31 janvier 2009Lost et la théorie du complot (1/2)
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Lost, saison 5 : c’est parti depuis le 22 janvier, aux Etats-Unis et en téléchargement à la demande. Les fans ne sont plus si loin du moment où les clés de toutes les énigmes de l’intrigue devraient être données. Et la grande conspiration percée à jour…Car pour ce qui est de théorie du complot, le feuilleton créé par J.J. Abrams a mis la gomme. |
Rappelons que l’histoire de Lost, c’est un crash d’avion sur une île (pas si déserte) , des survivants aux prises avec pêle-mêle un monstre géant, des indigènes pas très accueillants, des expériences scientifiques menées au cœur de la jungle, on en passe et des meilleures.
Le thème du secret, du caché est omniprésent. Ne serait-ce qu’à travers les personnages, qui traînent tous un boulet, ont tous une tâche sombre sur la conscience. L’art de la dissimulation est sport national sur l’île. Et qui plus est, tous se sont croisés par le passé, comme nous le révèlent les flash-back réguliers dans le scénario. Comme s’ils n’étaient pas là par hasard. Comme s’ils avaient été choisis par une puissance occulte.
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Le décor lui-même porte la trace des faux semblants. Cette île qu'on ne parvient pas à localiser, cette jungle touffue qu’on n’a jamais fini d’explorer. Ces trappes qui mènent à des sous-terrains, aboutissant eux-mêmes à des bases scientifiques enterrées… |
La série convoque aussi une multitude d’entités, typiques de la théorie du complot. Des militaires, protégeant la plus obscure et impitoyable raison d’Etat, des scientifiques, qui travaillent main dans la main avec les premiers, et qui sont toujours prompts à transformer les visiteurs en cobayes.
Les indigènes de l’île, qu’on prend au départ pour des sauvages et qu’on appelle « Les Autres » (L’enfer, comme dirait Sartre) renforcent également le thème de la conspiration puisqu’ils forment une « société secrète » avec ses propres codes et son savoir indéchiffrable. Or, toutes les communautés qui cultivent le goût du mystère sont régulièrement pointées du doigt par les "complotistes" – les Templiers ou même les Francs Maçons en savent quelque chose.
(La suite: mardi).
La bande-annonce de Lost, saison 5:


28 janvier 2009Un cinéma post-Internet
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Diary of the dead vient de sortir en DVD. C’est le cinquième volet de la saga horrifique américaine de George A. Romero (après La nuit des morts-vivants, Zombies, Le jour des morts vivants et Land of the dead). |
On y suit les malheurs d’un groupe d’étudiants confrontés à un virus transformant l’humanité en armée de zombies, dans une ambiance de fin du monde. Histoire banale pour le genre mais traitement spécial : beaucoup de scènes sont vues à travers les images tournées au caméscope par l’un des héros.
Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, plusieurs films ont adopté le procédé depuis le culte Projet Blair Witch (1999) jusqu’aux récents Cloverfield, Rec ou dans un autre genre Redacted.
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Aujourd’hui, le concept prend une résonance particulière – encore inexistante à l’époque de Blair Witch – celle de l’ère Internet, de Facebook et Youtube. C'est-à-dire de la banalisation des images dites « amateurs », captées en dehors des « clous », des règles établies (c'est-à-dire des reportages journalistes ou bien des films de cinéma) . |
Mais ces images sans esthétique (ou supposées comme telles) peuvent aussi rappeler les vidéos de surveillance qui abondent dans cette période sécuritaire dont on n’est toujours pas sorti depuis le 11 septembre 2001. Vidéos d’anonymes ou vidéos de flics, c’est toujours la question de l’intime, et plus précisément de sa violation qui fait surface. Or, lorsqu’un pays ne peut plus assurer d’espace privé, de « jardin secret » à ses citoyens, on n’est plus en démocratie mais dans une dictature.
Et c’est justement cette peur de la tyrannie qui obsède tout un pan du cinéma américain depuis l’effondrement des tours jumelles et la politique bushiste qui l’a suivi, à grands coups de « Patriot act ».
Le sujet aura d’ailleurs traversé toute la filmographie de Romero, cinéaste politique. Cependant, d’un point de vue purement cinématographique, cet épisode-là est sans doute le plus mauvais, le plus mou. Mais ça, c’est un autre débat.
La bande-annonce de Diary of the Dead:


25 janvier 2009Un solenodon en vidéo
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Cet hiver, sur l’île d’Hispaniola, dans les Antilles, des scientifiques sont parvenus à capturer, photographier et analyser une espèce rarissime : le solenodon. |
C’est à l’association écologiste Durell Wildlife Conservation Trust que l’on doit cet exploit doublement intéressant. D’abord parce qu’il s’agit d’une espèce protégée (l’exemplaire a d’ailleurs été remis en liberté après les examens), ensuite parce qu’il descend directement d’un "aïeul" qui a côtoyé les dinosaures il y a 70 millions d’années.
C’est au XIX e siècle que le « solenodon » que l’on connaît aujourd’hui a été découvert. Mais la rareté de ses représentants a parfois fait croire à la communauté scientifique que l’espèce s’était éteinte. La déforestation et la multiplication de prédateurs comme le chien, le chat ou la mangouste expliquent son tarissement.
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Physiquement, la "bête" ressemble à une sorte de musaraigne, mesure environ 50 cm de long, arbore un nez qui ressemble à une trompe et son pelage varie entre le noirâtre et le rougeâtre. |
Mais si le solenodon demeure aussi particulier, c’est parce qu’il est l’un des rares mammifères vénimeux.
Trois espèces de musaraigne ainsi que le loris pygmée (un singe minuscule) émettent aussi une salive toxique. Quant à l’ornithorynque, il peut infliger de sévères douleurs à ses ennemis grâce une substance transmise par un aiguillon sur ses pattes postérieures.
La vidéo du solenodon:


23 janvier 2009La face cachée de Tintin: était-il antisémite?
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Dans L'étoile mystérieuse, il y a une case terriblement antisémite. Pas dans l'album mais dans la version parue dans le journal belge Le soir. |
On y voit deux juifs, longue barbe et nez crochu, se réjouir de l'annonce de la fin du monde, avec l'accent. "Ce serait une bonne bedide avaire. Che dois 50.000 francs à mes vournizeurs...Gomme za, che ne te ferais bas bayer!". On retrouve là l'image du Juif perpétuellement associé à l'argent et profitant de toutes les occasions, y compris les plus sinistres, pour faire des affaires.
Dans le même album, le rôle du méchant banquier, Bohlwinkel, est tenu par un Juif. Tandis que les membres de l'équipage de Tintin, les gentils, représentent les pays de l'Axe ou occupés par l'Axe à l'époque, c'est à dire en 1942 (Allemagne et Belgique notamment).
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Hergé n'avait d'ailleurs pas eu d'état d'âme à travailler dans le journal Le Soir, alors sous contrôle allemand. On connaît aussi ses amitiés sulfureuses avec le leader d'extrême-droite belge Léon Degrelle ou avec l'abbé Wallez, antisémite notoire et admirateur de Mussolini. N'en jetez plus. |
Mais le "profil politique" d'Hergé s'avère plus complexe qu'il n'y paraît. Ainsi, dans Le sceptre d'Ottokar, un dirigeant tyrannique tente de monter un coup d'Etat. Il se nomme Musstler, soit la contraction de Mussolini et d'Hitler. Pas vraiment une propagande pour le national-socialisme...Mais c'était avant l'occupation de la Belgique.
Selon Henri Roanne Rosenblatt, un auteur qui fréquenta Hergé, le père de Tintin confia un jour de 1970: "C'est vrai que certains dessins, je n'en suis pas fier. Mais vous pouvez me croire: si j'avais su à l'époque la nature des persécutions et la solution finale, je ne les aurais pas faits. Je ne savais pas. Ou alors, comme tant d'autres, je me suis peut-être arrangé pour ne pas savoir".


20 janvier 2009La face cachée de Tintin (2/3): était-il raciste?
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Parmi les griefs adressés à Hergé, l'accusation de racisme est régulièrement revenue, notamment pour l'album Tintin au Congo. |
Plusieurs vignettes y montrent en effet des noirs parlant un langage caricatural basé sur le "moi y en a". Sur une page, on peut voir Tintin ordonner aux Congolais d'aider Milou à redresser une petite locomotive accidentée. Tandis que le chien s'attelle à l'ouvrage en traitant les noirs de "paresseux", les concernés pinaillent avec des dialogues du genre "Moi va salir moi".
En Grande-Bretagne, l'ouvrage a d'ailleurs été retiré du rayon enfants des bibliothèques après une décision de justice de la Commission Britannique pour l'Egalité des Races, jugeant la BD "raciste" en 2007.
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En Belgique, quelques semaines plus tard, un étudiant congolais, Bienvenu Mbutu Mondondo, avait réclamé l'interdiction de ces aventures de Tintin en pointant la "propagande colonialiste" développée sur plusieurs pages. Mais sa demande est restée lettre morte. |
De son vivant, Hergé avait déjà répondu à ces attaques, reconnaissant avoir été manipulé par l'esprit colonial de l'époque (le Congo était aux mains des Belges). Dans le livre de Numa Sadoul, "Entretiens avec Hergé" (1971), il déclarait: "J'étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l'époque: "Les nègres sont des grands enfants, heureusement que nous sommes là"".
Mais dans les péripéties suivantes de Tintin, le dessinateur aura eu l'occasion de se "racheter". Dans Coke en Stock, il montrait des Noirs victimes d'esclavagisme. Tandis que dans Tintin en Amérique et dans le Lotus Bleu, il illustrait le racisme et la bêtise des Blancs puissants, respectivement face aux Indiens et aux Chinois.


15 janvier 2009La face cachée de Tintin (1/3): était-il gay?
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Tintin vient de fêter ses 80 balais. Mais pour beaucoup, il demeure encore un type opaque. Parmi les questions posées: aimait-il les hommes ? Oui, vient de répondre Matthew Parris, un journaliste conservateur britannique, défenseur des homosexuels. Dans un article publié dans le journal le Times, il dresse une liste d’arguments plus ou moins convaincants. |
Entre autres: Tintin ne montre jamais d’attirance pour les femmes – lesquelles restent d’ailleurs très rares dans ses aventures (huit sur 350 personnages). A l’exception de Tournesol, les autres protagonistes principaux n’affichent pas davantage leurs préférences sentimentales.
De plus, les Dupont et Dupond témoignent d’un goût du déguisement fréquent, qui pourrait les faire passer pour deux travestis, même si en la matière, c’est la diva Castafiore qui décroche le pompon.
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Et puis les amitiés de Tintin peuvent attiser la curiosité : avec le capitaine Haddock, bien sûr, ce marin viril qui vit sous le même toi que lui, c'est-à-dire le château Moulinsart mais aussi avec deux garçons : Tchang (Tintin au Tibet) et Zorrino (le petit péruvien du Temple du soleil dont la féminité est encore plus soulignée dans le dessin animé). |
La parution de cet article, plus rigolo que sérieux, a en tout cas fait tousser quelques tintinophiles. Le Figaro s’est empressé de publier un contrepoint, bizarrement intitulé « On a marché sur Tintin » (l’homosexualité n’est pourtant pas une insulte) où le psychiatre Serge Tisseron explique que si le journaliste belge ne fait pas étalage de son orientation sexuelle, ce n’est pas parce qu’il est gay mais parce que c’est un enfant.
Ceux qui sont frustrés par cette analyse et qui ont toujours rêvé que Tintin fasse son coming out peuvent se tourner vers des bandes dessinées parodiques belges, réalisées sous la direction de l’anarchiste Jan Bucquoy et qui montrent le héros de BD dans des postures très hot et de toutes orientations sexuelles…


13 janvier 2009La légende du mothman
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Vendredi 16 janvier, TF1 consacre une émission aux "plus grands mystères" avec notamment un sujet sur le "mothman", également appelé "homme-mite". |
En 1966, en Virginie Occidentale (Etats-Unis), plusieurs personnes affirment avoir croisé la route d'une étrange créature. Toutes les descriptions vont sensiblement dans le même sens: la chose apparaît la nuit, mesure 2 à 2,50 mètres n'a pas de tête mais possède deux yeux rouges luisants qui semblent placés directement au-dessus de son cou et se trouve munie de deux ailes "démesurées", d'environ trois mètres.
Un auteur, passionné par la question des Ovnis (auxquelles le mothman est parfois assimilé), nommé John A. Keel, en a tiré un livre en 1975 "La prophétie des ombres" dans lequel il explique que des témoignages similaires auraient également été recensés aux quatre coins du monde (Chili, Chine, Moyen-Orient, Géorgie...) et que l'apparition serait en fait annonciatrice de grands malheurs.
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D'ailleurs, le 15 décembre 1967, alors que les "visions" étaient de plus en plus nombreuses, un pont s'effondra à Point Pleasant (Virginie Occidentale), causant la mort de 46 personnes. |
Plusieurs théories rationnelles circulent pour expliquer ce qu'aurait pu être le mothman. Une chouette lapone (qui peut mesurer plus de 80 cm), un grand hibou à cornes ou encore une Grue du Canada. Ce qui sous-tend que les témoins aient à chaque fois exagéré la distance.
L'hypothèse du canular ou bien d'une sorte de croyance mystique ne peut être évidemment écartée. D'ailleurs, le 11 septembre 2001, un certain Steve Moran, photographe amateur présent sur place au moment des attentats contre le World Trade Center, affirme avoir capturé en images une apparition semblable. Il suffit de contempler la photo (voir ci-dessus) pour nourrir de sérieux doutes...
Bande-annonce de Jeepers creepers (2002), bon film d'horreur librement adapté de la légende


11 janvier 2009Vampire, vous avez dit vampire?
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Avec Twilight, qui sort en salles après avoir cartonné dans les librairies, les vampires reviennent à la mode. Toujours avec un sous-texte sexuel : ici, les premiers émois adolescents. Mais avant de devenir des héros pour jeunes filles sentimentales, les créatures avaient surtout le don de ficher la trouille. |
Les premières traces des vampires remontent à la Grèce Antique, au royaume d’Hadès (les enfers) où les ombres, c'est-à-dire les âmes damnées, se nourrissaient du sang des victimes pour revenir à la vie.
Mais c’est bien plus tard que le mot « vampire » est apparu, plus précisément en 1725. C’est dans un rapport que le terme est employé, au sujet d’un certain Peter Plogojowitz. Ce paysan serbe mourut à l’âge de 62 ans dans son village natal de Kisilova. Trois jours après son décès, il apparut sous les yeux de son fils pour demander de la nourriture. Quelques jours plus tard, son rejeton fut retrouvé mort – tout comme plusieurs villageois, épuisés après avoir perdu de grandes quantités de sang. Avant de rendre leur dernier souffle, ils auraient affirmé que Plogojowitz les avait mordu et avait bu leur sang.
On ouvrit alors le cercueil du paysan, on remarqua que le corps n’était pas aussi putréfié qu’il aurait dû l’être et on lui enfonça un pieu dans le cœur avant d’incinérer la dépouille. Rien que ça…
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Plus prosaïquement, il semble que certaines maladies, difficiles à soigner il y a quelques siècles, aient été confondues avec le « vampirisme ». Par exemple, la rage, qui se transmet par la morsure (tiens, tiens), qui suscite un comportement agressif (double tiens, tiens) et qui peut être aussi véhiculée par certains animaux comme la chauve-souris (triple tiens,tiens). |
Mais une autre pathologie évoque le mal de Dracula (le
fictif, pas le vrai qui n’avait pas grand-chose à voir) : la porphyrie.
Les individus qui en sont atteints ne peuvent s’exposer au soleil sous peine de
voir leur peau ravagée par des lésions, ont la peau décharnée et doivent éviter
la consommation d’ail qui libère une enzyme néfaste.
Sinon, il existe aussi des cas de psychose appelés « vampirisme clinique » où les malades ingurgitent du sang humain. Heureusement, le phénomène demeure très rare.























