04 décembre 2009Poltergeist (2/2): la clinique d'Arcachon sous une pluie de pierres
En France, l’une des rares affaires de « poltergeist » inexpliqué s’est passée à Arcachon en 1963. Du mois de mai jusqu’en septembre de cette année-là, la clinique de la ville va être attaquée par de mystérieuses pluies de pierre. Pendant ce laps de temps, les patients de l’établissement vont recevoir plus de 300 cailloux, morceaux de brique ou éclats de ciments arrivés d’on ne sait où.
Si la clé de l’énigme n’a jamais été trouvée, plusieurs détails laissent une vague impression de manipulation. D’abord, ces phénomènes sont apparus à un moment précis, c'est-à-dire une fois le projet de vente de la clinique révélé. A-t-on voulu faire peur à un quelconque acheteur ? D'autant plus que personne n'a jamais été sévèrement blessé. Comme si cette "pluie" semblait douée d'intelligence...
D’après les témoignages recueillis, une personne revenait sans cesse au cœur de ces « lancers énigmatiques » : une certaine Jacqueline R. Soit les pierres devançaient sa venue, soit elles l’accompagnaient.
Evidemment, si l’on croit les partisans de l’existence réelle des poltergeists, on peut être tenté d’attribuer ces bouleversements à la force psychologique de cette jeune patiente – comme si ses troubles mentaux pouvaient influer sur les objets alentours…
Le docteur Cuénot, en poste sur place, décida d’ailleurs de s’entretenir secrètement avec la jeune femme lorsqu’il apprit les soupçons qui pesaient sur elle. On ne sut jamais ce qu’ils se dirent mais les pluies de pierre cessèrent après cette entrevue. Jacqueline R. aurait-elle été à l’origine d’une supercherie, qu’elle aurait abandonnée une fois piégée par Cuénot ? Pas sûr puisque des témoignages affirment qu’elle était elle-même la cible de ces projectiles…
Il reste une autre piste à explorer. Ce que nous savons de cette histoire, nous le tenons principalement de la version du Docteur Cuénot – propriétaire de l’établissement avant sa vente. Or, l’homme n’a jamais caché son intérêt et même son adhésion à la parapsychologie et à ces thèmes un peu « bizarres », pas vraiment terre-à-terre. A-t-il monté en épingle cette affaire ? A-t-il une responsabilité dans l’énigme ? Hélas, j’ai bien peur qu’on ne le sache jamais…
Crédit photo 2:Djof
Sources: Revue métaphysique, juin 1966
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19 novembre 2009Le kebab, héros de légende urbaine...et de faits divers
C’est un fait divers particulièrement « salé » qui vient de frapper la Russie. A 1.400 km de Moscou, dans la forêt de Perm, deux SDF ont sauvagement assassiné un homme de 25 ans, à coups de couteau et de marteau. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Ils ont mangé une partie de sa chair et ont revendu le reste à un marchand de kebab !
Ca paraît incroyable mais c’est une histoire sortie par l’AFP, donc pas par le premier rigolo du coin. Encore un récit de cannibalisme, me direz-vous, et qui touche des SDF (la faim a justifié les moyens). Mais figurez-vous que c’est surtout le motif du kebab qui m’intéresse pour le coup.
C’est fou ce qu’il a mauvaise réputation, ce kebab. Début octobre, une autre dépêche nous annonçait que des policiers allemands enquêtaient sur une étrange sauce après une dispute rocambolesque. Dans une enseigne d’Outre Rhin, un client se serait essuyé les mains sur le stand de kebab parce que le vendeur refusait de lui donner une serviette en papier. En réponse, le commerçant lui aurait balancé de la sauce en pleine face, lui abîmant sévèrement les yeux. C’est la force agressive de cette sauce qui préoccupe les forces de l’ordre.

Beaucoup d’entre vous (si tant est que vous êtes beaucoup…) pensent déjà à la fameuse légende urbaine sur la sauce des kebabs. Selon celle-ci, on aurait retrouvé sept spermes différents dans certaines sauces blanches…Comme publicité négative, on ne fait guère pire.
Un groupe Facebook a même été créé sur le sujet. Les internautes assurent que si si, c’est déjà arrivé en vrai et citent deux villes : Marseille et Toulon. Or, on sait que les légendes urbaines sont non seulement des fables mais qu’elles véhiculent souvent un message – et pas toujours des plus tolérants (voir mon article à ce sujet). Ici, il s’agit quand même de faire passer les « arabes » vendeurs de kebab pour une bande de tarés qui se tripotent dans votre nourriture… Une légende raciste, donc. Et si Marseille et Toulon sont cités comme villes exemples, n’oublions pas que le FN y réalise des scores élevés (de 1995 à 2001, le maire de Toulon était issu du Front National).
En revanche, il existe bien un cas (au moins) de « pollution » de la nourriture dans la restauration rapide. Au printemps dernier, des employés de la chaîne Domino’s pizza, aux USA, se sont en effet filmés en train de s'enfiler du fromage dans les narines et du jambon ailleurs...Ils ont balancés les images sur Internet. Quelques jours plus tard, ils étaient virés.
Sources: Ouest France, Zigonet, Le Post
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11 novembre 2009Des animaux "inconnus": une question de perception
Les cryptozoologues ont en commun avec les ufologues la conviction que des espèces inconnues (et si possible, impressionnantes) restent à découvrir. Pour les premiers, il s’agit d’animaux. Pour les seconds, d’extra-terrestres.
Une photo insolite a pu donner de l’espoir aux deux catégories, très récemment (voir-ci contre). Le cliché a été pris sur une plage de Nouvelle-Zélande, à Temuka, où une passante, Rose Fraser, a pris peur devant un spectacle inhabituel. Sur le sable, reposait cette masse monstrueuse, blanchâtre, un peu puante, avec des protubérances sur les côtés qui auraient pu être aussi bien des os que des tentacules.
Rose Fraser avoue avoir rapidement pensé à un « alien »… Mais les images ont depuis voyagé chez les spécialistes zoologiques. Et ceux-ci ont conclu qu’il s’agissait de la tête d’un cachalot mort. Rien d’inconnu, donc.
L’épisode rappelle en tout cas le mystère de Montauk, autre carcasse bizarre, trouvée sur une plage américaine (voir mon article). Cette fois-là, aucune théorie n’a été privilégiée même si on a finalement évoqué le cadavre putréfié et déformé par l’eau d’un chien.
Télescopage du calendrier : une autre série de photos est sortie ces jours-ci (voir ci-contre). Sans information, à la vue de ces étranges mammifères, on hésiterait franchement à déterminer leur nature… On peut même imaginer sans mal que des cryptozoologues un peu rapides puissent se réjouir de percevoir la trombine d’un animal inconnu. Et bien figurez-vous qu’il s’agit de deux ourses. Elles vivent dans un zoo allemand. Ont commencé à perdre leurs poils à l’été et se retrouvent à présent quasiment imberbes. Elles souffriraient d’une maladie cutanée même si le stress et le changement climatique pourraient aussi être en cause.
D’autres ourses connaîssent le même problème à travers le monde… Et tout cela me fait penser…La bête du Gévaudan avait-elle aussi une maladie de peau ? Une malformation ? Ceux qui disent l’avoir aperçu à l’époque ont-ils exagéré ? Mal vu ? Ou rencontré une bête malade ? La perspective des possibles se trouve soudain élargie...
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30 octobre 2009Alphonse Courson, le vagabond visionnaire
Les prémonitions, les visions font partie des thèmes récurrents du fantastique. Hier, le film Destination finale sur TF1 mettait en scène un groupe d’amis qui savent qu’ils vont mourir…mais pas comment. Demain, dans sa désormais traditionnelle Soirée de l’étrange, TF1 évoquera le cas d’Adrienne Bolland, première femme à avoir traversé la Cordillère des Andes en avion. La veille de son exploit, une mystérieuse femme lui aurait indiqué le bon parcours pour lui éviter la mort…
Si je vous parle de tous ces cas énigmatiques, ce n’est pas pour embrayer sur Nostradamus – trop fastoche – mais sur Alphonse Courson. Un autre visionnaire, bien moins connu, et pourtant…
Courson est né à Paris en 1846. C’était un vagabond, dont tout le monde se contrefichait, et dont l’errance le mena jusqu’en Auvergne. Il y est d’ailleurs mort, plus précisément à La Ferté-Hauterive, pas loin de Moulins. C’est là qu’on a retrouvé son corps un jour de septembre 1920 dans une grange où il s’était certainement abrité pour la nuit.
Ce jour-là, on n’a pas seulement retrouvé son cadavre: juste à côté, quinze dessins jonchaient le sol. Des dessins pour le moins troublants : on y voyait la campagne française, théâtre d’une invasion de machines volantes, d’hommes volants descendants du ciel, un train blindé accompagnant des soldats, un débarquement…Toute une technologie qui n’existait pas à son époque mais qui sera développée vingt ans plus tard, pour la Seconde guerre mondiale.
Courson était-il vraiment visionnaire ? La correspondance entre ses dessins et ce qui allait arriver ensuite n’est-elle que le fruit du hasard ? L’homme avait en tout cas proposé ses dessins au ministère de la guerre…De quoi leur donner des idées ?
Sources: L'Auvergne insolite, de Pascal Sigoda
Crédit poto 2 (illustration):Guilthib
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26 octobre 2009Don Ernetti et son chronoviseur
Lost, Heroes, Flash forward…Tandis qu’on désespère de voir un Retour vers le futur 4, le thème du voyage dans le temps semble particulièrement à la mode chez les scénaristes de séries américaines.
Dans Lost, on cherche à faire passer la pilule de l’échappée temporelle grâce à des théories hasardeuses sur l’énergie électromagnétique. A moins de réussir à voyager plus vite que la lumière, je ne vous apprendrais rien en écrivant que vous aurez beaucoup de mal à faire un aller-retour 2008 – 2128.
A vrai dire, le seul moyen de faire un tour dans le passé, c’est de regarder les étoiles. Prenez l’exemple d’un astre situé à 400 années lumières de nous…Quand nous l’observons, nous le voyons tel qu’il était en 1600. Marrant, hein ?
Évidemment, il y a eu quelques zigotos pour tenter de faire croire que si, si, eux étaient parvenus à voyager dans le temps. En l’occurrence : le Père Ernetti, un bénédictin de Venise. Dans les années 70, cet homme d’Église aurait affirmé avoir conçu, vingt ans plus tôt, une machine à voir le passé, avec quelques scientifiques émérites, baptisée « chronoviseur ».
Grâce à ce fabuleux engin, une sorte de télévision, il aurait entendu Cicéron prononcer un discours et assisté à l’une des scènes de la Passion de Jésus Christ (la vraie, pas le film…), entre autres choses marquantes.
Les sites Internet qui relaient ce qui est – probablement – un gros mensonge prennent soin de préciser que la machine a disparu mystérieusement, même si certains, très avisés, affirment qu’elle serait dissimulée dans les sous-sols du Vatican. Dan Brown est passé par là…
Une autre fois, je vous parlerais du Jardin de Trianon, une autre histoire de voyage temporel, plus captivante.
Crédit photo 1: Xamad
Sources: Wikipedia


23 octobre 2009Le LHC, objet de tous les fantasmes
C’est à la fin du mois prochain que le LHC – le « grand collisionneur de hadrons » – sera remis en service après une série de pannes et un an de réparations.
L’objectif de ce gigantesque engin est de recréer les conditions qui existaient juste après le Big Bang pour mieux connaître l’origine de l’univers. Carrément. Concrètement, le LHC est constitué de deux faisceaux de particules chargés en électricité qui circuleront en sens inverse à l’intérieur d’un accélérateur circulaire, lequel leur fera gagner en énergie à chaque tour effectué. Jusqu’à les faire entrer en collision frontale alors qu’ils seront lancés à une vitesse proche de celle de la lumière. Le collisionneur est situé à 100 mètres sous terre, à la frontière franco-suisse.
Forcément, ce genre d’expériences semble impressionnant et pour tout dire inquiétant. Et c’est pourquoi les fantasmes sont multiples.
Par exemple: ce fichu LHC va nous mener droit à la fin du monde. Une théorie défendue par l’Américain Walter Wagner et l’Espagnol Luis Sancho. Le premier a fait des études de physique, le second pas du tout. Comme on leur a dit que le LHC risquait de créer des mini trous noirs, ils ont imaginé que notre monde serait englouti dedans.
Mais les chercheurs du CERNont rejeté l’idée, arguant que ces mini trous noirs s’évaporent si vite qu’ils ne peuvent absorber la matière alentour.
Rassurés ? Bon, il y a des thèses plus amusantes. Comme celle du Danois Holger Bech Nielsen et du Japonais Niels Bohr. Ces deux scientifiques estiment que le LHC nous fera carrément voyager dans le temps. L’expérience du CERN pourrait en effet créer une particule nommée « Boson de Higgs » dont la communauté scientifique affirme qu’elle donnerait une masse à toute chose – ce qui expliquerait la création de l’univers, donc. Pour nos deux amis un peu allumés, cette re-création de la particule serait tellement inconcevable que le temps reculerait lui-même pour l’éviter. Une aspirine, s’il vous plait. Et un cachet bleu pour ces messieurs.
Dernier objet de spéculations fantasmagoriques : cette arrestation d’un terroriste islamiste présumé début octobre qui travaillait au CERN…Aussitôt la nouvelle connue, on a vu les forums et blogs s’imaginer que de dangereux secrets liés au LHC seraient entre les possessions de kamikazes en puissance, prêts à faire sauter la planète - au secours maman. Mais très rapidement, le Centre suisse a rassuré tout le monde en précisant que l’homme n’avait « jamais été en contact avec quelque élément qui pourrait être utilisé à des fins terroristes »…On respire.
Sources: Le JDD, Fluctuat, Nouvel Obs
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18 octobre 2009Les photos de fantôme: souriez, vous êtes manipulés!
Regardez-bien cette photo. Elle a été prise en 1997 devant la tombe de Jim Morrison, au cimetière du Père Lachaise. L’homme qui pose devant l’objectif s’appelle Brett Meisner, un historien du rock. Il prétend avoir décelé la silhouette de Jim Morisson, là, dans le cercle rouge, cinq ans après la réalisation du cliché. Comme un spectre.
Oui, c’est vrai, en cherchant bien, on peut voir deux bras en croix, ce qui rappelle la posture de Jim Morrison sur sa photo la plus fameuse. Pas convaincu ? Vous avez raison. Cependant, le thème des « photos de fantômes » comprend des exemples plus troublant, de prime abord, qui pullulent sur la toile.
Comme cette photo (ci-dessous), que l’on trouve sur une multitude de sites Internet. Elle date de novembre 1995. C’est un immeuble qui est en train de brûler à Wem, en Angleterre. Sous la flèche rouge, on dirait bien une jeune femme. Problème : personne ne se souvient l’avoir vue à l’époque. D'autant plus que l’immeuble était censé être déjà vidé de tous ses habitants. Sitôt l’image révélée par son auteur, un riverain du nom de Tony O’Rahilly, la population locale va se souvenir que la ville avait déjà connu des incendies spectaculaires…en 1677. Et, dit-on, c’est une adolescente de quatorze ans, Jane Churm, qui aurait été l’incendiaire. Ne serait-ce d’ailleurs pas elle sur cette photo de 1995 ? Mais bien sûr que si ! C’est du moins la version que l’on raconte sur TOUS les sites qui présentent le cliché.
Évidemment, la thématique « photos de fantôme » profite de l’ère du numérique, où retoucher une image se révèle simple comme bonjour. D’autre part, le média Web se transforme en machine à relayer les légendes urbaines et les rumeurs. Soit on ne cite pas ses sources, soit on cite des sources très discutables (des sites Internet mystiques, ésotériques…). Et ensuite, on est repris par des émissions du genre « Les histoires les plus mystérieuses » sur TF1…
Prenez l’histoire de cette Jane Churm. Qui peut vraiment dire que la jeune fille sur le cliché lui ressemble ? Quelqu’un a-t-il vu une photo d’elle de…1677 ? Mon œil, si j’ose dire. Pour cause, la photographie n’existait pas encore ! Quant à penser qu’elle ait pu faire l’objet d’un portrait, c’est oublier que cela était le privilège des puissants et non pas d’une banale fillette. Et voilà une légende urbaine qui prend du plomb dans l’aile…
Et puis s’il n’y avait cette flèche rouge, aurait-on vraiment vu une jeune fille sur le cliché ? On sait que l’œil voit ce qu’on lui demande, lorsqu’il est conditionné. C’est ce qui s’appelle l’illusion d’optique. Si vous vous pointez sur un site dédié aux « photos qui foutent la trouille » et que l’on vous raconte qu’il y a une jeune fille, là sous la GROSSE flèche rouge, vous aurez beaucoup de chances de la voir. Alors qu’il s’agira peut-être simplement d’un jeu de lumière, d’une fumée ou que sais-je encore.
Quant à la photo de Jim Morisson, pour y revenir, il faut préciser que le fin observateur de fantôme, Brett Meisner, a profité de sa découverte pour publier, ces jours-ci, un ouvrage sur la question: "Ghosts Caught on Film 2: Photographs of the Unexplained". Dans lequel il raconte qu’il est maudit depuis cette « apparition », que sa femme l’a largué, qu’il accumule les poisses et j’en passe. Besoin d’argent pour éponger tes soucis, Brett ?
Sources: Abastrologie, Showbizz
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15 octobre 2009OVNIS: l'héritage de la guerre froide
Les ufologues ont eu de quoi se mettre sous la dent avec cette vidéo troublante.
Elle a été réalisée à Moscou le 6 octobre dernier. A première vue, on dirait franchement une soucoupe volante sortie tout droit d’Independance Day. Les sites spécialisés ont d’ailleurs rapidement récupéré le mystère, certains n’hésitant pas à parler de la fin du monde…Quand d’autres ont pensé à une arme secrète testée par les russes…
Une hypothèse héritée de la guerre froide, c'est-à-dire d’une époque où Etats-Unis et Union Soviétique se livraient à une course secrète à l’armement. Course qui suscitait tant de fantasmes : que fabriquent nos ennemis ? Quelles armes surpuissantes ?
Quand un phénomène aérien énigmatique se produit, la thèse de « l’arme secrète » arrive généralement en deuxième position chez les amateurs de théorie du complot, après celle des extra-terrestres. Souvenons-nous de l’affaire de Roswell. En 1947, un jeune militaire annonce la découverte d’une « soucoupe volante » (« a flying disc »). Terme qui peut être pris dans deux sens : soit un objet circulaire tout con, soit un engin venu de l’espace. L’affaire fait du bruit dans la presse si bien que l’armée corrige rapidement et parle d’un simple ballon météo. Trop tard. Certains pensent qu’on leur cache la présence d’extraterrestres…D’autres qu’on leur dissimule une nouvelle arme dont le test aurait échoué.
La littérature et le cinéma ont aussi renforcé ce lien entre guerre froide, complots et ovnis. Comme le célèbre roman de Jack Finney « L’invasion des profanateurs » qui racontait l’envahissement progressif d’un village américain par des aliens, ayant pris des apparences banalement humaines. Beaucoup ont perçu une métaphore anti-communiste : on craignait alors que les Soviets intègrent sournoisement la société américaine pour l’anéantir de l’intérieur. Dans le bouquin, les « contaminés » faisaient passer leur communauté avant l’individu et plongeaient la ville dans la léthargie, ralentissant son activité économique et donc l’économie de marché. Bouh, vilains communistes !
Aujourd’hui, la guerre froide est terminée mais la Russie poutinienne est toujours suspecte, de l’autre côté de l’Atlantique. Et pour en revenir à cette fameuse vidéo, il ne s’agit, selon les scientifiques, ni d’une nouvelle arme, ni d’une attaque martienne mais d’un phénomène météo combiné à un effet d’optique.
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09 octobre 2009Mystérieuse invasion de mouches en Alsace
C’est un spectacle infernal auquel ont assisté les paroissiens de Triembach-au-Val (Bas Rhin). L’église de ce petit village de 500 habitants a en effet subi une invasion de mouches, début octobre. Comme l’a raconté le maire, Jean-Georges Hirschfell, à l’AFP :
« Il y avait des mouches partout, sur les vitraux, sur les tableaux... C'était comme de grosses boules constituées seulement de milliers de mouches. (…) Les chaînes auxquelles on accroche les luminaires étaient comme vivantes, couvertes de mouches, et quand vous entriez dans l'église, vous étiez tout de suite assaillis par des dizaines de bestioles. »
Appelée en renfort, une entreprise spécialisée a finalement nettoyé les lieux. « Ils ont sorti plus de sept kilos de mouches ! » poursuit le maire. Ragoûtant au possible !
Le mystère plane sur cette invasion. Aucun cadavre d’animal n’a été trouvé. La température, assez chaude en cette saison, a peut-être attiré les nuées d’insectes.
Historiquement, ce n’est pas la première fois qu’une église connaît un tel désordre. En 1121, l’église de Foigny, en Picardie, aurait connu des péripéties identiques. C’est ce qu’à raconté l’abbé de Saint-Théodoric qui a écrit la vie de Saint-Bernard. Des mouches auraient alors colonisé l’édifice, dérangeant au plus haut point les fidèles. Selon la légende, Saint-Bernard aurait crié « Je les excommunie » et dès le lendemain, les bestioles seraient tombés comme…des mouches, en fait . Pas sûr que le curé de Triembach-au-Val réussisse le même exploit…
Symboliques de la mort parce qu’elles sont attirées par les cadavres et la putréfaction, les mouches traînent en tout cas une sale réputation. Lors de grands troubles (tremblement de terre, guerre…), elles véhiculent par exemple le choléra. Et puis le film de Cronenberg, La Mouche, a sans doute renforcé cette dimension. ON y voit un scientifique se changer progressivement en insecte bourdonnant. Mais dans ce scénario, il s’agissait plutôt d’une symbolique du cancer, qui avait eu la peau du père du cinéaste.
Image 1: Jose Reynaldo de Fonseca
Source: AFP
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01 septembre 2009L'éléphant du Loch Ness
Et l’on reparle du monstre du Loch Ness. Grâce à Google Earth. Le logiciel avait déjà remis au goût du jour le mythe de l’Atlantide (voir article). Cette fois, c’est un britannique, Jason Cooke, qui affirme avoir repéré la créature légendaire de ce lac écossais (voir ci-contre).
La première trace du monstre, généralement décrit comme un animal reptilien au long cou et au corps parsemé de deux ou trois bosses, remonte à 565. C’est un moine, St Columba, qui en répandit le récit. Nessie (c’est le surnom de la chose) aurait alors tenté de dévorer un nageur. Pas étonnant que l’histoire parte d’un homme d’Eglise : l’ Institution a toujours assimilé les mers inconnues aux monstres ou aux Dieux, bref, à ce qui dépasse l’homme.
De nos jours, ce sont les cryptozoologues qui ont repris le flambeau. Motivés par des découvertes majeures comme celle du calmar géant mais aussi, sans doute, par le succès de Jurrassic Park au cinéma, certains d’entre eux imaginent que la créature du lac serait en fait un Plésiosaure, lequel aurait survécu à la Préhistoire. Mais ce contemporain des dinosaures ne vivait pas dans les eaux douces. Et bien sûr, aucun squelette n’a jamais été découvert.
Tant de canulars ont émergé depuis les années 30 – date à laquelle une route touristique a été tracée autour du lac, favorisant les observations insolites. Le mensonge le plus fameux revient au colonel Robert Wilson qui avait photographié, en 1934, une silhouette mystérieuse (voir ci-contre). Soixante ans plus tard, il avouera que c’était une plaisanterie et que la silhouette était celle d’un jouet. Longuette quand même, la plaisanterie.
Malgré cela, des scientifiques ont pris la peine d’aller trimballer leur sonar dans les eaux du lac. Des échos énigmatiques ont bien été enregistrés. Si vous ajoutez la très faible visibilité dans ces profondeurs, à cause de la présence de sédiments, le mystère à encore de beaux jours devant lui. Peut-être y a-t-il effectivement une grosse anguille là-dedans...
Ou alors un éléphant. Ne riez pas. Dans les années 30, un forain aurait posé ses caravanes dans le coin et aurait fait baigner ses animaux à trompe dans le lac. Comme les riverains n’avaient jamais vu d’éléphants de leur vie, ils auraient cru alors assister à une réunion de famille de Nessie...
Sources: Martin Winckler, Media Part









