25 juillet 2009Le " sixième sens " des animaux
Fut un temps où les calmars géants étaient rares. Le 11 juillet dernier, ils étaient plusieurs dizaines, échoués sur la plage de La Jolla (Californie). Des « experts » ont attribué ce naufrage au tremblement de terre, qui a frappé la région peu avant. Mais c'était oublier que des spécimens avaient déjà été retrouvés au même endroit, trois jours avant le séisme. Une autre explication a alors été avancée: et si les calmars avaient senti la catastrophe arriver?
Autrement dit, les animaux et poissons ont-ils un sixième sens, qui leur permet d'anticiper des évènements dans le genre? On s'en souvient, la question avait été largement posée à l'époque du tsunami qui frappa l'Asie du Sud Est, à la fin de l'année 2004.
La presse s'était alors fait l'écho de plusieurs signes déroutants. Au Sri Lanka, des éléphants se seraient mis à pleurer quelques minutes avant l'arrivée de la vague meurtrière et d'autres auraient brisé leurs chaînes pour fuir vers les collines. De même, aucun animal mort n'aurait été retrouvé dans le parc national de Yala, frappé par le tsunami, alors qu'il abritait des éléphants léopards et autres mammifères.
Des sites Internet ou des ouvrages citent d'ailleurs d'autres cas où le sixième sens animal se serait exercé. Des ours qui sortent d'hibernation avant un séisme en Alaska (1964), les chiens de Tokyo hurlant à la mort avant un tremblement de terre (1923)... Autant d'infos difficiles à vérifier. Et au moins quelques exagérations dans le lot.
D'ailleurs, trois mois après le tsunami asiatique, on finira bien par retrouver des cadavres d'animaux dans le parc srilankais de Yala. C'est pourquoi les chercheurs restent aujourd'hui prudents sur ce « don de la nature ». Certains animaux, comme les éléphants ou les girafes, peuvent effectivement percevoir des sons, donc des secousses inaudibles pour l'homme (les infrasons, inférieurs à 20 hertz). Mais cela ne suffit pas pour assurer l'existence d'une telle faculté.
Au bout du compte, l'affrontement entre ceux qui y croient et ceux qui n'y croient pas, finit par aboutir au débat « nature contre culture ». Après le tsunami de 2004, certains évoquaient ainsi un « savoir » inné, une faculté de perception, dont les hommes auraient également joui à l'origine mais qu'ils auraient perdu en se sédentarisant... Toujours cette idée d'homme « naturellement bon » corrompu, amoindri par la civilisation...Mais les hérissons qui se font charcuter chaque été, sous les roues de bagnole, douteront certainement de ce " sixième sens "...
Crédit photo 1: NASA
Crédit photo 2: Bernard Gagnon
Sources: Maxi sciences, Le Monde, Dailynews
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Un calmar géant filmé dans le golfe du Mexique


13 juillet 2009La véritable histoire des Dents de la mer
9 juillet dernier, 18h. Les vacanciers profitent encore de la plage de Port-Hue à Saint-Briac (35), dans la chaleur estivale. Soudain, un vent de panique se répand sous les parasols : il y a un requin dans la zone de baignade !
Un petit requin, à vrai dire, pas plus grand qu’un mètre 50. Plus précisément, un requin pèlerin qui ne se nourrit que de plancton. Aucune crainte à avoir, donc. D’ailleurs, chaque été, la côte atlantique est visitée par ces mêmes créatures aquatiques. Il y a deux ans, c’était un squale qui s’était échoué à La Baule…
On ne dira pas que les requins sont tous inoffensifs. Selon les données de l’International Shark Attack File, 869 attaques auraient été recensées dans le monde entre 1990 et 2005 – dont 95 ont été mortelles ( 12 aux USA). Ce sont les surfeurs les plus menacés.
Depuis le moyen âge, l’animal se traîne une sale réputation à cause de sa mâchoire impressionnante mais aussi du symbole qu’il représente : l’inconnu obscur des fonds marins. Mais c’est évidemment le cinéma qui l’a consacré comme prédateur terrifiant, avec Les dents de la mer, de Steven Spielberg (75).
Le film s’inspirait d’ailleurs d’une histoire vraie, arrivée en 1916 sur les côtes du New Jersey.
A l’époque, entre le 1er et le 12 juillet, cinq personnes avaient été attaquées par un requin, au sud de New York. Quatre n’ont pas survécu, la cinquième a été amputée d’une jambe. La chaleur caniculaire de cet été peut expliquer l’occurrence de cette menace de même que l’afflux inédit de touristes dans l’eau qui a pu créer un sentiment de curiosité et d’agression chez ces poissons.
Le 14 juillet 1916, deux pêcheurs ont attrapé un requin blanc de 147 kilos, long de 2,3 mètres. La bête fut considérée comme le coupable de ces assauts. Mais des doutes subsistent. En effet, deux nageurs tués évoluaient dans la crique de Matawan, où l’eau contient très peu de sel. Un requin blanc ne peut y survivre. On a alors évoqué l’hypothèse d’un requin bouledogue (charmant petit nom !) qui, lui, vit dans les eaux douces. Mais plutôt dans les zones tropicales…L’énigme reste donc irrésolue…
Sources: L'internaute, Dinosoria, Ouest France
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05 juillet 2009Que cachent les légendes urbaines ?
C’est l’été, c’est le moment de bouquiner, si possible sans trop s’épuiser les neurones. Pourquoi pas le livre « 13 légendes urbaines », récemment paru et écrit par Nicolas Jaillet, Olivier Lhote et Alain Venisse ? A travers 13 nouvelles, les auteurs livrent des variations – avec les ados comme cœur de cible – sur de fameux mythes et rumeurs qui sont loin d’être innocents.
Les légendes urbaines utilisent toujours des récits angoissants pour faire passer un message. Le thème le plus récurrent est celui du secret, du complot. Que nous cachet-on ? Et par extension, que cache notre civilisation ? Pas étonnant, dès lors, que beaucoup de ces histoires se déroulent dans les souterrains, utilisés comme des métaphores (le métro, par exemple, mais aussi le souterrain de l’Opéra de Paris).
En l’occurrence, c’est la barbarie que cache la civilisation. La sauvagerie que dissimule l’éducation. Ces légendes se situent donc au moment le plus effrayant, celui où la nature reprend le pas sur la culture. C’est pourquoi il est souvent question d’animaux qui déboulent, incongrus, dans l’espace urbain. Comme cette histoire de crocodile dans les égouts de Paris. Là aussi, c’est symbolique : vous pensez être à l’abri des animaux sauvages dans votre confort moderne ? Que nenni, ils dorment sous votre salle de bains.
Ceux qui dissimulent, qui cachent, qui complotent, ce sont évidemment les puissants, les gouvernements. Dans la nouvelle « Bienvenue Douglas », le gouvernement australien camoufle des manipulations génétiques réalisées sur des chiens et des rats qui ont abouti à des croisements monstrueux. Tandis que dans « 666 », on apprend que François Mitterrand lui-même aurait fait construire la Pyramide du Louvre avec 666 plaques de verre, c'est-à-dire le « chiffre du diable » ! Pour certains, le socialisme rime visiblement avec satanisme…
Mais qui dit puissants dit aussi impérialisme donc Etats-Unis. En arrière-plan, on ne s’étonne donc pas de retrouver souvent la culture américaine. Comme dans « Au doigt et à l’œil » où un client de MacDo retrouve un doigt humain dans ses frites. Promo d’enfer pour les fast food !
On notera cependant que cet ouvrage publie des versions édulcorées. Ainsi, il reprend la fameuse rumeur d’Orléans, qu’Edgar Morin a étudié dans son livre éponyme. Cette légende-là prétendait que des femmes étaient kidnappées dans les cabines d’essayage de magasins juifs pour être ensuite prostituées. L’auteur a totalement gommé la portée antisémite du récit originel. Qui en disait long sur les motivations des inventeurs de légendes urbaines…
Crédit photo 2: Frédéric de Villamil
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28 mai 2009Un python aux Buttes-Chaumont
Dimanche 24 mai, un promeneur a eu la surprise de découvrir un python royal qui se prélassait tranquillement dans un arbre des Buttes-Chaumont (Paris XIX). Le reptile, d’1m40, a été recueilli par les sapeurs-pompiers qui l’ont ensuite transféré dans une ferme tropicale du treizième arrondissement.
Quelques jours plus tôt, un autre spécimen avait été découvert, sur les bords du canal à Vierzon (18). Celui-ci était mort et c’est d’ailleurs son odeur qui a éveillé l’attention des riverains.
Ces découvertes sont plus insolites qu’ effrayantes. En effet, ce serpent n’est pas venimeux mais on le trouve plutôt dans les savanes d’Afrique de l’Ouest. Des touristes sont peut-être revenus avec quelques « exemplaires » dans leurs bagages et les ont égarés sans oser le dire…
On trouve de temps en temps dans les colonnes des journaux des trouvailles du même acabit. Il y a quatre ans, par exemple, c’est un kangourou nain qui avait été attrapé au beau milieu de la Corrèze.
Mais parfois, il s’agit davantage de rumeurs. Ainsi, en 2004, dans le Cantal, un touriste parisien avait cru filmer, avec son caméscope, une panthère noire sur le col enneigé d’Aulac, qui culmine à 1.228 mètres. Deux experts – un membre de l’office national de chasse et un responsable d’un parc animalier- ont eu beau clamer la « quasi-certitude » (tout est dans le quasi) qu’il s’agissait bien d’une panthère, le doute reste permis. Tout simplement parce que le félin n’a jamais été retrouvé.
Or, les animaux « exotiques » restent les personnages privilégiés de ce qu’on appelle les légendes urbaines, c'est-à-dire des mythes remis au goût du jour. Comme ces histoires d’alligators qui vivraient dans les égouts de Paris. Souvent, ces « légendes » cachent un aspect politique et sont utilisées comme des rumeurs malveillantes avec des boucs émissaires très précis. Ainsi, l’un de ces récits assure que de vils écologistes cacheraient des vipères (vénimeuses, elles) dans les forêts parisiennes ! Ceux qui racontent ça ne votent sans doute pas « Vert »...
Crédits - Photo 1: Patrick Jean (Museum d'Histoire Naturelle de Nantes)
Photo 2: Kama 17
Sources: AFP, La Nouvelle République, AP
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- Le triangle des Bermudes des chats
- Les rats envahissent Paris...enfin presque
- Une légende urbaine: la dame blanche


25 mai 2009Quand les oiseaux attaquent l'homme
On connaît le film d’Hitchcock, Les oiseaux. Depuis quelques jours, les Berlinois subissent un remake, un peu moins violent, mais qui n’a rien d’une fiction. Six attaques de volatiles ont en effet été enregistrées dans la capitale allemande récemment.
Dans la plupart des cas, les coupables sont un couple de corbeaux.
Un électricien de 41 ans a en effet été agressé alors qu’il allait à son travail. A neuf heures du matin, l’un des deux lui a donné des coups de becs sur la tête avant de s’enfuir dans le ciel… Et de revenir à la charge quelques secondes plus tard. L’employé a réussi à se protéger avec son sac à dos.
Le nid du couple d’oiseaux a été repéré mais la police ne peut pas s’en débarrasser à cause des lois en vigueur sur la protection de la nature. Tout juste ont-ils pu placer un panneau d’avertissement pour protéger les passants.
L’agressivité des corbeaux, bien que peu courante, peut s’expliquer par la période de couvaison des œufs. Néanmoins, les mêmes forces de l’ordre ont aussi enregistré une attaque perpétrée par…une mésange. Celle-ci a piqué droit vers une fillette de douze ans, cherchant visiblement à lui prendre ses cheveux pour étoffer son nid.
Souvenons-nous que le film d’Hitchcock s’inspirait lui-même d’un roman anglais de Daphné Du Maurier mais aussi de faits divers authentiques qui se sont déroulés aux Etats-Unis en 1961. Cette année-là, des maisons de Santa Cruz avaient été vandalisées par des oiseaux de mer : fenêtres fracassées, réverbères brisés, portes martelées, automobiles cabossées. La même année, à San Francisco, une horde de corbeaux avait massacré un troupeau de brebis.
En France, les cas d’attaque ne sont guère connus. Par contre, la ville de Brioude, en Haute-Loire, a connu l’an dernier une vague de suicides…de pigeons. Un beau jour, plusieurs pauvres bêtes se sont en effet écrasés contre les murs, subitement, pour tomber raides mortes. Le mystère n’a jamais vraiment été éclairci mais il semble que les oiseaux aient été empoisonnés par de vils êtres. Les pigeons, qui avaient envahi le centre-ville après avoir été chassés par les travaux entrepris sur la basilique où ils avaient élus domicile, étaient devenus gênants pour la population. Cette fois-là, le danger ne venait pas du ciel.
Crédit - Photo 2: Orrakle
Sources: AFP, La Montagne, Hitch et moi


20 décembre 2008Bêtes de sexe
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On avait déjà une basse opinion de la télé-réalité mais en Allemagne, une émission vient de descendre plus bas que le caniveau. Dans cet équivalent de « l'amour est dans le pré », un agriculteur a masturbé une de ses poules, face à la caméra, pour lui donner du plaisir. |
La Peta (Association de Défense des Droits des Animaux) a décidé de porter plainte contre lui. Ce que l’intéressé n’a pas bien compris : « Je fais ce que les coq font habituellement, seulement avec mon doigt. C’est comme un orgasme pour les poules » affirme le paysan qui, par ailleurs, adore se balader nu dans ses champs.
La Justice classera-t-elle cette affaire dans la catégorie zoophilie ? Une pratique qui n’est plus officiellement considérée comme un trouble mental depuis 1980 mais qui est punie par la loi dans plusieurs pays, dont la France.
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On trouve pourtant très facilement des sites Internet et des films spécialisés. Des petites communautés de zoophiles existent également, comme aux Etats-Unis. |
Ainsi, en 2005, Kenneth P. participait à une orgie dans une ferme d’Enumclaw (Etat de Washington) aux côtés d’amis partageant sa passion. Mais la partie a mal tourné pour lui. Suite à une relation intime, son colon a été perforé par un étalon et il en est mort.
En France, quelques affaires ont également eu un écho dans la presse. La première condamnation est tombée en septembre 2007 sur un employé de l’administration pénitentiaire qui avait l’habitude de pénétrer son poney. Résultat : un an de prison avec sursis et interdiction définitive de détenir un animal. L’amour des bêtes a des limites.


03 novembre 2008Le "triangle des Bermudes" des chats
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Quand Julie Wotton, résidente à Stourbridge, en Angleterre,
comprit que son chat Norman avait disparu, elle afficha des avis de recherche
dans le quartier. C'est ainsi qu'elle s'aperçut que plusieurs dizaines de ses
voisins avaient connu la même mésaventure qu'elle. Depuis huit ans, ce sont
47 chats qui ont disparu, sur un périmètre de 800 mètres. Désormais, on
appelle le quartier "le triangle des Bermudes des chats". |
Quelques rares éléments guident la police qui enquête sur ce mystère. La nuit, des plaintes de félins ont déjà été entendues tandis que des pièges constitués de fils de fer a été retrouvés sous des haies. Oeuvre d'un maniaque? Trafic? Expériences scientifiques? Les hypothèses circulent au sein de la population locale.
Fin octobre, un homme a été entendu au commissariat sur la base d'une dénonciation anonyme. Mais depuis, plus de nouvelle.
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Sans encore connaître la clé de l'énigme, l'affaire en rappelle d'autres. Une affaire tout à fait similaire agite au même moment le plateau Mont-Royal à Montréal. Mais c'est en Haute-Savoie, tout près de la frontière suisse, que le nombre de disparitions de chats est le plus impressionnant: plus de 450 pour l'année 2007. |
Dans cette zone, le mystère n'est cependant pas si épais. Pour cause:la Suisse autorise le commerce de fourrures de chats (moins de 10 euros la pièce en moyenne), qui soulageraient le rhumatisme selon une croyance populaire. Et il y a beaucoup à parier que des filières de trafic se soient mises en place.
Alerté par les associations de défense des animaux, ainsi que par une pétition abondamment signée, le pouvoir helvétique devrait cependant procéder à l'interdiction de ce commerce d'ici 2011. De quoi, peut-être, mettre un terme à ces disparitions en série.
Extrait d'un reportage de France 2 sur les disparitions de chats en Haute-Savoie:











