20 décembre 2008Bêtes de sexe
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On avait déjà une basse opinion de la télé-réalité mais en Allemagne, une émission vient de descendre plus bas que le caniveau. Dans cet équivalent de « l'amour est dans le pré », un agriculteur a masturbé une de ses poules, face à la caméra, pour lui donner du plaisir. |
La Peta (Association de Défense des Droits des Animaux) a décidé de porter plainte contre lui. Ce que l’intéressé n’a pas bien compris : « Je fais ce que les coq font habituellement, seulement avec mon doigt. C’est comme un orgasme pour les poules » affirme le paysan qui, par ailleurs, adore se balader nu dans ses champs.
La Justice classera-t-elle cette affaire dans la catégorie zoophilie ? Une pratique qui n’est plus officiellement considérée comme un trouble mental depuis 1980 mais qui est punie par la loi dans plusieurs pays, dont la France.
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On trouve pourtant très facilement des sites Internet et des films spécialisés. Des petites communautés de zoophiles existent également, comme aux Etats-Unis. |
Ainsi, en 2005, Kenneth P. participait à une orgie dans une ferme d’Enumclaw (Etat de Washington) aux côtés d’amis partageant sa passion. Mais la partie a mal tourné pour lui. Suite à une relation intime, son colon a été perforé par un étalon et il en est mort.
En France, quelques affaires ont également eu un écho dans la presse. La première condamnation est tombée en septembre 2007 sur un employé de l’administration pénitentiaire qui avait l’habitude de pénétrer son poney. Résultat : un an de prison avec sursis et interdiction définitive de détenir un animal. L’amour des bêtes a des limites.


05 décembre 2008Un cyber canular qui mène au suicide
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Lori Drew a 49 ans et vit dans le Missouri, aux Etats-Unis. Elle est mère d'une fille de 13 ans, qu'elle aime énormément. En 2006, celle-ci se chicane avec sa voisine, une adolescente du même âge. Alors Lori cherche à la venger. |
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Sauf que l’adolescente visée est dépressive. Blessée au plus profond d’elle-même, elle sombre dans le désespoir. Et finit par se pendre. Alors, Lori Drew est inculpée pour association de malfaiteurs, harcèlement sur internet et viol des conditions d’utilisation de MySpace. Un cocktail qui peut rapporter 20 ans de prison. |


16 septembre 2008Le juge est infâme
Il y a une émission de caméra cachée qui marche fort aux USA mais qui n'a rien à voir avec Marcel Béliveau. Ca s'appelle "To catch a predator".Le concept? Arrêter en direct des pédophiles présumés.
Au départ, des membres d'une association nommée "Perverted Justice" se font passer pour des adolescent(e)s de moins de 18 ans et discutent sur Internet via des réseaux de rencontre. Quand ils tombent sur un homme majeur, ils le draguent carrément et lui donnent un rendez-vous.
Le guet apens a lieu dans une maison louée par la production TV. Le "présumé prédateur" entre...et tombe sur Chris Hansen, le présentateur du show, la quarantaine, coiffure nickel et ton de procureur. Il commence par lui poser quelques questions (du genre: "quand vous êtes entré, vous aviez le zizi tout dur. Pourquoi?"). Et finit par l'accuser. Si l'homme en face se met à nier, l'animateur lui sort alors des captures d'écran des conversations internautes "équivoques". En fin de conversation, Hansen conclue "vous êtes libres de partir".
Mais une fois sorti du repaire, l'accusé est arrêté par la police, qui n'hésite pas à utiliser un Tazer - même quand le suspect ne s'enfuit pas.

Cette émission réunit en moyenne sept millions de téléspectateurs sur la chaine NBC. Plusieurs éditorialistes la critiquent - sans toutefois éroder l'audimat. Et sans empêcher cette justice made in USA où la télévision remplace le tribunal et l'animateur le juge.
En somme, les "prédateurs" présumés sont humiliés, lâchés à la vindicte populaire sans même attendre le jugement. En 2006, une opération coup de poing avait mené à l'attraction de 24 "suspects". L'un s'était tiré une balle dans la tête avant même l'arrivée des caméras. Et les autres avaient été innocentés par la justice - la vraie - qui avait estimé le dossier "bâclé".
Qu'importe, l'émission fait des émules sur les TV locales américaines et se décline aussi à l'étranger, en Australie par exemple. En France, on est à l'abri, pour l'instant.
Une vidéo: un extrait de l'émission.
Un lien: le site internet de l'émission.











