Ou n'était-ce qu'une petite blague avant de se faire pendre?
Crédit photo 2: Atlantic Productions
Sources: L'internaute, Canadian encyclopedia
Sujets proches:


19 juillet 2009Neil Armstrong s'est-il fait botter les fesses sur la Lune?
Il y a quarante ans, pour la première fois, l’homme marchait sur la lune. Dans le cadre de la mission Appolo 11, l’américain Neil Armstrong faisait « un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité ». Ah oui, vraiment ? Aujourd’hui encore, des " complotistes " remettent en cause cette version officielle.
Ce 21 juillet 1969, les télévisions du monde entier retransmettent l’arrivée de la fusée américaine sur la lune. D’abord, on entend l’échange verbal entre Buzz Aldrin, membre de l’équipage, et la NASA. Puis le son se coupe et l’écran devient noir. Quand l’image revient, nous sommes sur la Lune…Quelques secondes d’obscurité, de non-vu, de hors champ qui vont déclencher les théories du complot.
Quelques jours après cet évènement mondial, déjà, des journaux américains suggèrent que cette surface lunaire pourrait n’être qu’un décor réalisé dans les studios hollywoodiens. La NASA n’aurait ainsi pas réussi sa mission mais aurait fait comme si, pour ne pas laisser penser que les budgets colossaux engagés dans cette conquête spatiale l’étaient pour rien. Une autre thèse amusante suggère que les américains auraient bien posé les pieds sur la lune…mais qu’ils seraient tombés sur des habitants à l’intelligence surdéveloppée qui leur auraient botté les fesses…
Peu à peu, les photos de l’alunissage vont être décortiquées, rejetées. Les « conspirationnistes » trouvent par exemple bizarre que le drapeau U.S. flotte alors qu’il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune. Et pourquoi les montagnes paraissent-elles toujours de la même taille à l’image, même quand l’objectif se rapproche d’elles ? Et comment expliquer que ces photos soient aussi réussies dans des conditions aussi difficiles ?
Des scientifiques ont depuis apporté des éléments largement crédibles pour réfuter la théorie du complot. Pour ne prendre que les questions du paragraphe précédent, on notera ainsi que le drapeau ne flottait pas mais qu’il était agité par Armstrong. Que si les montagnes gardaient toujours les mêmes dimensions à l’écran, c’est parce que l’absence d’atmosphère empêche de créer du flou à l’arrière plan – flou qui nous permet à nous, terriens, d’évaluer les distances. Quant à la qualité des photos, elle est le résultat d’un nombre astronomique de clichés pris à l’occasion - lesquels, dans leur écrasante majorité, étaient ratés.
En vérité, ces doutes sur le magnifique voyage d’Armstrong et Aldrin sont à replacer dans le contexte des années 70. Après la guerre du Vietnam, après les assassinats mystérieux de JFK et Martin Luther King, après l’affaire du Watergate, le peuple américain craignait qu’on lui mente une fois de plus. Aujourd’hui, il est logique de retrouver ce discours dans la bouche de quelques anti-américains, toujours prompts à dénigrer le pays de l’oncle Sam. Dieudonné y faisait d’ailleurs référence dans l’un de ses récents spectacles…Pas un hasard.
Crédit - Photo 2: Pierre J.
Sources: Sciences et avenir n°647
Sujets proches:









