Montauk

Toutes les infos "à la marge" trouvées sur Internet et mises en débat: théorie du complot, cryptozoologie, insolite... Parce que tout est politique.

15 avril 2009
Noctilien: la victime agressée une seconde fois

noctilien On trouve des élaborations de théorie de complot sur tout un tas de sujets et à divers degrés. Même  cette fameuse vidéo d'agression, capturée dans un bus de nuit parisien, a été exploitée par les « conspirationnistes ».

D'abord, c'est l'extrême droite qui l'a faite circuler. Notamment le site f de souche qui l'avait reprise depuis un forum de jeux vidéos, lui-même l'ayant récupéré sur le réseau facebook. Normal: un jeune homme, plutôt propre sur lui, agressé par une bande de jeunes, typés banlieue-casquette-zyva, dont l'un, crie « sale français » tout en donnant des coups... De quoi donner du grain à moudre aux thèses du FN et compagnie.

Ensuite, la vidéosurveillance a été lancée sur le Net pour « révéler ce que les médias ne montrent pas » et qui « arriverait tous les jours », selon les mots des internautes militants. Montrer ce qu'on nous cache, ce que les médias traditionnels nous cachent. Pourquoi cette prétendue dissimulation? Parce que les journalistes sont des « gauchistes », donc des « immigrationnistes » ou des « méprisants envers le peuple qui prend les transports en communs tous les jours ». En substance, c'est ce qu'ils disent...

lepen Or, la vérité reste plus simple. Si ces vidéos ne sont pas diffusées chaque jour, c'est d'une part, parce que ce type d'agression n'arrive heureusement pas quotidiennement. Mais aussi parce que les médias n'ont pas le droit de montrer ces images, qui ne doivent être utilisées que par la police pour l'enquête.

Le principal protagoniste de l'histoire, le jeune homme agressé, s'est d'ailleurs exprimé depuis pour mettre en doute la portée raciste du faits divers, pour refuser d'être instrumentalisé par les extrémistes et aussi pour expliquer qu'il avait été choqué de retrouver son visage exhibé sur la toile, à son insu. On le comprend.

Mais voilà. Son discours n'allait pas dans le sens des « conspirationnistes ». Alors ceux-ci ont rejeté celui qu'ils prenaient comme symbole hier. Sur les sites du figaro.fr ou même de liberation.fr, les insultes allaient bon train: « lâche », « couille molle », « dégonflé »...Après avoir été agressé physiquement, le jeune homme était agressé verbalement... Or, transformer les victimes en coupables, c'est aussi le propre de certains « complotistes ».

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12 avril 2009
L'ère des vidéos amateurs

flics L’époque est au témoignage amateur, propagé, même propulsé, par Internet. Une ère qui correspond autant à la démocratisation de l’info, qu’à la méfiance et finalement la dévalorisation des médias traditionnels.

Cela a commencé avec la multiplication des blogs. C’est pendant la deuxième guerre en Irak que le phénomène a pris de l’ampleur. Des soldats ont raconté ce qu’ils ont vu sur place. Les citoyens se placent donc là où les médias ne peuvent ou ne veulent aller. Et viennent contredire le discours des pouvoirs en place. Quand Bush louait la victoire du camp américain, les GI montraient la débâcle sur le terrain.

L’équipement des téléphones portables, devenus également appareils photos numériques, a donné une nouvelle dynamique à ce journalisme amateur. Là aussi : on montre une réalité occultée ou simplement pas saisie par la presse, les journaux télévisés, le pouvoir. Récemment, les images des policiers qui caillassent des manifestants (on croit rêver) ont fait le tour de la toile et montrer une autre réalité, peu reluisante.

agress Enfin, le réseau social comme Facebook amplifie encore le mouvement. Au sens où il permet une diffusion plus massive de ces "alter-informations". Avant, on pouvait éventuellement les faire circuler par mail – mais c’est aussi la porte ouverte aux hoaxes, ces emails canulars. Dorénavant, on poste une vidéo sur le réseau et elle tourne, tourne, tourne encore.

Exemple avec cette agression dans le bus de nuit à Paris, où une bande de jeunes s’en est pris gratuitement aux passagers et au chauffeur. Ce n’étaient pas des images amateurs mais celles d’une caméra surveillance, vraisemblablement postées par un policier. Mais le but est le même : donner une autre information.

Bien sûr, les médias traditionnels jouissent encore d’un grand pouvoir. Car toutes ces vidéos ont connu vraiment un écho considérable à partir du moment où les JT et les sites de journaux « traditionnels » les ont reprises. En quelque sorte, elles ont donné une crédibilité à ces images. Car auparavant, les images de l’agression parisienne pouvaient paraître pour une grossière manipulation en vue d’alimenter les thèses d’extrême droite sur l’insécurité, l’immigration, les jeunes de banlieue…Hélas, elles étaient authentiques.

Cependant, lorsque lefigaro.fr a donné la parole à la victime de cette agression, on a pu entendre un discours différent, avec un autre éclairage. Notamment sur le fait que les agresseurs n’étaient pas tous d’origine immigrée… Le temps de la désuétude des médias traditionnels n’est pas encore venu, donc.

Source: Le figaro


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06 février 2009
Envoyés très spéciaux: un film pour blogueurs?

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Au box-office, ce n'est pas le carton. Mais peut-être que le téléchargement illégal tourne à plein régime pour le film Envoyés très spéciaux, sorti en salle le 21 janvier dernier. Car le long-métrage, réalisé par Frédéric Auburtin, a de quoi plaire aux internautes, en priorité.

L'histoire est celle d'un journaliste radio (Lanvin) et d'un technicien son (Jugnot) chargés de partir en Irak pour quelques jours. Mais à la suite d'une bévue, ils perdent les billets d'avion et les 20 000 euros de budget prêtés par leur employeur. Du coup, ils se cachent chez un ami à Barbès et dupent leur rédaction en envoyant de faux reportages. Pris à leur propre piège, ils finissent même par faire croire qu'ils sont retenus en otages.

Difficile de ne pas penser à Ingrid Bétancourt lorsque le film met en scène la vague d'émotion qui traverse la France, émue par le sort de ces deux journalistes prétendument captifs. Et donc aussi aux réactions de doute – douteuses – de ceux qui trouvaient à l'otage des guérilleros une trop bonne mine pour être honnête. Fantasmes de complot qui s'exprimaient sur la scène de leur théâtre favori: Internet.

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Le Web, refuge des sceptiques de tout poil, de ceux qui réfutent les versions officielles. Or, qui est censé délivrer cette version officielle? Les journalistes. Lesquels sont donc souvent la cible des suspicions, accusés de mentir, de bidonner – ce qui est déjà arrivé parfois, effectivement (pensons à PPDA et à sa fausse interview de Castro). Et c'est sur ce doute là que se bâtit l'intrigue d'Envoyés très spéciaux.

Le discrédit des  médias dominants, justifié ou non, a entraîné le développement des médias internautes – réputés plus à la marge, plus courageux alors qu'ils vivent beaucoup de publicité... - et la profusion de blogs. Chacun veut devenir journaliste et pour cela, pas besoin d'aller sur le terrain, il suffit de se documenter sur la toile. Or, c'est justement cette voie-là que choisissent les deux protagonistes du film pour connaître l'actualité de l'Irak sans y être: wikipedia, google earth, la télé par satellite sont appelés en renfort...

Et en plus, leur stratagème fonctionne. De quoi donner raison aux internautes? Pas sûr. Ce n'est qu'un film. Et c'est plutôt marrant.

La bande-annonce du film Envoyés très spéciaux:

Plus d'infos sur ce film

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28 janvier 2009
Un cinéma post-Internet

diary

Diary of the dead vient de sortir en DVD. C’est le cinquième volet de la saga horrifique américaine de George A. Romero (après La nuit des morts-vivants, Zombies, Le jour des morts vivants et Land of the dead).

On y suit les malheurs d’un groupe d’étudiants confrontés à un virus transformant l’humanité en armée de zombies, dans une ambiance de fin du monde. Histoire banale pour le genre mais traitement spécial : beaucoup de scènes sont vues à travers les images tournées au caméscope par l’un des héros.

Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, plusieurs films ont adopté le procédé depuis le culte Projet Blair Witch (1999) jusqu’aux récents Cloverfield, Rec ou dans un autre genre Redacted.

rec

Aujourd’hui, le concept prend une résonance particulière – encore inexistante à l’époque de Blair Witch – celle de l’ère Internet, de Facebook et Youtube. C'est-à-dire de la banalisation des images dites « amateurs », captées en dehors des « clous », des règles établies (c'est-à-dire des reportages journalistes ou bien des films de cinéma) .

Mais ces images sans esthétique (ou supposées comme telles) peuvent aussi rappeler les vidéos de surveillance qui abondent dans cette période sécuritaire dont on n’est toujours pas sorti depuis le 11 septembre 2001. Vidéos d’anonymes ou vidéos de flics, c’est toujours la question de l’intime, et plus précisément de sa violation qui fait surface.  Or, lorsqu’un pays ne peut plus assurer d’espace privé, de « jardin secret » à ses citoyens, on n’est plus en démocratie mais dans une dictature.

Et c’est justement cette peur de la tyrannie qui obsède tout un pan du cinéma américain depuis l’effondrement des tours jumelles et la politique bushiste qui l’a suivi, à grands coups de « Patriot act ».
Le sujet aura d’ailleurs traversé toute la filmographie de Romero, cinéaste politique. Cependant, d’un point de vue purement cinématographique, cet épisode-là est sans doute le plus mauvais, le plus mou. Mais ça, c’est un autre débat.

La bande-annonce de Diary of the Dead:

Plus d'infos sur ce film

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05 décembre 2008
Un cyber canular qui mène au suicide

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Lori Drew a 49 ans et vit dans le Missouri, aux Etats-Unis. Elle est mère d'une fille de 13 ans, qu'elle aime énormément.  En 2006, celle-ci se chicane avec sa voisine, une adolescente du même âge. Alors Lori cherche à la venger.

 Avec des amis, elle créé un faux compte sur le site myspace en se faisant passer pour un adolescent de seize ans, prénommé Josh. Sous cette identité, elle entre en contact avec « l’ennemie » de sa fille et se met à la séduire. Elle sait qu’elle est fragile et qu’elle est obsédée par les garçons.

 La correspondance dure plusieurs mois et se transforme en idylle virtuelle. Et puis Lori Drew y met fin brutalement, prétextant un déménagement. Elle conclue avec ces mots: « Le monde se porterait mieux sans toi ». Ainsi sonne sa vengeance.

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Sauf que l’adolescente visée est dépressive. Blessée au plus profond d’elle-même, elle sombre dans le désespoir. Et finit par se pendre. Alors,  Lori Drew est inculpée pour association de malfaiteurs, harcèlement sur internet et viol des conditions d’utilisation de MySpace. Un cocktail qui peut rapporter 20 ans de prison.

 Le procès a lieu à Los Angeles, la ville où se trouve le siège social de MySpace, dont les patrons sont à l’origine de la procédure. A l’issue du verdict, la mère vengeresse encourt jusqu’à 300.000 dollars d'amende et 3 ans de prison. Mais elle fait appel et sa liberté ne devrait pas lui être retirée.

 Seuls trois chefs d’accusation – et franchement mineurs, vu la gravité des faits – ont été retenus. En gros : le viol des conditions d’utilisation de MySpace qui proscrit les usurpations d’identité. C’est écrit dans cet interminable message que l’on doit lire au moment de l’inscription. Mais personne ne le lit. Les choses vont peut-être changer. 

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01 octobre 2008
Ils planifient leur suicide sur Internet

corde Le 20 septembre dernier, deux jeunes femmes, Anne Duchène et Hassina Maizi, se seraient suicidé en garant leur voiture sur un passage à niveau, en Lorraine, attendant qu'un train de marchandises lancé à 100 km/h viennent les percuter. Elles s'étaient rencontrées grâce à un forum sur le suicide.

L'une d'elle, Anne Duchêne, avait déjà planifié un suicide collectif en mai dernier grâce à ce forum. Mais la tentative avait échoué. La responsabilité de ce genre de sites, facilitant les rencontres entre dépressifs, est logiquement pointée du doigt. Notamment par une amie de Hassina Maizi qui déclarait dans le journal L'Union du 24 septembre dernier que certains messages étaient "à la limite de l'encouragement" au passage à l'acte.

Au Japon, une trentaine de décès similaires - favorisés par des échanges internautes - ont été recensés depuis 2004. A tel point qu'en avril dernier, la police a demandé aux fournisseurs d'accès à Internet de censurer les informations permettant de fabriquer un gaz mortel, utilisé par les suicidaires. Au Pays de Galle, sept jeunes ont suivi la même voie après s'être rencontré via le site Bebo, un équivalent de Facebook.

rasoir Cependant, des contre-exemples existent également. Ainsi, en mars 2007, un Allemand a été sauvé du suicide grâce au Web. Il avait diffusé sur un forum des images qui le mettaient en scène, un pistolet sur la tempe. Des utilisateurs espagnols l'avaient découvert et avaient aussitôt alerté la police, laquelle a sauvé le désespéré au dernier moment.

Mais selon une étude britannique, publiée dans le British Médical Journal, plusieurs mots-clés relatifs au suicide, saisis dans les plus fameux moteurs de recherche, mènent davantage vers des sites incitant au passage à l'acte.

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans, qui sont aussi les principaux consommateurs d'Internet. Depuis dix ans, le taux a néanmoins baissé de 36%.


Une vidéo: Comment empêcher un suicide? par le docteur Xavier Pommereau
Un lien:Un article du journal L'Union sur la mort d'Anne Duchène et Hassina Maizi

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26 septembre 2008
You tube, coupable idéal

finlande  Youtube, porte-parole des assassins? La polémique refait surface après le massacre du lycée d'hôtellerie de Kauhajoki, en Finlande. Le 23 septembre, un jeune homme de 22 ans, Matti Juhani Saari, a abattu 9 personnes et blessé une autre avant de se donner la mort. Auparavant, il avait posté quatre vidéos sur internet où il s'exerçait à tirer avec son arme. Sur l'une d'elles, il regardait la caméra et criait: "You will die next" (vous serez les prochains à mourir).

Youtube refuse de communiquer le nombre de modérateurs qui s'occupent de son contenu. Tout juste expliquent-t-ils qu'à chaque minute qui passe, sept heures de vidéo sont postées sur la plate-forme. Mais en soi, la vidéo ne montrait aucune violence envers un être humain et sa censure n'aurait pas empêché la tragédie.

Plusieurs tueries similaires se sont produites ces dernières années: en novembre 2007, dans un lycée de Tusula (encore en Finlande), sur le campus de Virginia Tech, aux USA en avril 2007, au collège Dawson de Montréal en septembre 2006 et dans un collège d'Emsdetten, en Allemagne, en novembre 2006. A chaque fois, les tueurs avaient enregistré des vidéos ou pris des photos sur lesquelles ils posaient avec des armes et ils les diffusaient ensuite sur Internet (sur leur blog ou sur Youtube). Seul Cho Seung-Hui, le tireur de Virgina Tech, avait directement envoyé ses images à NBC.

virginia Un procédé qui symbolise un passage derrière la caméra, de l'autre côté du miroir, un narcissime, une recherche de gloire. Certains diront une imitation des films ou de jeux vidéos violents.

Pour autant, ni Internet, ni le cinéma ne sauraient être désignés comme les causes de la violence. Ils permettent plutôt de détourner l'attention d'autres problèmes. Aux USA, après Virginia Tech, un éditorialiste de la chaine Fox News avait lui carrément accusé Satan...

En Finlande, par exemple, d'autres explications semblent flagrantes: 1,6 millions d'armes à feu circulent dans ce pays où l'on pratique beaucoup la chasse, alors qu'il ne compte que 5 millions d'habitants. Dès l'âge de 15 ans, on peut posséder une arme dès lors qu'on décroche le permis adéquat ou que l'on est membre d'un club de tir.  L'Union Européenne souhaite cependant réserver le port d'arme aux majeurs à l'horizon 2010. Mais tous ces tueurs avaient plus de 18 ans.


Une vidéo:l'une des vidéos de Matti Juhani Saari
Un lien: les explications de You tube.

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18 septembre 2008
Putain de fac

Natalie Ma virginité contre un million de dollars...C'est, en gros, l'annonce passée par une étudiante américaine, le 10 septembre dernier, afin de financer ses études. La proposition a d'abord été publiée sur e-bay avant d'être censurée par le site puis hébergée par celui d'une maison close du Nevada.

La prostitution pour se payer la fac? Plus une légénde urbaine qu'une pratique répandue. En France, le mythe a été lancé en 2006 par le syndicat étudiant SUD qui affirmait alors, sur un tract, que 40.000 étudiants avaient recours à la prostitution pour financer leurs études. Soit un sur 57, ce qui semble énorme. Quand on sait que la préfecture de police estime à 20.000 le nombre de prostitués en France, il y a de quoi douter... D'ailleurs, SUD a finalement fait disparaître son tract et n'assume plus du tout ce chiffre aujourd'hui. On ne peut pas tout se permettre, même si c'est pour de bonnes intentions: en l'occurrence, attirer l'attention sur la précarité extrême de certains étudiants.

1,5 % d'entre eux seraient réellement dans une situation de très grave pauvreté - soit environ 35.000 personnes, selon l'Observatoire de la Vie Etudiante. Et pour l'Institut National de la Prostitution, entre 2.500 et 25.000 auraient vraiment recours à cette pratique. Une fourchette un peu large pour être prise pour argent comptant.

prost Une autre forme de prostitution étudiante semble en revanche s'installer en France - même si aucun chiffre officiel ne circule: les "loyers sexuels". Profitant de la crise de l'immobilier, particulièrement à Paris, des propriétaire ou des locataires louent ou sous-louent des studios contre des rapports sexuels réguliers.

Sans surprise, c'est sur Internet qu'on trouve ce genre de petites annonces, surtout sur le site missive.info, qui s'adresse aux français tout en étant hebergé en Suisse (où la loi contre le proxénétisme est plus souple). Une rapide visite permet de le vérifier. En me connectant aujourd'hui, je découvre en première page de la rubrique "à louer" une annonce: un 2 pièces à Paris XII "pour étudiantes ouvertes d'esprit"... "Paumées" serait un terme plus juste.


Une vidéo: un reportage au JT de France 2.
Un lien: l'enquête de Libération sur les "loyers sexuels".

La seconde illustration est issue du livre-témoignage de Laura D. "mes chères études".

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