Montauk

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25 mars 2009
Un serial-killer dans le Gévaudan

gevaudan J’ai récemment assisté à la conférence d’André Aubazac, un auteur lozérien défenseur d’une thèse originale dans un livre sobrement intitulé « La bête du Gévaudan ». Une théorie de plus pour expliquer les dizaines et dizaines de meurtres sauvages qui pullulèrent entre l’Auvergne et le Languedoc, de 1764 à 1767.

Aubazac reprend en fait l’idée avancée par le Docteur Puech en 1911. Selon eux, il n’y avait ni loup ni autre animal mais seulement un homme – et même deux – à l’origine de ces crimes. Il est vrai que certains cadavres furent découverts décapités si proprement qu’aucune dentition animale ne saurait en être tenue responsable. De même, les vêtements de plusieurs cibles étaient, quelque fois, pliés soigneusement à côté des corps.

L’auteur avance donc clairement l’hypothèse d’un pervers – hypothèse renforcée par la nature des victimes : uniquement des femmes et des enfants. Il explique aussi que les sévices subis par les « proies » étaient parfois d’ordre sexuel. Or, dans ce Gévaudan si religieux, où le tabou régnait sous la ceinture, mieux valait parler d’animal sauvage que de violeurs.

Gevaudan_monster2 De plus, la répartition géographique des meurtres, du moins lors de la première vague, entre juillet 1764 et novembre 1765, pourrait correspondre au rythme de déplacement d’un marcheur qui suivrait un parcours d’est en ouest.

Qui pourrait avoir commis ces atrocités ? C’est là que l’explication d’Aubazac devient plus tortueuse. Il rapproche l’énigme de la guerre de Silésie, terminée en 1763. Selon lui, les soldats au front se livraient au cannibalisme quand les vivres venaient à manquer. Un cannibalisme qui aurait pu perdurer ensuite pour un soldat rentrant du combat en passant par les chemins sinueux du Gévaudan… Mouais. Les dates ne semblent pas vraiment correspondre.

Mais là où la théorie s’avère encore plus bancale, c’est lorsqu’il cherche à expliquer pourquoi tant de témoignages de rescapés évoquent une bête et non un homme. Réponse : le tueur faisait des repérages déguisé avec une peau de loup…Ben voyons. Pervers, il y a sans doute eu. Mais de là à tout expliquer de cette manière…

Photo 1: Hello la Pomme


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14 décembre 2008
Les bêtes du Gévaudan

mazel

On le connaît surtout comme l’un des membres du groupe I AM. Mais Kheops, de son vrai nom Eric Mazel, a d’autres passions que le rap. Parmi celles-ci : la bête du Gévaudan. En quelques années, il a recueilli une collection de 1.000 pièces en rapport avec le célèbre mythe : gravures, objets, vignettes publicitaires…Dans le livre passionnant « La bête du Gévaudan – à travers 250 ans d’images », il en distille une partie.

D’avril 1764 à juin 1767, dans le Gévaudan, entre l’Auvergne et le Languedoc-Roussillon, des dizaines de femmes et d’enfants sont dévorés par une étrange créature. Les descriptions de quelques survivants esquissent un portrait entre loup, chien, babouin…La tuerie s’arrêtera lorsque Jean Chastel, un cabaretier local à la mauvaise réputation, abattra une bête décrite alors comme « un loup d’un nouveau genre ».

Depuis, les théories divisent et le livre d’Eric Mazel y revient avec soin, en énumérant toutes les hypothèses émises, dans les livres comme sur Internet, y compris les plus farfelues. Un exemple : la bête serait un extra-terrestre…

gevaudan

Arguments à l’appui, l’auteur écarte certaines pistes comme celle d’une Hyène d’Afrique. Laquelle est connue pour s’attaquer aux hommes et dont les caractéristiques physiques peuvent éventuellement correspondre avec les descriptions citées plus haut. Et même si les nobles aimaient alors ramener des « butins » animaliers de leurs voyages à l’étranger, Mazel juge peu probable qu’une hyène ait pu survivre dans le climat du Gévaudan.

Plutôt qu’une explication miracle, Mazel opte pour un mélange de plusieurs. Pour lui, tous les meurtres n’ont pas été commis par le même animal. Il en attribue certains à des loups sauvages. D’autres à une sorte de bâtard, chien et loup, et qui pourrait précisément être ce « loup d’un nouveau genre » abattu par Chastel.

Mais quelques autres cadavres sont imputés à un pervers qui aurait profité de la panique de l’époque pour perpétrer ses forfaits. En effet, plusieurs massacres ont fait l’objet d’une mise en scène puisque des corps ont été retrouvés avec les vêtements soigneusement pliés à côté. Ce qu’aucune bête sauvage n’est capable de faire, me semble-t-il.

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21 octobre 2008
Les rats envahissent Paris...enfin presque

rat_de_gambie

Passé 20 heures, à la gare Saint-Lazare, ils surgissent aux pieds des passants. Se faufilent sur les voies et entre les poubelles. Peuvent éventuellement provoquer quelques cris de peurs. Ce sont les rats. Depuis quelques semaines, dérangés par les travaux de rénovation de la gare, ils se montrent à la vue de tous. Et les travaux vont durer jusqu'en 2011...(voir vidéo d'internaute ci-dessous).

Depuis le Moyen-Âge les rongeurs traînent une image négative, en France. Précisément depuis que le rat noir avait importé la peste bubonique et ravagé les récoltes.

Auparavant, et comme dans de nombreux pays asiatiques, le rat symbolisait plutôt des valeurs positives. En Chine, il est censé avoir apporté le riz tandis qu'en Inde, il est associé à Ganesh, le dieu de la chance et de la sagesse. La peste bubonique ayant déserté la France depuis un bon bout de temps, l'animal revient en grâce, à l'état domestique ou en héros de film pour enfants (Ratatouille en 2006). D'ailleurs, sans lui, les canalisations de Paris seraient bouchées en permanence.

rat_geant

Surtout, les rats qui vivent en France ne sont guère impressionnants à côté des spécimens étrangers. Le rat de Gambie, en Afrique, par exemple, pèse 1,5 kilo et mesure 75 cm (contre 25 cm pour les "exemplaires" de nos contrées). Peu connu des scientifiques, il est quasiment absent des jardins zoologiques (sauf à Plzen, en République Tchèque).

Mais malgré son aspect pas forcément sympathique, il véhicule aussi beaucoup de bienfaits. On l'utilise par exemple pour détecter les mines anti-personnels, grâce à son odorat développé et son faible poids (les mines n'explosent pas sous ses pas).

Encore plus spectaculaire, le rat géant de Papouasie, une espèce découverte en 2007 dans les Monts Foja, l'un des endroits les plus mystérieux au monde car dépourvu de routes. On ne connaît pas encore les qualités de cet animal mais on connait son aspect: le poil hirsute, il est cinq fois plus grand qu'un rat des villes et ne montre aucune peur de l'homme. La réciproque est moins sûre.

Posté par Thibaut Solano à 08:21 - Insolite - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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