28 février 2009L'Atlantide dans Google Earth?
Google Earth, c’est merveilleux ! Grâce à ce logiciel, on peut admirer des vues aériennes de sa propre maison. Un ingénieur anglais a fait encore plus fort : il affirme être tombé sur les traces de l'Atlantide, la mythique civilisation disparue, au large de Madère, grâce à la version 5.0 du programme qui permet de parcourir le fond des océans.
Platon a dû bien rigoler dans sa tombe. Car c’est de lui que nous vient l’histoire de l'Atlantide, plus précisément dans le Timée, un récit dont il est l’auteur vers 357 avant JC et qui est censé rapporter les propos tenus par un prêtre égyptien à un homme politique athénien, Solon.
Selon lui, le royaume aurait existé il y a 11 000 ans dans l’Océan Atlantique, se serait étendu sur une zone plus grande que la Libye et l’Asie réunies et aurait disparu sous un cataclysme tandis que l’armée athénienne débarquait sur ses rives pour le conquérir.
Plusieurs intellectuels se sont lancés à la recherche de ses vestiges au cours des siècles derniers en prenant Pompéi comme exemple pour certifier qu’un endroit pouvait réellement disparaître. D’autant plus qu'une fonte des glaces s’est précisément déclenché à cette époque, occasionnant une montée rapide des eaux.
Le commandant Cousteau lui-même pensait que Platon désignait en fait la civilisation crétoise, détruite après une éruption volcanique en 1650 avant JC. D’autres estiment que les Açores, dans le détroit de Gibraltar, pourraient constituer un morceau survivant de l’Atlantide.
Mais la plupart des historiens rejettent ces théories et considèrent que Platon se servait de ce mythe dans un but métaphorique (l’Atlantide sombre dans la décadence à cause de la richesse matérielle…comme la civilisation athénienne, selon le philosophe). D’ailleurs, la société Google a rapidement répondu à notre ami ingénieur anglais. Ce qu’il a vu sur son écran d’ordinateur n’était rien d’autre que la trace laissée par les bateaux munis de sonars qui explorent les fonds sous-marins. Mieux vaut relire Platon.
Sources: L'internaute, Le courrier international
Photo 1: Euzesio.


11 janvier 2009Vampire, vous avez dit vampire?
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Avec Twilight, qui sort en salles après avoir cartonné dans les librairies, les vampires reviennent à la mode. Toujours avec un sous-texte sexuel : ici, les premiers émois adolescents. Mais avant de devenir des héros pour jeunes filles sentimentales, les créatures avaient surtout le don de ficher la trouille. |
Les premières traces des vampires remontent à la Grèce Antique, au royaume d’Hadès (les enfers) où les ombres, c'est-à-dire les âmes damnées, se nourrissaient du sang des victimes pour revenir à la vie.
Mais c’est bien plus tard que le mot « vampire » est apparu, plus précisément en 1725. C’est dans un rapport que le terme est employé, au sujet d’un certain Peter Plogojowitz. Ce paysan serbe mourut à l’âge de 62 ans dans son village natal de Kisilova. Trois jours après son décès, il apparut sous les yeux de son fils pour demander de la nourriture. Quelques jours plus tard, son rejeton fut retrouvé mort – tout comme plusieurs villageois, épuisés après avoir perdu de grandes quantités de sang. Avant de rendre leur dernier souffle, ils auraient affirmé que Plogojowitz les avait mordu et avait bu leur sang.
On ouvrit alors le cercueil du paysan, on remarqua que le corps n’était pas aussi putréfié qu’il aurait dû l’être et on lui enfonça un pieu dans le cœur avant d’incinérer la dépouille. Rien que ça…
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Plus prosaïquement, il semble que certaines maladies, difficiles à soigner il y a quelques siècles, aient été confondues avec le « vampirisme ». Par exemple, la rage, qui se transmet par la morsure (tiens, tiens), qui suscite un comportement agressif (double tiens, tiens) et qui peut être aussi véhiculée par certains animaux comme la chauve-souris (triple tiens,tiens). |
Mais une autre pathologie évoque le mal de Dracula (le
fictif, pas le vrai qui n’avait pas grand-chose à voir) : la porphyrie.
Les individus qui en sont atteints ne peuvent s’exposer au soleil sous peine de
voir leur peau ravagée par des lésions, ont la peau décharnée et doivent éviter
la consommation d’ail qui libère une enzyme néfaste.
Sinon, il existe aussi des cas de psychose appelés « vampirisme clinique » où les malades ingurgitent du sang humain. Heureusement, le phénomène demeure très rare.


24 novembre 2008Crânes de cristal et légende en toc
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La sortie en DVD du quatrième volet d'Indiana Jones remet au goût du jour la légende qui est au coeur de son intrigue: celle des crânes de cristal. Dans le film, l'aventurier se lance à leur recherche dans la jungle amazonienne. |
Selon le mythe, les crânes seraient au nombre de treize et éparpillées à travers la planète. Leur réunion permettrait à l'humanité de se rassembler et d'éviter la fin du monde. Ils auraient été conçus à l'époque précolombienne par les Aztèques dans des blocs de cristal. Or, leur précision est telle qu'ils n'ont pas pu être élaborés avec les outils de l'époque...à moins d'un renfort d'une autre civilisation, peut-être extra-terrestre! C'est justement la thèse soutenue dans le film de Spielberg.
Plusieurs crânes demeurent visibles aujourd'hui dans diférents musées. L'un se trouve au quai Branly à Paris, un autre au British Museum de Londres, un autre à la Smithsonian Institution de Washington. Certains figureraient aussi au sein de collections privées.
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L'histoire la plus emblématique est celle du "Skull of doom" (le crâne du destin). C'est l'explorateur britannique, Mitchell-Hedges, qui l'aurait découvert avec sa fille en 1924 lors de fouilles dans la cité maya de Lubaantum au Belize. Revenu en Grande-Bretagne en 1950, il lança la fameuse légende en prétendant que l'objet avait 3.600 ans. |
La vérité semble moins romantique. Tous ces crânes proviendraient d'Allemagne où ils auraient été fabriqués entre 1867 et 1886. Ils auraient ensuite atterri dans les mains d'un antiquaire français basé au Mexique et nommé Eugène Boban. Celui-ci approvisionnait beaucoup de musées dans le monde à qui il aurait refilé, sciemment ou non, ces contrefaçons censées provenir des Aztèques. Quant à Mitchell-Hedges, il aurait acquis son exemplaire dans une banale vente aux enchères.
Plusieurs études ont démontré la supercherie, au moins pour certains de ces crânes, dès 1950. Mais quelques rêveurs ésotériques ont fait perdurer la légende, notamment la société Crystal Skulls International, fondée en 1945. Ceux-là ont peut-être apprécié le film de Spielberg, qui a privilégié totalement leur thèse. Mais ce n'est que du cinéma.


18 novembre 2008Le Yéti n'y était pas
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Il pensait avoir trouvé un bout du Yéti. L'été dernier, le journaliste anglais de la BBC Alistair Lawson était revenu d'Inde avec deux poils (dans la main). |
C'est un indigène qui les lui avait donnés. Il affirmait qu'il les avait découverts dans la jungle profonde du Meghalaya, un petit Etat indien, après qu'un exploitant forestier eut indiqué avoir vu le "mande barung" (c'est le nom local du Yéti), trois jours de suite en 2003.
De retour chez lui, le journaliste britannique avait apporté son butin à un expert en primates, Ian Redmond. Lequel avait allumé une lueur d'espoir chez tous les cryptozoologues: "Ces poils restent une énigme. Ils pourraient provenir d'une nouvelle espèce" avait-il affirmé à l'AFP.
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Finalement, les deux phanères avaient été confiés à deux laboratoires anglais, l'un à Oxford, l'autre à Cardiff, pour une analyse ADN. Qui a finit par parler: les poils n'appartiennent pas à l'homme des neiges mais à un goral. |
Il s'agit d'un bovidé, apparenté à une chèvre ou un chamois, qui vit dans les montagnes orientales que les zoologistes connaissent finalement assez peu. La découverte pileuse aura au moins permis d'en savoir plus sur l'étendue de sa zone de distribution.
Du reste, ce n'est pas la première fois que les poils d'un bovidé sont confondus avec ceux du Yéti. Ainsi, on a longtemps cru que le temple de Pangbotchi au Népal abritait des scalps fabriqués avec des poils de l'Homme des Neiges. En fait, ce n'était qu'un montage réalisé par des sherpas avec de la peau de serow, une chèvre locale. Une désillusion de plus.


31 octobre 2008Sur les traces du Yéti (3/3)
Le début de l'article à lire ici.
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Plusieurs hypothèses circulent sur la nature du « Yéti », si yéti il y a. La plus prosaïque : les traces de pas, découvertes à plusieurs reprises au cours du XX eme siècle, pourraient être celles d’un ours et auraient été élargies après le passage du soleil sur la neige. L’alpiniste Reinhold Messner, qui a cru avoir aperçu la bête en 1986 dans l’Himalaya, a d’ailleurs conclu dans son livre « Ma quête du Yéti » en 1986 que les témoins avaient en fait vu un ours brun et que leur imagination avait fait le reste. |
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Les partisans de cette version ne manquent pas de citer d’autres exemples pour prouver que de nouvelles espèces peuvent encore être découvertes de nos jours si elles se trouvent dans des zones très difficilement accessibles pour l’homme. Ainsi en 2006, 52 nouvelles espèces animales et végétales avaient été trouvées à Bornéo, en Asie du Sud Est. |


29 octobre 2008Sur les traces du Yéti (2/3)
Le début de l'article à lire ici.
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Mais en Occident, le premier à évoquer sa présence s’appelle B.H. Hodgson. En 1832, ce résident anglais à la Cour du Népal rapporte les propos de chasseurs, effrayés par un être sauvage, qualifié de « démon ». On a même dit qu’il se nourrissait de chair humaine… |
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Mais des découvertes plus troublantes ont été révélées. Ainsi, en 1959, le milliardaire américain Tom Slick revint d’une expédition au Népal avec des excréments, censés appartenir au Yéti, et contenant des parasites inconnus. Or, chaque espèce de mammifère possède ses propres parasites. Donc, parasites inconnus = espèce inconnue. |
(A suivre, vendredi…)


27 octobre 2008Sur les traces du Yéti (1/3)
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Cela faisait trente ans qu’il le cherchait et cette fois, il
pense avoir trouvé sa trace. Deux empreintes de pied, long de 20 cm et
ressemblant à celles d’un homme. Celles du Yéti, selon lui. Yoshiteru
Takahashi, alpiniste japonais était parti en expédition le 10 août dernier avec
six équipiers. Et le 20 octobre dernier, il affirmait avoir trouvé les traces de
l’animal dans les montages de l’Himalaya sur le sommet du Dhaulagiri IV (7.661
m d’altitudes). |
« Nous sommes capables de reconnaître des empreintes d’ours, de daim, de loup ou de léopard des neiges et ce que nous avons vu n’était rien de tout cela » a-t-il déclaré. Il n’est pas le premier à fournir ce genre de témoignages.
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Les descriptions de la « chose » peuvent varier mais dans l’ensemble, on la décrit comme très velue, mesurant environ 3 mètres et adoptant la démarche d’un bipède ursidé, c'est-à-dire d’un ours. Dans l’Himalaya, principal berceau de la « légende », on dit qu’elle vit dans les forêts de rhododendrons poussant sur les hautes vallées. |
Une vidéo américaine de Big Foot réalisé par Roger Patterson en 1967. Un canular avoué.














