Montauk

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17 juin 2009
Le Yéti de Bourganeuf

Le 19 juin sur Arte, vous pourrez découvrir le téléfilm « Almasty, la dernière expédition ». Une comédie avec Robin Rennucci et Isabelle Gelinas qui jouent deux cryptozoologues (des spécialistes des animaux inconnus) à la recherche du Yéti...dans les Pyrénées.

Je ne sais pas s'ils le trouvent à la fin de l'intrigue: aucune histoire d'abominable homme des neiges n'est vraiment connue en France. Sauf une: celle du Yéti de Bourganeuf.

En 1997, un forain proposait une exhibition particulière aux habitants de cette petite ville de la Creuse: un homme velu montré dans un congélateur et présenté comme un spécimen des hommes sauvages (que certains conçoivent comme des Néandertaliens encore vivants).

bigfoot Le cryptozoologue Emmanuel Janssens Casteels a rapidement démontré qu'il s'agissait d'une supercherie. La chose était en fait constituée de mousse souple, sur laquelle des poils de queue de cheval avaient été collés. Quant aux yeux, il avaient été fournis par un taxidermiste. Le forain s'était visiblement inspiré de l'histoire d'Iceman, un autre « yéti » exhibé dans les foires américaines dans les années 60.

Le propriétaire d'Iceman, Frank Hansen, livrait plusieurs versions pour expliquer son origine: un coup, il l'avait capturé au Vietnam, un autre, il l'avait abattu lors d'une partie de chasse dans le Minnesota. L'éminent cryptozoologue Bernard Heuvelmans, qui n'a jamais pu l'extirper de son congélateur, pensait plutôt que ce yéti était authentique...On en doute. Les canulars n'ont pas de frontière.

Crédit photo 2: Chiceaux

Sources: Cryptozoo


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18 novembre 2008
Le Yéti n'y était pas

yeti

Il pensait avoir trouvé un bout du Yéti. L'été dernier, le journaliste anglais de la BBC Alistair Lawson était revenu d'Inde avec deux poils (dans la main).

C'est un indigène qui les lui avait donnés. Il affirmait qu'il les avait découverts dans la jungle profonde du Meghalaya, un petit Etat indien, après qu'un exploitant forestier eut indiqué avoir vu le "mande barung" (c'est le nom local du Yéti), trois jours de suite en 2003.

De retour chez lui, le journaliste britannique avait apporté son butin à un expert en primates, Ian Redmond. Lequel avait allumé une lueur d'espoir chez tous les cryptozoologues: "Ces poils restent une énigme. Ils pourraient provenir d'une nouvelle espèce" avait-il affirmé à l'AFP.

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goral

Finalement, les deux phanères avaient été confiés à deux laboratoires anglais, l'un à Oxford, l'autre à Cardiff, pour une analyse ADN. Qui a finit par parler: les poils n'appartiennent pas à l'homme des neiges mais à un goral.

Il s'agit d'un bovidé, apparenté à une chèvre ou un chamois, qui vit dans les montagnes orientales que les zoologistes connaissent finalement assez peu. La découverte pileuse aura au moins permis d'en savoir plus sur l'étendue de sa zone de distribution.

Du reste, ce n'est pas la première fois que les poils d'un bovidé sont confondus avec ceux du Yéti. Ainsi, on a longtemps cru que le temple de Pangbotchi au Népal abritait des scalps fabriqués avec des poils de l'Homme des Neiges. En fait, ce n'était qu'un montage réalisé par des sherpas avec de la peau de serow, une chèvre locale. Une désillusion de plus.

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31 octobre 2008
Sur les traces du Yéti (3/3)

Le début de l'article à lire ici.

coppens

Plusieurs hypothèses circulent sur la nature du « Yéti », si yéti il y a. La plus prosaïque : les traces de pas, découvertes à plusieurs reprises au cours du XX eme siècle, pourraient être celles d’un ours et auraient été élargies après le passage du soleil sur la neige. L’alpiniste Reinhold Messner, qui a cru avoir aperçu la bête en 1986 dans l’Himalaya, a d’ailleurs conclu dans son livre « Ma quête du Yéti » en 1986 que les témoins avaient en fait vu un ours brun et que leur imagination avait fait le reste.

 Mais cette thèse ne tient pas totalement la route si l’on estime les empreintes photographiées authentiques. En effet, celles-ci s’étendent sur des distances que l’ours ne peut parcourir debout. Hors, le mammifère ne sait pas se maintenir sur deux pattes au-delà d’un certain temps.

 Autre théorie : pour la paléontologiste français, Yves Coppens, la créature pourrait être un descendant du Gigantopithèque. Ce singe, le plus grand jamais connu (3 mètres et 500 kilos) aurait vécu en Asie il y a une dizaine de millions d’années. Jusqu’à preuve du contraire, il a disparu du globe mais pour certains, il pourrait encore vivre dans les endroits les plus reculés du monde.

giganto

Les partisans de cette version ne manquent pas de citer d’autres exemples pour prouver que de nouvelles espèces peuvent encore être découvertes de nos jours si elles se trouvent dans des zones très difficilement accessibles pour l’homme. Ainsi en 2006, 52 nouvelles espèces animales et végétales avaient été trouvées à Bornéo, en Asie du Sud Est.

 Certains vont même plus loin avec une autre spéculation, encore plus surprenante : le Yéti serait un Néandertalien qui aurait survécu...On peut toujours rêver.  

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29 octobre 2008
Sur les traces du Yéti (2/3)

Le début de l'article à lire ici.

BH

Mais en Occident, le premier à évoquer sa présence s’appelle B.H. Hodgson. En 1832, ce résident anglais à la Cour du Népal rapporte les propos de chasseurs, effrayés par un être sauvage, qualifié de « démon ». On a même dit qu’il se nourrissait de chair humaine…

 Les témoignages affluent au cours du XX ème siècle. Mais parmi ceux-ci, beaucoup de canulars. Ainsi, on a longtemps cru que le temple de Pangbotchi, au Népal, abritait des scalps et une main momifiée de représentants des Yétis. Finalement, le cryptozoologue Bernard Heuvelmans démontra dans les années 60 que les scalps étaient fabriqués par les sherpas avec de la peau et des poils de chèvres. Quant à la fameuse main, la plupart des versions évoquent un bidonnage – elle serait tout simplement celle d’un homme.

scalp

Mais des découvertes plus troublantes ont été révélées. Ainsi, en 1959, le milliardaire américain Tom Slick revint d’une expédition au Népal avec des excréments, censés appartenir au Yéti, et contenant des parasites inconnus. Or, chaque espèce de mammifère possède ses propres parasites. Donc, parasites inconnus = espèce inconnue.

 En 2001, des chercheurs britanniques trouvèrent un long poil noir, incrusté dans l’écorce d’un cèdre, au Buthan, petit pays sur le versant occidental de la chaîne himalayenne. Il fut analysé par des spécialistes (parmi lesquels Bryan Sykes, identificateur de « Otzi, l’homme des glaces ») mais ceux-ci ne sont jamais parvenus à savoir d’où il provenait. En tout cas, ni du pelage d’un ours, ni de celui d’un homme, selon eux.

(A suivre, vendredi…)

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27 octobre 2008
Sur les traces du Yéti (1/3)

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Cela faisait trente ans qu’il le cherchait et cette fois, il pense avoir trouvé sa trace. Deux empreintes de pied, long de 20 cm et ressemblant à celles d’un homme. Celles du Yéti, selon lui. Yoshiteru Takahashi, alpiniste japonais était parti en expédition le 10 août dernier avec six équipiers. Et le 20 octobre dernier, il affirmait avoir trouvé les traces de l’animal dans les montages de l’Himalaya sur le sommet du Dhaulagiri IV (7.661 m d’altitudes). 

« Nous sommes capables de reconnaître des empreintes d’ours, de daim, de loup ou de léopard des neiges et ce que nous avons vu n’était rien de tout cela » a-t-il déclaré. Il n’est pas le premier à fournir ce genre de témoignages.

 Car le mythe de Yéti dépasse de loin les frontières du Népal. On croit déceler sa présence à plusieurs endroits du monde. Aux Etats-Unis, on l’appelle Big Foot. Au Canada, Sasquatch. Dans le Caucase : l’Almasty. En Australie, le Yowie. Au Brésil, le Mapinguari. Au Bouthan, le Migoï. Etc, etc.

yeti2 

Les descriptions de la « chose » peuvent varier mais dans l’ensemble, on la décrit comme très velue, mesurant environ 3 mètres et adoptant la démarche d’un bipède ursidé, c'est-à-dire d’un ours. Dans l’Himalaya, principal berceau de la « légende », on dit qu’elle vit dans les forêts de rhododendrons poussant sur les hautes vallées.

 Les premiers récits remontent à la nuit des temps. Déjà, les peuplades de l’Himalaya qui pratiquaient des rites chamanistes, antérieurs au Lamaïsme, utilisaient un produit organique censé provenir de ce genre de créatures.

 (à suivre, mercredi)

Une vidéo américaine de Big Foot réalisé par Roger Patterson en 1967. Un canular avoué.

 

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